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Pentland Firth : 38 entreprises candidates à l'exploitation des énergies des vagues et des courants


LONDRES - (Royaume-Uni) - 19/02/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - Un peu éclipsé par l'annonce faite par le Président des Etats-Unis de multiplier par 10 le budget consacré aux énergies renouvelables en 2009 avec 16, 8 milliards de dollars, le Crown Estate britannique a fait savoir le 11 février 2009 (ICI) que la première étape de l'appel d'offres à exploiter des énergies marines utilisant des convertisseurs d'énergie des vagues et des courants dans la zone stratégique de Pentland Firth (Orkney Islands) était terminée. La réponse des développeurs à cette première invitation a été très positive puisque ce ne sont pas moins de 38 entreprises et consortiums qui ont présenté des propositions d'exploitation après avoir subi une première phase de pré-qualification.
Rob Hastings, directeur du domaine Maritime du Crown Estate, a déclaré : " Nous sommes très satisfaits de l'excellente réponse à cette première opportunité de développement commercial des énergies marines au Royaume-Uni. L'Ecosse possède quelques-uns des meilleurs gisements d'énergie des vagues et de courants en Europe et c'est la raison pour laquelle la zone de Pentland Firth a été sélectionnée ".
Le gouvernement écossais, qui se prononcera sur ces demandes de planification en temps voulu, se félicite également des réponses positives et son Premier ministre, Alex Salmond, a commenté : " Le fait que tant d'entreprises aient déjà manifesté leur intérêt pour le développement de l'énergie des vagues et des courants sur le site de Pentland Firth est très encourageant. Le gouvernement écossais qui a récemment mis en place le plus grand prix jamais décerné dans le domaine de l'innovation énergétique marine, le Saltire Prize (cf. nos archives) d'un montant de £10 millions, voit dans cet engouement industriel pour l'exploitation commerciale de la zone de Pentland Firth une opportunité cruciale et particulièrement appropriée de développement ". Le ministre écossais Jim Murphy a déclaré à son tour : " Cette nouvelle est très bienvenue. Le gouvernement britannique travaille dur aux côtés du gouvernement écossais pour veiller à ce que l'énorme potentiel d'énergies renouvelables que recèlent les eaux écossaises soit exploité dans les meilleures conditions possibles et que la fourniture d'électricité produite à partir de technologies d'énergies marines se voit attribuer un rôle important dans les efforts que le Royaume-Uni fait pour réduire les émissions de carbone et lutter contre le changement climatique ".
Sandy Cumming, directeur de Highlands and Islands Enterprise, entreprise semi-gouvernementale chargée de relancer l'économie des 90 îles habitées d'Ecosse qui constituent la Région des Highlands (cf. doc de la revue Courrier ICI) s'est joint à ce concert de déclarations pour marteler : " Nous nous sommes fixé comme objectif que les Highlands et les Iles écossaises qui les composent prennent la tête du développement des énergies renouvelables de la mer. Constater un tel engouement des développeurs de projet pour le site de Pentland Firth, constitue une étape importante vers cet objectif ". Voilà au moins une déclaration forte qui mettra du baume au coeur de tous ceux qui souhaitent voir cette région (reculée) de l'Europe accéder à la prospérité dans le respect de son environnement. En tout cas, cela n'étonnerait guère le peu d'habitants de cette région habitués à voir des serpents mythiques hantés ces lacs de se retrouver avec des serpents convertisseurs d'énergie des vagues sur leurs flots. Dans le communiqué du Crown Estate le mot de la fin est laissé à Roger Bright qui a tenu à préciser : " Le Crown Estate s'est engagé à veiller à ce que toutes les chances de réussite soient données au secteur des énergies renouvelables marines. Il faudra plusieurs mois avant que nous ayons une idée claire du nombre de sociétés susceptibles de progresser vers la fin de la procédure en cours, mais c'est un excellent début ".
La prochaine étape dans le processus implique le dépôt d'un candidature officielle ouverte seulement à ceux qui ont été pré-qualifiés. Les demandes devront être remplies et soumises avant mai 2009.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs. Sites liés. Carte du site de Pentland Firth © The Crown Estate

Fluor et Airtricity vont construire un parc éolien offshore de 700 MW en Ecosse


LONDRES - (Royaume Uni) - 18/02/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils -Le pétrolier américain Fluor Corporation, vient d'annoncer hier ICI que sa division britannique, Fluor Limited, et Airtricity, la division " énergies renouvelables " de Scottish and Southern Energy, ont été désignés par le Crown Estate pour développer, de façon exclusive, un parc éolien offshore sur l'emplacement de Bell Rock, au large des côtes écossaises d'Angus. Selon les partenaires concernés, ce projet de parc éolien offshore pourrait développer une capacité totale de 700 mégawatts générée par les turbines. Le site d'exploitation se trouve à 10 kilomètres de la côte d'Angus et s'étend sur environ 93 kilomètres carrés. Cette décision d'attribution de concession du Crown Estate est le résultat d'un appel d'offres lancé à la demande de Scottish Territorial Waters (ICI) pour développer des parcs éoliens en mer dans les eaux territoriales écossaises, dans le cadre du plan SEA (Strategic Environmental Assessment) décidé par le Gouvernement Ecossais en octobre 2008.
A l'issue de cette annonce Patrick Flaherty, Vice President de Fluor Corporation, a déclaré : " Il s'agit d'un projet important pour Fluor, en parfaite adéquation avec la stratégie de l'entreprise d'augmenter l'offre d'énergie verte en mettant au service de nos clients les connaissances de notre équipe d'ingénieurs et notre expertise technique ". Raftery Peter, directeur général d'Airtricity Offshore Dévelopment pour le Royaume-Uni a déclaré : " Nous sommes de ceux qui pensent depuis longtemps que les eaux territoriales écossaises constituent une ressource renouvelable, et je me réjouis de l'aménagement futur de ce site en collaboration avec les autres intervenants clés du projet . "
Au cours de l'année 2009, Fluor et Airtricity vont en effet devoir travailler avec un grand nombre d'autorités locales, institutionnelles et associatives pour mener à bien les consultations sur les impacts environnementaux avant de soumettre un plan définitif de développement.
Je rappelle que l'américain Fluor et le britannique Airtricity développent déjà un projet en commun (à 50 /50) et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de celui du parc éolien offshore de Greater Gabbard, qui est, pour l'instant, le plus grand parc éolien offshore au monde en construction. Situé sur l'estuaire de la Tamise, Greater Gabbard fournira 500 MW, soit de quoi alimenter 415.000 foyers du comté de Suffolk. Fluor qui a commencé son activité en 1957 dans le domaine de la prospection pétrolière offshore a parfaitement réussi sa reconversion dans le domaine des énergies renouvelables avec, selon le magazine Fortune, un CA en 2007 de 16,7 milliards de dollars. Airtricity qui a été acquis par SSE (Scottish and Southern Energy) il y a tout juste un an, est devenu l'un des principaux acteurs mondiaux de l'éolien avec le développement de 40 parcs éoliens aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord totalisant quelques 1500 MW de production.
Article : Francis Rousseau
Docs : Sites liés. Photos : Carte des implantations des parcs éoliens offshore (points en rouge) sur le domaine amritime du Crown Estate © Crown Estate

Aquamarine Powers's et son convertisseur de vagues nearshore


EDINBURGH - (Royaume-Uni) - 17/02/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - La compagnie Aquamarine Power Ltd a annoncé le 9 férvier dernier avoir signé un nouvel accord avec le Groupe de recherche en Energie de la célèbre Queen’s University of Belfast plus connue sous le nom de Queen's. Cet accord d'une durée de cinq ans en prolonge un plus ancien (cf. nos archives) et se propose de développer une nouvelle génération de centrales hydro-électriques basée sur le système de convertisseur de vagues Oyster®, tirant partie des vagues et situées à proximité des côtes. Le prototype Oyster®, ainsi nommé à cause de sa relative similitude avec les mouvements d'une (grosse) coquille d'huître, sera le résultat de la collaboration indéfectible entamée de longue date entre l'université et l'industriel. Cette collaboration exemplaire les aura menés de la recherche fondamentale aux études de faisabilité en passant par les divers programmes d'essais.
Le premier prototype de l'Oyster® devrait être mis en service pour la première fois pendant l'été 2009 à une profondeur d'environ 10 à 12 mètres à l'EMEC (Centre européen des énergies marines) des Orkneys Island (nord de l'Écosse), qui est devenu désormais le centre névralgique de l'exploitation des énergies marines au Royaume-Uni. Le convertisseur de vagues Oyster® fixé sur le fond marin n'est pas un système à proprement parler "léger" comme ceux de type bouée ou serpents. Il se compose en réalité d'un double système hybride mer-terre(cf. schéma 3 ci-dessous).
D'une part, en mer, la " coquille d'huître " qui cache une pompe à double pistons activée par chaque vague pour fournir une eau sous haute pression envoyée au travers d'un tube sous-marin vers la côte. D'autre part, à terre ou plutôt sous terre, en bordure de côte, une turbine hydro-électrique conventionnelle qui convertit l'eau sous haute pression en électricité. Chaque unité Oyster® devrait fournir entre 300 et 600 kw au maximum de sa capacité, selon son emplacement et sa configuration. Désavantage : une capacité de production assez réduite par rapport à l'importance du système. Avantage : l'emplacement du système à proximité des côtes en facilite la surveillance, le contrôle et l'entretien, 365 jours par an tout en présentant un impact nul à mineur sur l'environnement (selon le constructeur).
Aquamarine Power Ltd. est la première compagnie britannique à développer simultanément un système d'exploitation d'énergie de vagues (Oyster®) et un système d'exploitation d'énergie des courants, Neptune™, qui est une double hydrolienne dont le démonstrateur devrait entrer en fonction à l'EMEC en 2011. Basé en Ecosse, Aquamarine Power’s Ltd. tire son expérience de l'industrie pétrolière et gazière offshore et transfert, depuis quelques années, ce considérable savoir faire dans le domaine de l'éolien offhshore et les énergies marines. " L'accord récemment signé va permettre à Aquamarine de continuer à améliorer la conception de l'Oyster tout en restant leader dans cette technologie, et surtout, nous donne l'accès aux plus brillants étudiants en doctorat dans ce domaine ", a indiqué McAdam Martin, le directeur d'Aquamarine, très fier de développer ces technologies dans le respect d'une charte éthique qui se veut, elle aussi, exemplaire.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: sites liés. Photos et schémas©Aquamarine Power's Ltd

Note du rédacteur : Un inexplicable nouveau bug dû à l'instabilité de Feed Burner, de Googgle ou des deux (ou de que sais-je encore ? ) a privé, pendant toute la semaine passé, la plupart de nos lecteurs de la mise à jour quotidienne qu'ils reçoivent par mail. Si cela se reporoduit à nouveau, veuillez donc, pour lire l'article du jour, vous connecter directement tous les jours au blog jusqu'à ce que vous receviez à nouveau l'article. Cela va sans doute arriver, mais quand ...

Fondation de L'IRENA

Bonn - (Allemagne Fédéral) - 16/02/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils -L'International RENewable Agency (IRENA) est entrée en fonction lors de la Conférence internationale du même nom qui s'est tenue le 26 Janvier 2009 à Bonn. Plus de 120 délégations gouvernementales du monde entier ont assisté à la conférence et un total de 75 nations ont signé le Statut de l'Agence. Beaucoup d'autres ont exprimé leur ferme engagement aux objectifs de l'IRENA et leur intention d'adhérer dans un proche avenir. Parmi les 75 pays fondateurs, de nombreux pays européens, dont la France, l'Italie et la Pologne, et de nombreux pays en développement d'Afrique, tels que le Ghana, le Nigéria et l'Ouganda, d'Asie, comme la République de Corée et les Philippines, et d'Amérique latine, dont le Guatemala, le Chili et l'Argentine. La conférence était présidée par Sigmar Gabriel, ministre fédéral allemand de l'Environnement et Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre de la Coopération économique et du développement. Le Danemark et l'Espagne ayant fortement soutenu l'idée de la fondation de l'IRENA ce sont les ministres, Connie Hedegaard (Ministre danois pour le climat et l'énergie) et Miguel Sebastián Gascón (ministre espagnol de commerce, de l'industrie et du tourisme) qui ont été élus vice-présidents. L'agence a commencé ses travaux un jour seulement après la Conférence fondatrice, le 27 Janvier 2009. L'objectif de cette nouvelle agence est de travailler à combler l'écart qui existe à travers le monde, entre l'énorme potentiel d'énergies renouvelables disponibles et leur part relativement faible dans la consommation d'énergie. IRENA est la première organisation internationale à se concentrer exclusivement sur la question des énergies renouvelables, en traitant aussi bien les pays industrialisés que les pays en développement. Le principal travail de l'IRENA consistera à améliorer le financement et le transfert de technologies et de savoir-faire dans le domaine des énergies renouvelables. IRENA ne cache pas son intention de coopérer étroitement avec d'autres organisations et institutions internationales actives dans le domaine des énergies renouvelables. L'Egypte accueillera la prochaine session de l'IRENA prévu pour Juin 2009.
Article : Francis Rousseau
Doc : site lié.

L'Espagne choisit de développer son potentiel ErM


BARCELONE- (Espagne) - 13/02/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - Selon le dernier rapport de l'ambassade de France en Espagne - Service pour la science et la technologie - le marché des énergies de la mer est en plein essor en Espagne mais il est encore trop jeune pour disposer de données de production (les rapports sont disponibles à partir d'ICI) . Le potentiel estimé par l’Union Européenne est énorme : 120-190 TWh/an en eaux peu profondes et 34-46 TWh/an en eaux profondes). La géographie de ses côtes, placerait l'Espagne, selon une estimation faite par le portail espagnol des énergies renouvelables Portalenergia ICI, en cinquième position de ces estimations. Le classement de la puissance théorique (TWh/an) en eaux profondes et en eaux peu profondes des pays de L'Union Européenne s'établit comme suit (toujours selon la même source) : Royaume Uni, Irlande, Portugal, France, Espagne, Italie, Danemark, Grèce, Allemagne. Il s'agit, je le rappelle de puissance théorique, c'est à dire de potentialité et non de puissance installée. Pour l'instant en terme de puissance installée seuls le Royaume Uni et l'Irlande correspondent à leur puissance théorique.
Toujours selon ce passionnant rapport d'ambassade, qui s'en étonne (je cite) : " Curieusement, le chapitre « Lignes d’innovations technologiques » du PER 2005-2010 (Plan Energies Renouvelables) ne traite pas de cette source d'énergie..." (ndlr. les énergies marines) …". Et de conclure qu'heureusement, les initiatives tant privées que publiques ne manquent pas aujourd’hui. En effet ! Pour en revenir au bilan espagnol proprement dit : après les énergies solaire et éolienne, l’Espagne s'est lancée dans l’exploitation de la mer Cantabrique (côte Nord de l’Espagne) via ses trois premières installations de production d’électricité, grâce à des technologies qui ont déjà fait leurs preuves au Portugal et en Ecosse.
En Cantabrie, à 4 km des côtes de Santoña, une dizaine de « bouées » de 12 m de diamètre ont été installées par Iberdrola Renovables en octobre 2008. Elles produiront de l’électricité grâce au mouvement pendulaire verticale des vagues. L’électricité sera transférée à la côte via des câbles, qui seront installés avant la fin de ce mois-ci. Le délai entre l'installation et la liaison au réseau ayant servi à réaliser les mesures d’ajustement nécessaires au bon fonctionnement des bouées. 2 500 foyers devraient bénéficier de cette électricité.
Au Pays Basque, à Mutriku, Iberdrola Renovables mettra également en place une colonne d’eau oscillante sur une nouvelle digue. Ce projet de € 6,1 millions entrerait en fonctionnement milieu 2009. Pays Basque et Cantabrie vont monter de nouveaux laboratoires sur leurs côtes, afin de tester pas moins de 81 prototypes déjà identifiés, pour au final en sélectionner deux ou trois et commencer la production industrielle d’électricité « marine ».
En Galice, Iberdrola, à travers sa filiale écossaise Scottish Power, a reçu l’accord de la part du gouvernement écossais et de l’entreprise qui les a développés, Pelamis Wave Power Ltd, pour l’installation de quatre Pelamis. Selon Enrique Jiménez Larrea, directeur général de l’IDAE, ces projets permettront de produire 10 MW d’électricité d’ici à 5 ans, chiffre qui pourrait atteindre 300 à 500 MW en 2020.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés/ Photos © Pelamis Wave ltd.

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