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Oceanlinx produit à la fois de l'électricité et de l'eau potable à partir des vagues.



PORT KEMBLA - (New South Wales - Australie)- 18/03/2009 - 3B Conseils - La production et la consommation d'eau potable devenant pour l'Australie, après les diverses sécheresses des dernières années, un véritable problème économique et un enjeu majeur, l'équipementier ABB s'est associé à la compagnie Oceanlinx pour construire le premier prototype, à l'échelle, d'un appareil hybride qui est à la fois un convertisseur d'énergie des vagues en électricité (d'une capacité de 250 kW) et un convertisseur d'eau de mer en eau consommable. Le proto du convertisseur d'énergie des vagues a été finalisé au ABB Performance Service Centre situé à Port Kembla (New South Wales-Australie). Les constructeurs insistent sur la double utilisation commerciale de cette technologie, un fait assez rare en effet pour être souligné surtout dans le cas d'un convertisseur de vagues. ABB, présent dans plus d'une centaine de pays, s'est particulièrement impliqué dans les modifications à apporter au revêtement externe du convertisseur et dans la fabrication de l'acier spécial qui le compose. Oceanlinx Limited est une société internationale déjà bien connue dans le domaine de la conversion de l'énergie des vagues mais dont le convertisseur a toujours souffert d'avoir la réputation d'être très encombrant. Et effectivement il l'est ...pour un convertisseur de vagues. Par contre cet encombrement s'inverse totalement dès lors que l'on réfléchit en terme d'usine de dessalement d'eau de mer. Là tout d'un coup, à efficacité égale, il s'agit d'une des plus petites unités mobiles de dessalement d'eau de mer qui soit !
Le fournisseur d'électricité australien Integral Energy s'est déjà engagé auprès d'Oceanlynx à racheter l'électricité qu'il produira. Tous les travaux ont été terminés dans les délais prévus, c'est à dire au début du mois de février, si bien que l'unité prototype devrait pouvoir commencer à fonctionner sur son site d'exploitation dédié, quelque part au large de la digue nord du port de Port Kembla. Pour produire de l'électricité à partir de l'énergie des vagues, la technologie brevetée de conversion d'Oceanlinx utilise un dispositif OWC (colonne d'eau oscillante). En dehors du projet de Port Kembla, Oceanlinx met aussi en place d'autres projets similaires en Australie dans le New South Wales et à Portland, un projet au Royaume Uni, un en Namibie et deux projets aux Etats-Unis à Rhode Island et Hawaii et un projet au Mexique à Rosarito (Baja California).
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites lés. Photos ©Oceanlinx Limited.

Ocean Renewable Power confirme son projet dans le Maine



ROCKPORT - (Maine - Etats-Unis)- 17/03/2009 - 3B Conseils - Lors du 34th Annual Maine Fishermen's Forum (PDF), John Ferland, directeur des projets de la compagnie Ocean Renewable Power Co. (ORPC) a confirmé que le prototype de démonstrateur d'énergie des courants marins installé dans la baie de Fundy, produisait de l'électricité depuis le printemps dernier. ORPC, qui élabore depuis 2006, lentement mais sûrement, plusieurs projets d'exploitation de l'énergie des courants notamment en Alaska à Cook Inlet près d'Anchorage, le fait toujours en collaboration étroite avec les usagers locaux de la mer et travaille en ce moment même avec la ville et les communautés d'Eastport (Maine) à la planification des premiers tests de son futur générateur d'électricité à partir de courants marins. Dans une déclaration au journal du Maine, Bangor Daily News (ICI), John Ferland a déclaré que sa société estimait que les seuls courants marins offraient dans le Maine un " potentiel de 250 mégawatts " et que si une installation était mise en service aujourd'hui elle créerait 300 emplois au niveau local. Il estime le coût d'un projet de cette taille à 1 milliard de dollars. Pour sa part, Don Perkins représentant le Gulf of Maine Research Institute a déclaré au même journal que son institut estimait le potentiel d'énergies renouvelables dans le Maine, toutes technologies confondues y compris l'éolien dont la ressource dans cette région est immense, à 3000 MW exploitables d'ici à 2020. George LaPointe, commissaire du Maine Department of Marine Resources a ajouté qu'avant " de songer à devenir l'Arabie Saoudite de l'éolien il valait peut-être mieux se pencher d'abord sur le potentiel d'énergies disponibles en mer ". ORPC espère obtenir l'approbation de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) pour l'installation définitive dans le Maine de son projet-pilote d'ici à l'année prochaine et pense pouvoir mettre en place une unité de production de 100 MW dans un délai de 5 à 7 ans. De son côté la FERC, sur recommandation insistante de la nouvelle administration américaine, a promis d'accélérer désormais les procédures concernant les énergies marines. D'ailleurs ORPC, par l'intermédiaire de sa société de développement régional, ORPC Maine, LLC, a d'ores et déjà obtenu les licences préliminaires de la FERC pour l'exploitation des deux sites d'exploitation d'énergie des courants marins d'Eastport. Les deux emplacements sont situés près de l'embouchure de la baie de Fundy, à proximité de la frontière entre les États-Unis avec le Canada dans l'Ouest, le Maine à Western Passage et à Cobscook Bay. Concernant la mise en place des turbines hydroliennes, ORPC mènera l'opération en étroite collaboration avec les chercheurs de l'University of Maine et de la Maine Maritime Academy.
Comme prévu dans ses objectifs de planification (ICI), ORPC commencera l'installation de son prototype OCGen™ à la mi-2009, c'est-à-dire, dans très peu de temps, pour une première entrée en production en 2010 et une finalisation en 2011. Le processus n'est pas des plus rapides puisqu'il se sera écoulé 5 années entre les premières bases et la mise en production, mais placé en perspective du fait qu'il s'agissait là d'une nouvelle technologie dans un environnement naturel (et surtout politique !) particulièrement hostile, c'est finalement assez court.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Photos OCGen™ © ORPC

SyncWave Power Resonator™ reçoit 2,7 millions $ CAN


VICTORIA - (Colombie-Britannique-Canada) - 16/03/2009 - 3B Conseils - La Colombie Britannique, cette province du Canada qui longe la côte du Pacifique, est devenue très active en matière d'énergies marines depuis quelque temps et a visiblement décidé de saisir cette " chance énergétique " que la presse lui reprochait de laisser passer. 2,7 millions $ Canadiens (1, 3 millions €) viennent en effet d'être accordés à la compagnie SyncWave Energy Inc pour développer une nouvelle génération de convertisseur d'énergie des vagues en électricité, qui pourrait se révéler particulièrement compétitive. Le démonstrateur de cette technologie appelé SyncWave Power Resonator™ (dont j'avais déjà parlé le 31/07/08 ICI) devrait être présenté au large de la côte ouest de l'île de Vancouver en 2010 avec l'appui de Sustainable Development Technology Canada (Technologies du Developpement Durable Canada), organisme à but non lucratif créé par le gouvernement du Canada et qui mène une politique très volontariste d'investissements dans le développement des énergies propres au Canada. La technologie SyncWave Power Resonator™ a été inventée et développée par SyncWave Energy Inc. à Pemberton, avec l'appui des équipes scientifiques de l'Institute for Integrated Energy Systems de l'Université de Victoria ; les études de développement et commercialisation ont été confiées, par un accord signé en novembre 2007, à la compagnie américaine de Houston (Texas) Marinus Power LLC, sur les activités de laquelle je reviendrai d'ailleurs très prochainement.
" Ce qui fait la nouveauté de SyncWave Power Resonator par rapport aux convertisseurs d'énergie des vagues déjà existants, consiste dans le fait qu'il est capable de percevoir lui-même les changements constants de régime des vagues, de s'y adapter immédiatement et donc d'en maximaliser la conversion ", a déclaré Nigel Protter, PDG de SyncWave Systèms Inc. en prenant soin d'ajouter : " Notre appareil a été conçu dès le départ pour être simple à produire en nombre et léger à mettre en place, pour nous permettre d'atteindre notre but principal : faire de cette source d'énergie renouvelable de la mer une énergie à faible coût ".
Attrape ça dans les dents... de la mer of course.
Comment ça marche ? Des explications suffisantes sont données par SyncWave (ICI) avec l'intelligence et la transparence dont on est habituellement capable sur le continent américain. Pour ma part je me contenterai de rappeler qu'une fois qu'un brevet est déposé, la technologie est bel et bien protégée (et oui on n'arrête plus le progrès!) et de préciser que le démonstrateur de ce convertisseur affiche une capacité de 100kw pour une longueur de 30 mètres (à la verticale en mer). SyncWave Power Resonator™ est garanti pour n'avoir à subir aucun entretien pendant les 20 premières années de service et pour fonctionner 100 ans, conditions de mer extrêmes comprises. Avec de tels critères on peut effectivement commencer à prendre au sérieux son objectif de production d'une électricité à coût compétitif.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Photos: ©SyncWave Power Resonator™

Seed Science Ltd. sème le doute sur les photobioréacteurs algaux

VANCOUVER - (British Columbia-Canada) - 13.03.2009 - 3B Conseils - Un article à paraître dans le numéro d'avril 2009 de Biodiesel Magazine s'interroge (ICI) sur l'avenir des biocarburants algaux cultivés en photobioréacteurs. En effet sous le titre assez explicite de " A Sober Look at Biofuels From Algae " le magazine rend compte de l'étude commandée par le British Columbia Innovation Council et menée pendant plusieurs mois par la compagnie Canadienne Seed Science Ltd. en Colombie Britannique sur ces biocarburants algaux dit de troisième génération. Rappelons que la première génération est constituée de biocarburants à base de matières premières agricoles (blé, maïs, colza etc....) et la deuxième issue de la biomasse ligno-cellulosique c'est-à-dire cannes, pailles ou bois. Il ressort de cette étude de faisabilité technique et économique que la production de biodiesels algaux ou d'éthanol fait l'objet de nombreuses polémiques et que le plus grand scepticisme serait de rigueur quant à l'avenir de ces biocarburants en particulier produits en photobioréacteurs. L'étude s'étonne notamment que les centaines de millions de dollars investis aussi bien par les start-up que par les grandes compagnies comme Shell Oil Co ou Chevron Corporation (cf. nos articles au libellé énergie des micro-algues) ainsi que par l'armée des Etats-Unis, n'aboutissent toujours pas à la commercialisation d'un biodiesel algal disponible dans les stations-services. L'étude se concentre sur les photobioréacteurs qui sont, à l'heure actuelle, l'une des principales technologies proposées pour une croissance rapide des algues transformables en biocarburants. Les photobioréacteurs, comme leur nom le laisse clairement entendre, utilisent la lumière naturelle du soleil pour faire croître les microalgues. Ils sont composés de tubes de verre ou de matière acrylique transparente, de pompes, de béton et de couvertures de serre. Au Canada et aux États-Unis ce ne sont pas moins de 15 entreprises qui se sont lancées dans cette technologie réputée fiable pour la croissance rapide des algues. Et il ne fait pas de doute que ce soit le cas. Mais alors d'où vient le doute ? Des sérieuses difficultés que ces compagnies rencontreraient à faire de ce processus une technologie rentable, en tout cas pour des produits de faible valeur, comme les biocarburants. Le premier problème réside dans le coût élevé d'investissement, et mal évalué jusque là selon l'étude, des photobioréacteurs eux mêmes. Les entreprises qui se sont lancées dans l'aventure ont estimé les coûts à environ 1,5 million de dollars par hectare, soit deux à trois fois moins que le coût estimé par des experts indépendants. Ce seul coût en capital d'investissement se traduirait par un litre de biodiesel algal à la pompe dont les prix se situeraient entre 7 $ et 15 $ !(variation qui tient compte de la lumière solaire disponible et de la productivité de l'espèce d'algue choisie). Et encore ce calcul prend-il déjà en compte l'amortissement des frais par la vente de produits dérivés, (galettes d'algues pour l'alimentation animale, etc...). " Étant donné que ce coût est largement supérieur au prix du diesel, commente Biodiesel Magazine, l'article pourrait s'arrêter ici ". Mais le magazine continue sa très intéressante analyse de coûts que je vous invite à retrouver directement en ligne et dans leur numéro d'avril 2009.
Bon ce n'est un secret pour personne que la production de biodiesel algal est sujet à polémique. Mais je m'interroge à mon tour. Qui aurait intérêt à remettre en cause la production des photobioréacteurs qui attirent tant de capitaux ? Le lobby des pétroliers ? Non puisque ce sont eux qui mènent sans doute aujourd'hui le plus de recherches sur le sujet. Le lobby du nucléaire ? Où serait l'intérêt étant donné qu'un véhicule terrestre civil fonctionnant avec une pile à combustible nucléaire n'est pas pour demain ...enfin je l'espère vivement en tout cas ! Alors qui ? Et bien peut-être tout simplement les producteurs de microalgues eux-mêmes qui se livrent entre eux, c'est bien connu, une guerre sans merci pour attirer vers leur technologie la manne des capitaux qui semble, de tous les secteurs des renouvelables, vouloir arroser en priorité celui-là ! La preuve ? Par exemple, le fait qu'en explorant un peu le site de Seed Science, l'entreprise à laquelle le British Columbia Innovation Council a commandé l'étude, on peut lire à la rubrique "Product" (ICI) quelques lignes amusantes à propos de certains "High density algal reactors" à venir bientôt et fabriqués par Seed Science bien entendu ! De quoi s'agit-il ? Allez, je traduis : d'un " nouveau type de réacteur algal " . Il n'y a plus "photo" si je peux dire ! Je continue la traduction : " Conçu pour réduire le temps passé, l'espace consacré et les frais associés aux méthodes traditionnelles de production de microalgues, ce nouveau procédé se propose de produire des algues dans les pépinières à poissons et à coquillages. Ce mode de production d'algues dans ces nouveaux réacteurs permettra d'obtenir des densités plus élevées de micro-algues dans un espace plus réduit et avec une réduction en termes de temps, du travail et au final de coûts énergétique ". Je vérifie mais oui, c'est bien le futur qui est employé "new algal reactors will provide ".
Article: Francis ROUSSEAU
Docs: Sites liés.

Le Gouvernement français communique sur l'éolien en mer

PARIS - (France - Union Européenne) - 12/03/2009 - 3B Conseils - Par un communiqué de presse (ICI) en date du 10 mars 2009, Le Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire (MEEDDAT donc!) a demandé aux préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur d’organiser une large concertation sur chaque façade maritime française en vue de planifier et accélérer le développement de l’éolien en mer. Les préfets devront fournir un document de planification de développement de l'éolien d'ici au 15 septembre. Selon le MEEDDAT, cette procédure s'intègre dans l'objectif fixé par le Grenelle, qui prévoit d'ici 2020, une capacité éolienne en mer de 5 à 6000 MW. Pour y parvenir le Gouvernement a décidé les mesures suivantes :
- de simplifier les procédures administratives en supprimant les zones de développement éolien et des procédures d’urbanisme ; ces dispositions sont intégrées dans le projet de loi portant engagement national pour l’environnement, qui a été adopté le 7 janvier 2009 par le conseil des ministres ;
- de missionner, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes, afin d'identifier des zones propices au développement de l’éolien en mer, au regard des différentes contraintes (usagers de la mer, radars, réseau électrique, ...).Les porteurs de projets seront invités à privilégier ces zones.
Le premier commentaire qui s'impose est que, si ces annonces sont suivies d'effets, ce qui n'est plus toujours le cas aujourd'hui, et ne s'enlisent pas dans d'interminables réunions de chargés de mission divers et variés, l'éolien offshore français pourra enfin prétendre exister de façon conséquente sur la scène européenne. C'est ce que l'on peut lui souhaiter de mieux, puisque cette scène est pour l'heure et dans ce domaine précis, la première. Mais... ne pas oublier aussi ce vieux proverbe, devenu presque subversif de nos jours, et qui disait innocemment, presque sur l'air d'une chansonnette : " Avec des "si" on pourrait mettre Paris en bouteille ".
Bien entendu ce proverbe ne demande qu'à être contredit.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés.

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