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REpower et RWE Innogy : un nouveau parc éolien de 295 MW en eaux profondes



HAMBOURG / ESSEN (Allemagne- U.E) - 02/02/2010- 3B Conseils - REpower et RWE Innogy ont annoncé respectivement  ICI  et ICI hier avoir signé un accord concernant la livraison de 48 turbines 6M REpower, chacune d'une puissance nominale de 6,15 MW et ce en vertu de l'accord cadre passé il y a tout juste un an, accord cadre qui est le plus important jamais passé puisqu'il porte au total sur la livraison de 250 éoliennes offshore de type REpower 5MW. Les 48 premières éoliennes concernées par l'accord d'hier seront livrées pour le projet  "Nordsee Ost”  qui devrait être construit entre 2011 et  2013. Les turbines du type REpower 6M, les plus puissantes du monde (dans l'état actuel du marché en tout cas)  et les plus grandes (le diamètre de rotor est de 126 mètres) basées sur la technologie éprouvée de la gamme de 5M, devraient commencer à tourner au milieu de l'année 2012. Le parc éolien  "Nordsee Ost" sera situé à environ 22 miles (35 km) au nord de l'île de Helgoland, à une profondeur de 22 à 25 mètres. C'est donc d'un parc far shore (loin des côtes) et en eaux profondes qu'il s'agit.
REpower s'est engagé a fournir non seulement les turbines 5M/6M mais aussi les nacelles, les plates-formes, les pales des rotors ainsi que les mats, le tout  fabriqué sur son site de production offshore de Bremerhaven.  REpower se positionne ainsi clairement sur le marché international comme un équipementier non seulement capable de fournir les turbines les plus puissantes mais d'en assurer l'installation clé en main du mat au bout de chaque pale ! Non content de cette offre, REpower sera également responsable de la mise en service du parc éolien et de son entretien. "Nordsee Ost" sera co-financé par la Commission européenne au titre du programme PEER ; à ce propos désolé de ne pas fournir de lien mais il existe au moins 5 programmes PEER au sein de la Communauté européenne qui n'ont rien à voir avec notre sujet ! Je vais donc vous abandonner lâchement dans le vortex pour ne pas dire dans  le trou noir du portail de la Communauté Européenne.  Adieu lecteur !
Pour en revenir à nos moutons éoliens, Paul Coffey, membre du conseil d'administration de RWE Innogy, a  déclaré : "Avec "Nordsee Ost" nous nous lançons dans la réalisation d'un projet offshore allemand qui a déjà reçu tous les permis requis. L'accord-cadre passé avec REpower nous donne la flexibilité de changer nos plans de départ et de commencer l'installation un peu plus tôt, avant que nous recevions un permis de construire pour notre deuxième grand projet sur le domaine maritime allemand de la mer du Nord :  Innogy Nordsee 1. C'est au total 1milliard d'euros que nous allons investir dans Nordsee Ost. Nous  avons déjà acquis une certaine expérience opérationnelle avec un premier bilan positif sur les  turbines 5M REpower de notre projet offshore belge Thornton Bank. "
Per Hornung Pedersen, de REpower Systems AG, d'ajouter : "Alors que nous sommes heureux aujourd'hui d'annoncer le premier des projets de l'accord-cadre passé avec RWE Innogy,  nous  rappelons que REpower Systems AG est devenu l'un des rares équipementiers éoliens offshore qui puissent se prévaloir de  plusieurs années d'expérience sur le terrain aussi bien en Écosse, qu'en Belgique et en Allemagne. " Cherchez l'absent !
Et le directeur technique de REpower, Matthias Schubert, également responsable des opérations au large des côtes, d'appuyer: "Avec notre premier projet offshore Béatrice, 16 miles (25 km) au large de la côte écossaise, nous avons déjà démontré dès 2006, que nous pouvions mettre en place des turbines à une profondeur de 44 mètres. Béatrice est actuellement le parc éolien  le plus profond et le plus au large des côtes, et ce dans le monde entier. Très récemment, nous avons installé avec succès le premier parc allemand parc éolien offshore 'Alpha Ventus' - dans des  conditions météorologiques et climatiques assez difficiles  - avec 6 turbines REpower 5M." (cf. nos divers articles  sur le Parc Alpha Ventus  ICI)  "
J'ajouterai enfin pour conclure que cette indéniable suprématie technologie allemande dans le domaine de l'éolien offshore conforte, si besoin était, le discours du ministre allemand du transport, Wolfgang Tiefensee, qui déclarait en septembre dernier au journal Hamburger Abendblatt (ICI) que des  permis d'implantation concernant les 40 parcs éoliens étaient prévus : "L'ensemble pourrait générer 12.000 mégawatts (MW) d'électricité, assez pour alimenter 12 millions de foyers et créer 30 000 emplois nouveaux dans la région."
Voilà un pays voisin où ça ne traîne pas non plus !

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés . Photos ©REpower


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MABEY BRIDGE entre en force sur le marché des mâts d'éoliennes

CHEPSTOW - (Pays de Galles - Royaume -Uni - U.E.) -  01/02/2010- 3B Conseils - La compagnie  britannique spécialisée dans le génie civil Mabey Bridge a annoncé son intention d'implanter la plus grande unité de fabrication de mâts d'éoliennes onshore et offshore du Royaume-Uni sur les sites des entrepôts Chepstow (Monmouthshire-Galles du Sud) créant ainsi 240 emplois selon BBC NEWS ICI. Mabey Bridge Engineering Company compte consacrer £38 millions à ce qui apparaît non pas tant comme une nouvelle implantation que comme une extension de ses ateliers déjà existants sur place et qui emploient 400 personnes. Cette extension devrait être opérationnelle d'ici à la fin de l'année 2010. Une fois terminée, cette usine devrait être capable de fabriquer des segments de mâts de cinq mètres de diamètre et 40 mètres de longueur, en utilisant des techniques contrôlées par ordinateur, du matériel de découpe et soudure robotisé et une installation automatisée de peinture. Mabey Bridge a d'ores et déjà confirmé que les principaux fabricants de turbines éoliennes avaient rempli son carnet de commande, ce qui signifie que l'usine devrait tourner à sa pleine capacité et produire quelques 300 mâts par an en «un temps relativement court". Dans un premier temps, l'entreprise entend travailler principalement avec le développeur d'éolien terrestre néerlandais Nuon, mais compte très rapidement fournir la demande en matière de mâts éoliens offshore. Peter Lloyd, le directeur de Mabey Brigde a déclaré:  "Nous prévoyons que la production de l'usine fournira environ la moitié des besoins du Royaume-Uni en mâts d'éoliennes, ce qui réduit considérablement la nécessité pour les développeurs d'importer." Il a également ajouté qu'outre le fait que cette extension allait stimuler l'économie locale et nationale du Royaume-Uni ainsi que la création d'emplois dans la région "l'investissement consenti va dans le sens inverse de la baisse des investissements dans le secteur manufacturier au Royaume-Uni et placera la Galles du Sud au cœur de l'évolution vers une économie verte".
C'est un secteur tout à fait nouveau qui s'ouvre pour Mabey Bridge connu historiquement pour ses ouvrages de l'ère victorienne (notamment le célèbre pont tubulaire de chemin de fer de Brunel's Wye en 1849) et plus tard pour ses ouvrages d'art en acier. Ce mouvement de Mabey Bridge vers le marché des mâts d'éolienne intervient quelques jours après que son rival Skykon Towers, déjà fortement implanté dans le secteur des mâts d'éolienne au Danemark et en Ecosse, ait révélé son intention d'investir £14 millions dans son usine Welcon Towers située à Argyll, de façon à entamer la production des mâts d'éoliennes (offshore et onshore) nécessaires au marché local. La nouvelle de l'expansion de Mabey Bridge a été saluée positivement par la majorité des hauts responsables et des politiciens du Pays de Galles. Peter Hain, le Secrétaire d'État au Pays de Galles, a même parlé de "bonne nouvelle pour l'économie locale" et de "signes de croissance pour l'industrie manufacturière galloise". Maria McCaffery, la directrice générale de la British Wind Energy Association (BWEA), s'est félicitée de l'annonce. Elle a déclaré : "C'est le début du retour de la fabrication des turbines au Royaume-Uni, faisant ainsi pour nous de l'économie verte une réalité créatrice d'emplois pour les communautés locales." D'aucuns en ont profité, à l'intérieur même du BWEA, pour souligner que tout ça c'était bien joli mais qu'il ne fallait pas mollir sur la planification des parcs éoliens britanniques plaidant même pour une accélération du processus et citant des chiffres qui montrent que les développeurs doivent attendre 21 mois en moyenne pour que les décisions relatives à la planification soient prises.
En tout cas voici un pays d'Europe vers lequel la France - qui selon certaines informations que j'ai pu obtenir - ambitionne de devenir un leader dans la fabrication éolienne (non non ce n'est pas une  plaisanterie !) voici un pays donc vers lequel la France n'exportera pas son hypothétique future production.  Encore faudrait-il fabriquer déjà avant d'exporter, ce qui est loin d'être le cas, certains n'hésitant pas déjà à dire tout haut que la France a raté le virage de l'énergie verte et sera incapable de remplacer les emplois perdus dans l'industrie pétrolière par des emplois gagnés dans les industries vertes !  (cf. BFM TV ICI)

Article : Francis ROUSSEAU

Docs: Sites liés. Photos 1 ©Mabey Bridge. 2 : Peter Brooke et Lisa Jones ©Mabey Bridge

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LILYPAD : des villes en mer pour les réfugiés climatiques


PARIS - (FRANCE - U.E.) - 29/01/2010- 3B Conseils - Lilypad, c'est le nom d'un des projets de villes marines les plus fous de mon architecte (utopiste) et néanmoins franco-belge favori : Vincent Callebaud  dont les lecteurs de ce blog connaissent déjà les" îles flottantes" que j'avais présentées sur ce blog en juin 2008 ICI , ou encore le centre de loisirs sous-marin ICI.
Vincent Callebaud présente Lilypad, datant de 2008, comme une île-ville destinée à flotter sur tous les océans du monde et à accueillir les réfugiés climatiques des zones touchées par la montée des eaux. Lilypad est imaginée pour être entièrement autonome du point de vue énergétique et pourrait faire appel aux énergies renouvelables marines. L'eau douce sera fournie par la récolte des eaux de pluie entreposées dans un lagon artificiel au centre de la ville-Ile d'une superficie de 500.000 m2. Les Lilypad qui pourraient être regroupées en mer pourraient avoir plusieurs affectations : de la base de loisirs au port en mer en passant par la ville en mer.
 
  
 

Vous pouvez consulter toutes les images du projet Lilypad ICI et le détail de son intention sur le site de Vincent Callebaud... avec d'autres rêves d'architectures dont le dernier en date de 2010 Physalia, est un jardin amphibie en forme de baleine destiné à flotter sur les fleuves en purifiant leur eau.

Article :  Francis ROUSSEAU

Docs site lié : Architecture © Vincent Callebaud. Perspectives © Philippe Steels

VESTAS expérimente des pales furtives contre les problèmes de radar


RANDERS - (Danemark - U.E.) - 28/01/2010- 3B Conseils -D'après une dépêche Reuters ICI,  le fabricant danois de turbines éoliennes Vestas  expérimenterait en ce moment  une turbine furtive, basée sur une technologie militaire, pour surmonter les problèmes rencontrés dans de nombreux parcs éoliens où les turbines classiques interférent avec les systèmes radars de l'aviation. Reuters rappelle fort justement que ce problème d'interférences avec les opérateurs radars (civils ou militaires) est à l'origine de la  moitié des refus de permis de construire de parcs éoliens en Grande-Bretagne. J'ajouterai que le problème se pose aussi ailleurs en Europe et dans le monde ! Vestas Wind Systems expérimenterait donc la même technologie furtive que celle développée par les militaires dans les engins de combat (avions légers, bombardiers, navires, sous-marins) pour échapper au radar, et ce, dans le but de réduire la signature radar d'une turbine éolienne c'est-à-dire la taille du bip qu'une turbine éolienne marque sur les écrans radars des contrôleurs de la circulation aérienne. Selon Ian Chatting, responsable de la recherche pour Vestas en Grande-Bretagne, les extrémités d'une pale d'éolienne atteignent la vitesse d'un avion de tourisme en déplacement si bien qu'il est presque impossible pour les opérateurs de savoir s'il s'agit de l'écho radar d'un avion léger ou s'il s'agit d'une perturbation créée par le mouvement des pales d'éoliennes. La confusion serait causée par les radars eux-mêmes qui rebondissent sur les pales d'éoliennes, créant un nuage de signaux réfléchis. Ian Chatting confie à Reuters :  "Si un avion vole dans ce nuage de signaux, il devient alors impossible de savoir si cet avion en sort, s'il a eu une avarie à l'intérieur du nuage de signaux ou si c'est une ou plusieurs éoliennes qui réfléchissent le signal".  Les mêmes règles valent pour les signaux émis par les bâtiments croisant en mer et les éoliennes en mer. Ce phénomène de confusion de signaux (connu sous le Crowded Skies)  rend évidemment la circulation aérienne (et maritime) aux abords des parcs d'éoliennes dangereuse et donc impossible.

  Selon l'Association Européenne de l'énergie éolienne (EWEA), la capacité mondiale d'installation d'énergie éolienne toutes sources confondues (onshore et offshore) est maintenant de plus de 120 gigawatts (GW). Vestas précise que près de 9 GW sont en attente d'installation précisément à cause des problèmes rencontrés par les radars civils, militaires et par les opérateurs maritimes. En Grande-Bretagne, ce seul problème a conduit NATS, anciennement National Air Traffic Service, à s'opposer à plus de 5 GW de demandes d'installations éoliennes. Ça fait beaucoup ! Brendan Kelly, responsable de la stratégie opérationnelle au NATS, a fait savoir qu'il travaillait  à résoudre le problème en concertation avec les industriels et que cela pouvait aller jusqu'à des corrections des logiciels de repérage de façon à différencier les empreintes radars réfléchies par les éoliennes des autres. Le problème se pose - le lecteur l'aura compris - exactement de la même façon pour les éoliennes en mer et la confusion engendrée avec les échos radars émis par les bateaux de plaisance, de pêche, de commerce ou même certains bâtiments militaires légers.
Pour Vestas, qui est l'un des tout premiers constructeurs mondiaux (en particulier dans le domaine des turbines offshore), la solution passe donc par un travail qui consiste à rendre les pales des turbines aussi furtives que les bombardiers du même nom. Ian Chattin précise d'ailleurs que  la technologie employée sur les pales "est exactement la même technologie à ceci près qu'elle est adaptée à la taille des pales d'éoliennes".  Pour ce faire il faudra incorporer, tout au long des 44 mètres de chaque pale éolienne, deux couches de tissu de verre imprimé avec une encre spéciale. Cette incorporation se fera dans la structure même lors du  processus normal de fabrication. Le radar passe alors à travers la première couche, mais rebondit sur le deuxième et reste pris au piège entre les deux. Pas très compliqué à mettre en oeuvre !

 La British Wind Energy Association (BWEA) a accueilli favorablement tous ces efforts de recherche et a indiqué par la bouche de  Nicola Vaughan, son porte-parole concernant l'aviation : "La pale furtive peut effectivement  apporter une contribution significative à la résolution du problème. Cependant  les projets devront être étudiés au cas par cas pour évaluer si l'atténuation de signal obtenu est réellement appropriée à la situation des éoliennes". Nicola Vaughan a précisé  : "Nous pensons qui si nous pouvons aborder la question des radars aériens dans leur ensemble, cela  enlèverait un obstacle important aux projets d'énergie éolienne à la fois sur terre et en mer".
Une façon comme un autre, mais tout de même terriblement british,  d'insister sur le fait que le problème à la base ne vient pas réellement des éoliennes qui, en réalité, n'émettent aucun signal en elles-mêmes mais réfléchissent un écho émis par les radars aériens.

Article  : Francis ROUSSEAU

Docs / Sites liés. Images : 1. Eolienne Vestas  ©Vestas WInd Systems. 2. Navire furtif Sea Shadow ©US Navy. 3. Bombardier furtif ©US Air Force.


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SAFEOIL : où est passé ce projet d'algo carburant français ?



BREST - (Bretagne - France - U. E.) - 27/01/2010- 3B Conseils -  Parmi les projets d'énergies marines labellisés par le Pôle Mer Bretagne depuis quelques mois et dont j'entame aujourd'hui de lister les plus intéressants (ma semaine de questionnement breton en somme!), j'ai choisi de présenter aux lecteurs de ce blog le projet SAFEOIL  qui est loin d'être un scoop puisqu'il a été révélé au public il y a  tout juste un an, mais dont on a plus beaucoup entendu reparler depuis lors. Il s'agit d'un projet de production de biocarburant à partir de micro-algues marines cultivées dans d'anciennes carrières de kaolin. Les algo carburants faisant en ce moment  l'objet  de campagnes bizarres à coup d'absurdités invérifiables, il n'est pas inutile d'insister sur l'état des recherches en cours dans ce domaine (surtout en France où l'opposition de certains lobbies aux algo carburants semble être plus vive que partout ailleurs dans le monde). Il serait donc judicieux de remettre  - une fois de plus - cette recherche sur les algo carburants à sa juste place et mettre les espoirs qu'elle suscite en perspective avec les enjeux de réduction de CO2 auxquels nous sommes confrontés.  J'ai déjà parlé des récentes avancées du projet Shamash (cf. article ICI) et de ses liens avec l'industriel de l'automobile PSA Peugeot Citroën.  A ce stade des recherches, il serait très artificiel de parler de coûts, car si l'on veut absolument parler de coûts, peut-être faudra-t-il  alors les rapprocher de ceux de la mise en place des filières pétrolière ou nucléaire à leurs débuts, pour ne parler que de ces deux là.  Par contre il est utile d'informer en temps réel sur l'état des recherches pour éviter toute désinformation dans un contexte de concurrence internationale exacerbée. 
Le projet des partenaires de SAFEOIL est de cultiver, dans des bassins à l’air libre aménagés donc dans d’anciennes carrières de kaolin, des micro-algues sélectionnées pour leur forte teneur en huile, afin de produire du biocarburant (ces mêmes huiles qui sont mises en cause aujourd'hui ici et là).  Dans l'état actuel, le démonstrateur industriel français de production de biodiesel à partir de micro-algues marines produites en bassins extérieurs reste toujours à créer à Ploemeur. Cette recherche pour la mise au point d'algo biocarburant (dit de 3ème génération)ne mobilisera ni matières premières, ni surfaces agricoles et portera sur toute la chaîne de production et de valorisation à savoir sélection de micro-algues intéressantes pour la quantité et la qualité d’huile qu’elles produisent, adaptation des carrières de kaolin, définition des méthodes de cultures, des procédés d’extraction et de prétraitement des huiles pour l’obtention d’un biodiesel conforme à la norme européenne. Le projet, qui intègre un bilan économique et environnemental, prévoit aussi l’étude de valorisations parallèles de ces micro-algues, notamment pour la santé et l’environnement. Douze bassins d’expérimentation alimentés en eau de mer sont toujours en devenir d'emménagement sur les sites des Kaolins de Ploemeur qui couvrent 50 hectares susceptibles d’accueillir la production au stade industriel. Le Pôle mer annonce  qu'à terme, dans des conditions optimisées, une production de 14200 L/ha/an pourrait être atteinte en Bretagne. Les entreprises partenaires de SAFEOIL sont : SARP Industries, (porteur du projet) filiale de Veolia Propreté spécialisée dans le traitement et la valorisation de déchets industriels spéciaux, accréditée pour la production de biocarburant et qui dispose déjà d’une unité de valorisation en biodiesel des huiles alimentaires usagées ;  Imerys Ceramics France  qui exploite des gisements de kaolin sur 2 sites en Bretagne, notamment à Ploemeur ; Sodaf Géo Etanchéité,  spécialiste de l’étanchéité des bassins  et l'incontournable  Ifremer Nantes, laboratoire PBA, physiologie et biotechnologie des algues.
On a pu  le constater souvent en lisant ce blog,  les chercheurs français sont traditionnellement moins "communicants" sur leurs travaux algaux que les américains.  Le Projet SAFEOIL ne faillit pas à ce constat. En effet depuis la fin du mois de janvier 2009, date de l'annonce  par le Pôle Mer Bretagne du lancement du projet SAFEOIL sur son site, il est impossible d'en savoir plus sur l'état des recherches ! Black out ! Ce n'est pas plus facile sur le site du porteur du projet SARP Industries qui ne mentionne même pas le projet SAFEOIL et notamment sur sa page de News ICI désespérément vide de tout contenu ! Pas plus de succès sur le site d'Imerys sur lequel le résultat de recherche Safeoil renvoie à "aucun document trouvé". Même absence sur le site de Sodaf Géo. Quant au site d'Ifremer Nantes, là aussi, le moteur de recherche interne reste muet ICI sur le mot clé SAFEOIL et encore plus sur le mot clé "algo carburants".  Cette recherche est donc, à ce jour,  inconnue de ses principaux acteurs. Qu'est-ce à dire ?!  Certes il n'y a pas qu'internet dans l'information mais il se trouve qu'il y a aussi, de plus en plus, internet !  Les partenaires se rendent-ils seulement compte de ce que signifie cette absence d'informations sur le projet  SAFEOIL ?  Que devient le projet ? Où en est-on ?  Le projet existe-t-il seulement encore ?  Quels travaux ont commencé et où  ? Pourquoi cet embargo de tous les partenaires sur le projet ? En bref qué passa ?
C'est sûrement trop demander... mais je le demande quand même !

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Images  : Carrières de Kaolin de Ploemeur (flèches jaunes) © Google Earth

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