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La Corée du Sud achève sa première usine marémotrice



SEOUL - (Corée du Sud)- 29/05/2009 - 3B Conseils - Selon un article paru dans le Korean Times du 14/05/09 (ICI), la Corée du Sud vient de terminer sa première centrale marémotrice de production d'énergie électrique. La centrale est située sur l'île de Jindo sur la côte sud-ouest du pays. Selon le ministère sud-coréen des Terres, des Transports et des Affaires maritimes, la construction de la centrale, qui a commencé en avril 2005, a demandé une rallonge de 12,5 milliards de won (€ 7,1 millions) pour être achevée. Entièrement construite grâce à des technologies et des matériaux développés sur place, cette petite usine de 1000 KW devrait produire 2,4 gigawatt-heures d'électricité annuellement, soit assez pour alimenter 400 foyers (chiffres et comparatifs Korean Times). Un projet de développement à court terme prévoit de porter sa capacité à 90.000 KW d'ici à 2013. Toujours selon la même source, une seconde centrale marémotrice est actuellement en construction à Ansan, dans la Province de Gyeonggi, près de la capitale Séoul et sera achevée l'année prochaine. Une fois achevée, la centrale Sihwa d'Ansan sera la plus grande centrale marémotrice du monde, avec la capacité de générer 254.000 KWh en utilisant l'eau qui s'écoule dans le réservoir Shihwa. Le Korean Times prend soin de préciser que pour l'heure c'est toujours la centrale marémotrice de La Rance (France) qui est la plus grande du monde avec une capacité de 200.000 KWh. Le Korean Times regrette que malgré, je cite, son "aspect très respectueux de l'environnement" cette technologie n'ait pas été plus développée dans le monde et rappelle qu'en 2006, seulement 18% de l'énergie mondialement consommée était d'origine renouvelable et que, dans ce pourcentage, l'énergie marémotrice ne comptait que pour 1%. A l'occasion de l'inauguration de la centrale, le gouverneur Park Joon-Young a déclaré : " Cela a été un véritable défi pour nous de parvenir à construire cette centrale uniquement grâce à nos propres matériaux et à nos propres technologies. C'est une expérience qui nous a permis d'accumuler un savoir-faire qui est le garant des succès des projets futurs." laissant clairement entendre donc que la Corée du Sud a fermement l'intention de continuer à développer voire à exporter son savoir faire en matière de construction d'usine marémotrice. Est-il besoin de rappeler que la France, inventeur de cette technologie dans les années 60 avec la centrale de La Rance, n'a jamais réitéré l'expérience, bien que la centrale fonctionne toujours aujourd'hui et qu'elle apporte - quoi qu'on dise - toute satisfaction. Une histoire qui en rappelle une foule d'autres (dont celle de l'ETM pour ne pas la nommer) et une tendance récurrente à reproduire les mêmes erreurs d'appréciation à long terme qui va finir par devenir une vraie marque de fabrique française ! Concernant les centrales sud-coréennes, je serai complet en précisant que, selon le journal sud-coréen de langue anglaise JoongAng Daily, le distributeur d'énergie Korea East-West Power Corp (KEPCO) aurait en projet la construction de deux autres centrales marémotrices dans deux autres endroits du pays, ce qui permettrait à l'entreprise de produire un supplément de 400 MW par jour d'origine renouvelable marine.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Photos : centrale marémotrice de Jindo en Corée du sud.

ANACONDA : succès des tests sur toute la vague


GOSPORT (Royaume-Uni - U.E.) - 27/05/2009 - 3B Conseils - Au début du mois de mai 2009, les essais en bassin du récupérateur d'énergie des vagues Anaconda, développé par Checkmate Seaenergy, filiale de Checkmate Group, ont permis d'atteindre des résultats de production d'électricité à un coût qui pourrait, selon les constructeurs, facilement rivaliser avec toute autre technologie d'énergie renouvelable (on parle d' environ 0,075 euros/kWh). Je rappelle qu'Anaconda est une technologie de type serpent de 200 mètres de long et 7 mètres de diamètre, en caoutchouc (110 tonnes environ) qui applique la théorie des " battements ondulatoires ", inspirée des travaux des experts médicaux sur la façon dont le sang circule dans le corps humain. La circulation sanguine par impulsion due aux battements cardiaques est le principe de fonctionnement d'Anaconda qui se sert du mouvement ondulatoire des vagues (son impulsion cardiaque en quelque sorte) pour produire de l'énergie. On peut donc dire qu'Anaconda est un récupérateur de vagues biomimétique inspiré d'un modèle physiologique humain. La tête rigide de chaque dispositif est disposée à la surface de la mer juste sur la crête des vagues alors que le corps en caoutchouc souple ondule dans la mer. L'ensemble est positionné au large des côtes avec un ancrage à une profondeur comprise entre 40 et 100 mètres. Le mouvement des vagues répercute à l'intérieur du tube en caoutchouc une onde qui, en créant des bosses, transmet une énergie. Cette énergie en se déplaçant vers le bas du tube où se trouve un système de chambres de pression alimente un générateur. L'électricité produite est acheminée sur terre par un réseau habituel de câbles ensouillés. L'expérimentation d'un prototype de 270 mètres de longueur testé dans un réservoir de Gosport, Hampshire, a confirmé de façon impressionnante les résultats des essais déjà réalisés sur des maquettes et encouragé son inventeur le Pr Rod Rainey à poursuivre l'aventure jusqu'à son terme. Rod Rainey a déclaré : " Ce test a été extrêmement important parce qu'Anaconda est un système si novateur qu'il n'était pas évident que cela fonctionne en grandeur réelle. Les résultats confirment totalement la théorie. " Le Prof Rainey n'est pas un nouveau venu dans le domaine des énergies de la mer et participe aux travaux sur les récupérateurs d'énergie des vagues depuis maintenant dix ans. Il a assisté à la naissance de beaucoup de projets qui, une fois testés en mer, se sont heurtés à l'hostilité du milieu marin et ont soulevé des problèmes insolubles (même dans l'eau de mer!) d'entretien sur site. " J'ai très vite compris alors, ajoute-t-il, que le fait de capter l'énergie des vagues avec des technologies utilisant des matériaux rigides et corrosifs (comme le métal) causerait de gros problèmes. L'industrie a besoin d'une solution beaucoup plus novatrice et réaliste que les propositions faites jusque-là pour affronter les exigences du marché. Pour moi, il était évident que le corps de tout dispositif devant séjourner et travailler en mer devait être en caoutchouc ".
La technologie Anaconda développée par Checkmate Seaenergy, filiale de Checkmate Group, est soutenue par Carbon Trust et a récemment été double lauréate des Queen's Awards. Paul Auston, Président de Checkmate Seaenergy a déclaré: " Beaucoup de projets de récupérateurs d'énergie des vagues fonctionnent aujourd'hui grâce aux subventions. Ce n'est pas notre ambition pour Anaconda. Notre technologie devra atteindre sa raison d'être économique avec zéro subvention. Les résultats des expérimentations ont été impressionnants et l'énergie produite par Anaconda laisse supposer que cette technologie est en mesure de fournir l'électricité à un coût qui sera très faible - offrant ainsi une alternative efficace et rentable à la fourniture d'énergie propre. La première des unités de production devrait être mise en place dans trois ans."
Consulter aussi les articles que j'ai déjà consacrés sur ce blog à ce système en juillet 2008 ICI et en Septembre 2008 ICI
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: Sites liés. Illustrations : film de demo d'Anaconda Systems © Checkmate Synergy.

Alderney et les énergies marines : une gestion financière houleuse !



ALDERNEY -(Channel Islands-Royaume Uni - U.E.) - 26/05/2009 - 3B Conseils - Selon un rapport élaboré par Colin Williams, président du Finance Advisory Group, et synthétisé ICI par "This is Guernsey", journal du groupe Guernsey Press, il semblerait que les £140.000 (€159.000) dépensés entre 2005 et 2008 par la Commission pour les Energies Renouvelables (ACRE) d'Alderney, enchanteur paradis fiscal de la Couronne Britannique à quelques encablures de la Normandie heureuse, il semblerait donc que cette somme ne sera pas récupérée, comme initialement prévu. Cette somme était destinée à financer une étude de faisabilité d'un parc d'exploitation de récupérateurs d'énergie des courants marins et d'énergie des vagues à Alderney. Selon les informations disponibles, la Commission pour les Energies Renouvelables d'Alderney (institution gouvernementale locale précisons-le) aurait dû reverser la somme perçue, après avoir collecté le premier paiement de la redevance de la part du consortium Alderney Renewable Energy Ltd (ARE) chargé de développer le projet. Mais l'ACRE a indiqué qu'elle n'était pas en mesure d'honorer ce paiement. This is Guernsey précise également qu'en plus de ses £140,000, l'ACRE aurait récemment reçu plus de £390,000 (€443.000) en paiement de redevances et intérêts divers mais qu'elle en aurait dépensé plus de £350,000 (€397.500) se trouvant de fait dans l'incapacité de rembourser l'avance. Cet " incident de gestion " fait suite à de nombreuses critiques déjà adressées depuis quelques mois (et encore au début de l'année 2009) au Gouvernement d'Alderney par de nombreux membres de la communauté à la tête desquels on trouve principalement John Beaman et Peter Alle. La gestion de l'argent destiné aux énergies renouvelables marines (cf. notre article "Paradis fiscaux et énergies marines" en novembre 2008) n'a jamais cessé et fait toujours, si je peux dire, plus de vagues dans les paradis fiscaux qu'ailleurs (cf. un autre article de This is Guernesey ICI).
Dans ce cas précis quand on sait que l'ACRE a été créé par le Gouvernement d'Alderney pour réguler le consortium de partenaires privés constitué par l'ARE, cela laisse songeur !
Il faut dire que l'enjeu est de taille et il convient de bien garder en mémoire qu'Alderney ne recèle rien moins que l'une des plus importantes ressources d'énergie de courants marins et d'énergie des vagues accessibles en Europe soit potentiellement entre 750MG et 3GW (chiffres Renewable Energy UK). Au début 2006, le Gouvernement d'Alderney a signé un engagement de cinq ans avec le consortium ARE incluant des contrats commerciaux donnant licence exclusive pour l'expérimentation de l'énergie des courants marins et des vagues avec plusieurs développeurs. Pour l'instant d'ailleurs seul OpenHydro semble être listé (ICI) dans les technologies testées par l'ARE, mais cela ne signifie pas qu'il n'y a en a pas d'autres. En cas de succès, cela ouvrirait une voie nouvelle de développement très créatrice d'emplois pour ce petit coin de Manche, si longtemps refuge de pirates... on va dire.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Vue aérienne et carte ©DP

Le Barrage sur la Severn épinglé pour ses " graves conséquences sur la faune sauvage "


LONDRES - (Royaume-Uni-U.E) - 25/05/2009 - 3B Conseils -Selon Tidal today, un groupement d'organisations environnementales a vivement attaqué les projets gouvernementaux concernant le barrage sur l'estuaire de la Severn et a qualifié ce projet comme entaché de graves irrégularités. Ce groupe composé de la RSPB, puissante société royale de protection des oiseaux, de National Trust, chargé de veiller à la protection de plusieurs hauts lieux du patrimoine naturel en Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord, du Wildfowl and Wetlands Trust,chargé de la protection des zones humides, du WWF, de la Wye & Usk Foundation, qui a en charge la restauration de l'habitat et des zones de pêche et du Angling Trust, une puissante association de pêcheurs, ce groupement donc avait déjà remis, en janvier dernier, une courte de liste de recommandations au gouvernement. Aujourd'hui l'étude réalisée par la très compétente et on ne peut plus sérieuse société internationale d'ingénieurs-conseils Atkins, pour ce groupement d'associations environnementales, a conclu que le gouvernement avait "omis de prendre en compte les coûts environnementaux du barrage et d'envisager des options technologiques d'exploitation plus novatrices comme celle dite du "tidal reef" qui causerait moins de dommages à la faune ". La société de conseils Atkins a révélé que le barrage pourrait coûter jusqu'à £ 44 milliards (€50 milliards), soit le double de l'estimation actuelle. L'étude met également l'accent sur le fait que toutes les estimations gouvernementales ont été basées sur une période de production de 30 années et ont largement sous-estimé le potentiel des technologies hydroélectriques novatrices dans la production de l'électricité. Il souligne aussi que le processus de consultation gouvernementale n'a pas accordé leur juste place aux facteurs culturels et environnementaux. En conclusion cette coalition d'organisations environnementales a demandé au gouvernement de revoir sa copie et de faire procéder à une seconde étude. L'une de ces organisations, l'association galloise RSPB Cymru a déclaré par la voix de son porte-parole : " On n'attend pas du gouvernement qu'il se précipite ainsi dans ses jugements. Si c'est le cas, il existe un risque sérieux qu'il choisisse un mauvais projet ".
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. illustration : préfiguration du barrage sur la Severn.

Un nouveau projet de biocarburant algal en Afrique du Sud

PORT ELIZABETH - (Afrique du Sud) - Selon de dernier bulletin de l'ambassade de France en Afrique du Sud (ICI ) la province du Cap Oriental (capitale Port Elizabeth) a été choisie comme site d'accueil d'un projet-pilote de production de biocarburant issu d'algues marines. En décembre dernier en effet une convention de partenariat a été signée entre l'entreprise allemande Phytolutions, propriété de la Jacobs University Bremen et divers investisseurs, et l'institut de technologie chimique Innoventon de la NMMU (Nelson Mandela Metropolitan University). Cet accord vise à adapter en Afrique du Sud les techniques utilisant la photosynthèse des microalgues pour la conversion du dioxyde de carbone en biomasse. Les recherches menées par l'Université Jacobs en Allemagne ont conduit cette dernière à installer en août 2008, dans deux centrales thermiques allemandes, des photobioréacteurs de 800 m2 à microalgues. Le projet prévoit dans une première étape l'installation, à la NMMU, d'un photobioréacteur de 200 m2 capable de produire 2 t de biomasse par an. Cette phase pilote sera suivie de la mise en place de deux photobioréacteurs, de 1000 m2 chacun, sur des sites industriels adjacents pour évaluer la technique en conditions industrielles. Dans cette technologie, le gaz est insufflé dans des sacs plastiques remplis d'algues et posés sur des cadres métalliques. Afin de maintenir les coûts de production aussi bas que possible les photobioréacteurs, seront construits par des PME locales relevant de la politique du Black Economic Empowerment. Le professeur Ben Zeelie de Innoventon indique que l'activité industrielle couplée à des conditions de température et d'ensoleillement idéales pour la croissance des microalgues ainsi que la présence d'expertise au sein de la NMMU ont conduit Innoventon à choisir la province du Cap Oriental comme site pilote pour l'adaptation de la technique avant diffusion sur d'autres sites.
La question des productions du biocarburant algal final, si récurrente dans les préoccupations de certains de nos lecteurs, n'a pas été évoquée, s'agissant je le rappelle d'un projet-pilote.
Article : Francis Rousseau d'après ADIT
Docs: Site liés

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