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Un consortium pour le projet Severn


LONDRES (Royaume-Uni) - 14/05/2008 - 3B Conseils - On a appris hier que les études destinées à déterminer le potentiel du générateur d'énergie houlomotrice dans l'estuaire du fleuve Severn seront réalisées désormais par un consortium conduit par le cabinet international de consultants Parsons Brinckerhoff. Ce cabinet reconnu pour son excellence à travers le monde a notamment conduit le chantier du métro d'Atlanta (Etats-Unis), celui d'une gigantesque unité de stockage de déchets radioactif d'Adelaides (Australie), ou celui du réseau d'eau potable de l'émirat d'Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis). Le gigantesque projet du barrage houlomoteur de l'estuaire du fleuve Severn a, quant à lui, été annoncé pour la première fois voici plusieurs mois déjà, à l'automne 2007. D'une longueur de 16 kms, la Commission pour les Energies Renouvelables britannique a estimé que son coût de 15 milliards de livres serait largement amorti par les 120 années d'exploitation à venir qu'on lui prévoit. Dès cette annonce des voix s'étaient élevées chez les écologistes pour dénoncer les impacts d'une telle structure sur l'environnement et l'écosystème fragile de l'estuaire. Le gouvernement britannique semble en avoir perçu quelques échos puisqu'il vient d'annoncer aussi que l'Evaluation Environnementale Stratégique (The Strategic Environmental Assessment avec des majuscules partout !) qui constitue la part la plus importante de l'étude de faisabilité du projet du Severn marquera la prochaine étape décisive et devra comporter une étude d'impact environnemental détaillée concernant l'intégralité de la zone située autour de l'estuaire. A cette occasion, John Hutton, Secrétaire d'État à l'Énergie du Royaume Uni, n'a pas manqué de rappelé la fermeté de la volonté gouvernementale de mener ce projet à son terme : " Ce projet houlomoteur du Severn est, en terme de capacité de production, de coût et de taille le plus ambitieux du pays et générera à lui seul jusqu'à 5% de la demande totale d'électricité du Royaume-Uni ". Jane Davidson, ministre de l'Environnement britannique a précisé, quant à elle, que le projet venait également de recevoir le soutien du gouvernement de l'Assemblée Galloise (Welsh Assembly).Une affaire qui roule, donc...
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : UPI.com. Telegraph.com

La Norvège futur eldorado de l'éolien en mer


OSLO (Norvège) - 13/05/2008 - 3B Conseils - Pas moins de 13 parcs éoliens offshore et farshore sont actuellement en projet de construction en Norvège. Une fois achevés, ils totaliseront une capacité de production de plus de 20 TWh, principalement concentrée le long des côtes du Rogaland, de Sogn et Fjordane, de Møre et Romsdal, du Sør-Trøndelag et du Nordland. 9 projets ont été soumis au Directoire Norvégien de l'Energie (NVE) pour examen et trois (Havsul I, II et IV) en sont au stade de la demande de permis. Un seul de ces projets a pour l'instant déjà obtenu le permis de construire. ENOVA, agence pour les économies d'énergie et la promotion des énergies renouvelables placée sous tutelle du Ministère de l'Energie et du Pétrole, a calculé que le potentiel total d'énergie éolienne offshore en Norvège pourrait être de 14.000 Twh. " Il y a quelques défis à relever avant d'en arriver là ", précise cependant prudemment le conseiller politique Geir Pollestad du Ministère du Pétrole et de l'Energie, " pour le moment, on est encore loin d'avoir la technologie nécessaire pour produire et acheminer autant de courant à terre. Recherche et développement dans ce secteur sont la priorité absolue. De plus, il faut clarifier lois et règlements qui s'appliqueront aux éoliennes offshore. Nous ne souhaitons pas traiter d'importants projets avant que le cadre juridique ne soit défini mais des projets-pilote ou des projets de développement seront examinés. C'est un domaine où le gouvernement veut s'investir et nous n'allons pas freiner ".
Voici quelques uns de ces projets en cours ou à venir. Au large de Måløy (Sogn et Fjordane), la société Vestavind Kraft projette de construire le parc offshore de Stadtvind qui pourrait produire jusqu'à 4,5 Twh et entraîner ainsi le développement économique de toute la région. " Il y a déjà ici une forte concentration maritime, depuis les chantiers traditionnels jusqu'à la technologie la plus avancée. " C'est une base de départ intéressante " indique le Alfred Bjørlo, directeur de Måløy Vekst, qui cette semaine a organisé un séminaire pour entreprises sur l'énergie éolienne offshore. Il envisage que cette côte devienne la région pilote pour tester ce projet.
La compagnie Lyse Produksjon a des projets de parcs offshore dans la région méridionale de la mer du Nord et au large de Utsira. A Utsira, Lyse prépare la phase 1 d'une ferme de 5 éoliennes optant pour la technologie de la société norvégienne Sway. Cette société est en train de se spécialiser dans l'implantation d 'éoliennes farshore et en eaux profondes c'est à dire située à au moins 50 kms des côtes et sur des fonds de 100 à 300 mètres. Implanter des turbines si loin et si profond nécessitent le développement d'une technologie particulière et de forts investissements que Sway a déjà commencé à lever. Pour ce qui est de la région méridionale de la mer du Nord, NVE n'a pas encore commencé l'examen des dossiers. Le plan prévoit cependant que ce parc, une fois terminé, puisse produire 4,5 TWh. Il n'est pas jusqu'au groupe britannique spécialisé dans la construction de plate-formes pétrolières en mer, StatoilHydro qui n'ait lui aussi des projets-pilote de construction d'éoliennes offshore (Hywind demo) en Norvège au large de Karmøy au Rogaland. Toutes les configurations d'installations ont été envisagées mais la plus probablement choisie sera de type turbine d'une puissance de 3 MW, installée sur une structure flottante ancrée au fond de la mer (cf.illustrations). La décision d'investissement sera probablement prise dans des 6 prochains mois.
Article : Francis Rousseau d'après ADIT
Documents de références : Stéphanie Fleur, Ambassade de France en Norvège- ADIT ; Directoire Norvégien de l'Energie (NVE) ; Vestavind Kraft ; Lyse Produksion ; StatoilHydro, Sway. Photos:1 : éoliennes farshore © Sway ; 2 éolienne flottante © StatoilHydro ; 3 : plate-forme multi turbines © StatoilHydro

Google à l'assaut des mers


MOUNTAIN VIEW - (Etats-Unis) - 12/05/2008 - 3B Conseils - Comme des millions d'internautes à travers le globe, vous faites peut-être déjà partie de ceux qui utilisent l'application gratuite Google Earth, qui permet de visualiser n'importe quel point du globe, jusque dans le moindre détail à partir d'images satellite. Selon des informations mises en ligne par CNET (ICI), il semblerait que Google ait décidé d'aller plus loin et de plonger dans les océans. La firme aurait en effet l'ambition de créer une cartographie en trois dimensions des océans du monde et de la mettre à la disposition des internautes. En Décembre 2007, la compagnie aurait réuni, au Googleplex de Mountain View, (Californie), un groupe consultatif d'experts en océanographie, de même que plusieurs chercheurs issus de différentes grandes institutions à travers le monde, pour discuter de cette question. Du côté des hauts responsables de Google on déclare pour l'instant " n'avoir rien à dire sur le sujet ", ce qui explique pourquoi nous donnons cette information au conditionnel. La future application - qui pour le moment s'appellerait Google océan, bien que ce nom puisse changer - devrait être similaire à d'autres applications de cartographie 3D en ligne. On pourra y explorer la topographie sous-marine, ou bathymétrie, avec la possibilité de focaliser sa recherche sur des points précis, de zoomer, de faire des panoramiques, tout comme avec Google earth... Les océanographes, estiment de leur coté qu'un tel outil pourrait être extrêmement utile. " Avec Google Earth, pour l'instant il n'existe pas véritablement de possibilité d'explorer les profondeurs des océans, leurs vallées et leurs montagnes " a déclaré Tim Haverland, développeur d'applications géo-spatiales au service des pêches de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Google Ocean mettra à disposition en ligne un calque standard cartographiant sommairement le plancher océanique, calque sur lequel pourront venir se greffer des données supplémentaires plus précises, voir même extrêmement détaillées. Google envisagerait même, pour certaines zones, de mettre à disposition des images en haute résolution capables de montrer des détails infimes du relief. Certains observateurs (américains en majorité) estiment que ce type d'informations pourrait se révéler extrêmement utiles pour les développeurs des énergies renouvelables de la mer, en fournissant par exemple des données sur des sites potentiels d'implantation. Pour d'autres, comme Stephen P. Miller, de la Scripps Institution of Oceanography, Google Ocean, pourrait " aider à prendre la mesure de tout ce qui reste encore à explorer et a découvrir à ce jour au fond des océans ". Et effectivement c'est bien là le point le plus intéressant de cette initiative.
Article : Francis Rousseau
Documents de références : CNET / Renawables offshore. Photos 1: Uncerwater tiles© GeoMapAppVG/Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia University. 2
Bathtymetrie ©David Sandwell and Walter Smith/Scripps Institute of Oceanography)-

A propos des EMR multi sources ...


TRURO (Cornouailles-R-U) - 09/05/2008 - 3B Conseils -Il y a au Royaume-Uni une petite compagnie agissant dans le conseil en matière de développement des énergies renouvelables et qui se révèle très inventive en matière d'énergies renouvelables de la mer. Cette compagnie, basée en Cornouailles et qui répond au drôle de nom de FreeFlow 69 que l'on peut traduire par " écoulement libre 69" (de l'humour anglais sans doute!), développe plusieurs projets extrêmement intéressants dont le tout premier d'entre eux est une turbine à axe vertical capable de produire de l'électricité aussi bien à partir de l'énergie des courants en mer, que des courants de cours d'eau ou de n'importe quelles voies navigables. Cette turbine houlomotrice appelée Osprey vient de subir avec succès ses derniers tests sur une maquette à taille réelle. Le prototype en aluminium, construit pour ces essais par la société Able Engineering of Swadlincote, ressemble à une sorte de catamaran d'un peu moins de 10 mètres de longueur très proche d'un gros pédalo ! Pourtant cette technologie apparemment fantaisiste est loin de l'être. Il s'agit de stimuler le courant aquatique par un mouvement assez sophistiqué d'ascenseurs hydrauliques et de pales qui maintiennent la turbine dans l'eau et lui font produire de l'électricité. Les détails précis de cette technologie à contre-rotation et axe vertical restent confidentiels et le mécanisme de fonctionnement de la turbine Osprey fait l'objet d'une dépôt de brevet. D'autant que le concepteur a déjà imaginé que ce type de technologie pourrait s'intégrer dans des systèmes plus vastes et produire, dans ce cas précis, jusqu'à 5MW. La turbine deviendrait alors une composante d'une structure modulaire de type île d'énergie multi-sources (ou plutôt lagune d'énergie dans ce cas) s'alimentant à la fois de la puissance des courants de marées, et de celle d'éoliennes et d'hydroliennes. C'est précisément pour aller dans ce sens que FreeFlow69 a imaginé un projet plus ambitieux semi immergé, ancrable au large, appelé Ocean Energy Rig avec une capacité de production annoncée de 10MW. Ces technologies multi-sources sont volontiers présentées par FreeFlow69 comme possibles à inclure dans les grands projets d'exploitation d'énergie houlomotrice actuellement mis en place par le gouvernement britannique. Le principal avantage mis en avant, pour des raisons aussi écologiques que d'entretien, consiste dans la situation hors d'eau des génératrices et de la majeure partie des structures sur ponton. Pat Cooke, le porteur de projet, a déclaré qu'il prévoyait " une mise en service de la turbine Osprey dans les deux ans à venir " à condition qu'un accord soit finalisé avec un partenaire potentiel dont l'identité n'a pas été révélée... et reste peut-être même encore à trouver.
Article : Francis Rousseau
Documents de références : FreeFlow69. Photos : Ocean Energy Rig ©FreeFlow69

Eolien en mer : le Danemark lance un concours


COPENHAGEN - 07/05/2008 - 3B Conseils -Le Danemark est aujourd'hui le premier fabricant mondial d'éoliennes (cf. nos articles Danemark ICI). Avec plus de 30.000 emplois, cette activité est le troisième poste d'exportation du pays. Pour acquérir l'autonomie énergétique la plus large possible, le gouvernement n'a d'autre choix que de confirmer cette politique offensive et s'est fixé comme objectif le doublement de la puissance produite d'ici 2025. Un parc de 1000 éoliennes de 150m de haut et de nouvelle génération devrait voir le jour d'ici cette date, mais le choix des sites d'accueil ne rencontre pas l'unanimité au sein de la population et des responsables locaux. Comparativement il apparaît de plus en plus clairement que l'implantation de parcs éoliens offshore quelles que soient leurs dimensions ne suscite pas du tout ce type d'opposition. Dépourvu de ressources énergétiques hydrauliques et nucléaires, le Danemark s'est résolument tourné vers l'énergie éolienne depuis les années 1970. Aujourd'hui, le parc considérable d'éoliennes aussi bien terrestres et en pleine mer répond à 21% de la consommation électrique du pays, faisant du Danemark le leader mondial en la matière. On compte ainsi 500 watts éoliens par habitant (contre 5 en France). Le Danemark ne révisera donc pas ses projets de développement car il n'a pas le choix. Par contre, le pays semble vouloir tirer le meilleur de l'impact positif de l'éolien en mer sur la population. Ainsi parallèlement aux initiatives du gouvernement, un certain nombre d'acteurs privés et publics ont décidé de lancer un concours international afin d'attirer de jeunes ingénieurs talentueux vers l'industrie des éoliennes en mer. Les parcs éoliens situés en pleine mer jouissent, nous le disons assez souvent dans ce blog, de l'un des plus gros potentiels de développement dans le secteur des énergies renouvelables. L'éolien offshore constitue aussi une série de défis majeurs pour les ingénieurs en raison des conditions naturelles extrêmes auxquelles les éoliennes sont soumises en mer. Les sociétés industrielles Vestas Wind Systems, Siemens Wind Power, DONG Energy, Vattenfall, A2SEA et SEAS-NVE, associées à des universités, sont à l'origine de ce concours destiné aux élèves ingénieurs. Elles attendent des candidats une approche créative et nouvelle des problèmes auxquels sont confrontés les industriels. Les meilleurs projets, qui seront connus courant 2009, seront récompensés par un prix de 5000 euros et un tour en hélicoptère au-dessus d'une ferme éolienne offshore. Non ce n'est pas de l'humour danois ! Il est est vrai que quelquefois les récompenses peuvent paraître disproportionnées aux enjeux ! Ceci dit 5000 euro pour une idée, ce n'est déjà pas si mal. La petite promenade en hélicopètre par contre...
Article : Francis Rousseau d'après ADIT n° 19
Documents de références : ADIT Bulletin électronique de l'Ambassade de France au Danemark n°19 ; Danish Wind Industry Association. Photos 1 : fabrication de pale d'éolienne © Vestas.2: parc éolien en mer © Mads Armgaard pour Dong energy

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