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Pelamis P2 devient le premier absorbeur de vagues commercial au monde



EDIMBOURG - (Écosse - Royaume-Uni - U. E.) - 19/05/2010 - 3B Conseils - Le Gouvernement écossais a annoncé le 18 mai 2010 sur son site ICI le "baptême" officiel très attendu dans le port de Leigh du Pélamis P2, absorbeur de vagues offshore de la deuxième génération des Pelamis, par le premier ministre écossais, Alex Salmond. Je rappelle que cette nouvelle génération, conçue et construite par Pelamis Wave Power, est capable de générer 750 kW (par absorbeur). Ce dispositif de 180 mètres de long, pesant environ 1.500 tonnes est appelé à être installé et testé incessamment au Centre européen d'énergie marine (EMEC) dans les îles Orcades. L'installation à l'EMEC du Pelamis P2 constituera une première mondiale dans le domaine des tests à l'échelle commerciale d'un absorbeur d'énergie de vagues, E.ON en étant la cheville ouvrière. Lors de la cérémonie de lancement dans le port de Leith à Edimbourg, le premier ministre Alex Salmond en a profité pour rappeler, une fois de plus, la position dominante en Europe de l'Écosse dans le domaine des énergies bleues avec, a-t-il précisé : "... près de 10 % du potentiel en énergie des vagues, ainsi que, selon les dernières estimations, 1/4 quart de la capacité d'éolien en mer et d'énergie des courants du continent " ; avant d'ajouter : " Le jour que nous vivons constitue aussi une date importante puisque c'est celle qu' E.ON a choisi pour dévoiler au monde non seulement son engagement fort dans la production d'énergies renouvelables issues des mers, mais aussi son ambition de faire de la technologie Pelamis son fer de lance dans le domaine. Je suis ravi que ce Pelamis P2 soit maintenant prêt à être installé à l'EMEC et j'ai le plaisir de le baptiser officiellement du nom de Vagr Atferd."
Au nom du Carbon Trust, qui a accordé un financement important pour le développement de Pelamis P2, Tom Delay, le directeur général, a déclaré : " Voici une autre étape importante enfin franchie qui démontre à quel point l'industrie des énergies marines au Royaume-Uni a su rapidement arriver à maturité. Nous avons une nette avance dans ce secteur et nous devons maintenant capitaliser sur elle pour en tirer un bénéfice maximal en créant de nouveaux emplois et de nouveaux revenus pour le Royaume-Uni. Après avoir soutenu Pelamis dès ses débuts, nous nous réjouissons d'avoir continué à travailler avec eux et E.ON pour porter cette technologie à son stade commercial. "
Au nom de E.ON UK, le Dr Paul Golby a déclaré :
" Nous sommes ravis d'être associés à un tel projet novateur. Cet événement marque une étape importante dans le développement des technologies marines et une étape décisive pour les énergies renouvelables au Royaume-Uni. Il est essentiel pour nous d'investir dans de nouvelles technologies, telles que Vagr Atferd, pour exploiter la puissance de la nature et accélérer notre transition vers une économie sobre en carbone. Le lancement d'aujourd'hui doit être un symbole clair du changement industriel énergétique du Royaume-Uni ."
Je rappelle qu'E.ON emploie environ 16.000 personnes au Royaume-Uni et plus de 88.000 dans le monde, possède et exploite actuellement 21 parcs éoliens au Royaume-Uni, dont le parc éolien offshore de Robin Rigg, l'un des plus importants du pays (cf .notre article du 10 octobre 2009). E.ON est également partenaire avec DONG Energy et MASDAR (Abu Dhabi Future Energy Company) du consortium en charge de construire le parc éolien offshore de London Array (cf. notre article du 14 mai 2009) qui, une fois achevé, sera le plus grand parc éolien offshore du monde.
Les lecteurs peuvent consulter la dizaine d'articles que j'ai pu écrire dans ce blog sur la technologie Pelamis depuis 2008 en faisant une recherche sur le moteur de recherche interne du blog ou en cliquant directement ICI

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés. Photos © Pelamis Wave Power

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La marée noire booste l'éolien offshore US : 5GW pour le Maine d'ici à 2030


AUGUSTA - (Etat du Maine - États-Unis) - 18/05/2010 - 3B Conseils - L'approbation récente par le gouvernement fédéral du premier projet américain de parc éolien en mer, le projet Cape Wind (cf. article du 30 Avril 2010 ICI), et le désastre écologique incommensurable de la marée noire du Golfe du Mexique semblent avoir donné un coup d'accélérateur définitif au programme d'implantation d'énergies renouvelables en mer aux Etats-Unis et notamment au programme éolien offshore. Ainsi, selon l'édition canadienne du Business journal (ICI), le gouverneur du Maine, John Baldacci, vient de signer un projet de loi qui conduit l'État à produire, par le biais de l'éolien offshore dans l'Atlantique, 5 gigawatts d'énergie renouvelable d'ici à 2030, soit deux fois son niveau actuel de consommation totale d'énergie.
Le projet de loi demande aux fonctionnaires de l'Etat du Maine de commencer le développement des ressources maritimes renouvelables "aussi vite que possible" et ce, "sans compromettre l'environnement". La Maine Public Utilities Commission supervisera les appels d'offres et la sélection des porteurs de projets invités à proposer des parcs éoliens pilotes de 25 MW implantés en eau profonde. Il est également prévu par cette commission de gérer des projets-pilotes de parcs hydroliens et/ou houlomoteurs pouvant produire jusqu'à 5 MW. Selon le gouverneur Baldacci, tout a été prévu dans cette loi par le législateur pour assurer le maximum de transparence dans les autorisations qui seront données à l'implantation de ces projets offshore. Ce projet de loi vient compléter une proposition d'emprunt de 11 millions de dollars que l'Etat du Maine demandera aux électeurs d'approuver au début du mois de juin 2010 ; son but : financer la recherche et le développement de sites de démonstration éoliens en mer de même que la naissance d'une industrie de fabrication des infrastructures dans le Maine. Selon M. Baldacci : "Le succès reposera sur un leadership novateur et un partenariat public-privé inédit. Pendant trop longtemps nous avons été dépendants des combustibles fossiles pour chauffer nos maisons, alimenter nos industries et transporter les marchandises et les personnes. C'est ensemble que nous prendrons le chemin des énergies propres et renouvelables et que nous sortirons de la consommation pétrolière."
Et même si le Maine dépend des importations de combustibles fossiles pour environ 85% de ses besoins énergétiques globaux, il n'y a pas de doute que l'effet marée noire a porté ses fruits et accélère la prise de décision. L'année dernière, l'État du Maine avait sélectionné trois sites pour des essais en mer de prototypes d'éoliennes géantes et flottantes dont les pales devaient être construites en matériau ultra-léger et qui devaient bénéficier de systèmes d'ancrage et de stabilisation inédits, mais rien n'avait été concrétisé. Aujourd'hui, non seulement on aime à rappeler que ces sites sélectionnés sont situés dans les eaux territoriales du Maine et ne nécessitent pas de permis fédéral, mais on produit aussi un planning précis de développement. Un consortium dirigé par Mr Dagher et formé avec l'AEWC (University of Maine's Advanced Structures and Composites Center) a fixé des dates :
- La première éolienne pilote de 30 mètres de hauteur sera déployée en 2012 au large de Monhegan.
- Une seconde éolienne de 90 mètres (taille réelle) sera déployée deux ans plus tard.
- Entre 2014 et 2016, l'équipe de Dagher projette de construire une réduction de parc éolien composé de 5 éoliennes offshore qui produiront 25 MW et emploiera 320 personnes.
- Une phase intermédiaire consistera à construire un premier parc de 200 turbines produisant 1000 MW et employant 4500 personnes d'ici à 2020.
- La phase finale impliquera la construction de 3 à 7 tranches (de capacités diverses) entre 2020 et 2030 totalisant de 3 à 7 GW et faisant travailler de 7000 à 15000 personnes.
Coût estimé à ce jour de l'opération : 20 milliards USD.
C'est ce que l'on peut appeler un beau projet puisqu'il correspond approximativement, à lui seul, à la taille du projet éolien offshore français dans son ensemble d'ici 2020 qui est, je le rappelle, de 6000 MW.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs. Sites liés. Images : 1 Installation d'une éolienne en mer dans le parc de Thornton Bank (U.E) © REpower. 2. Emploi spécialisé dans l'éolien à Husum (U.E)© REpower

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AKER et LANGLEE WAVE POWER partenaires pour développer la technologie houlomotrice E2


OSLO - (Norvège) - 17/05/2010 - 3B Conseils - Langlee Wave Power vient de confirmer ce partenariat stratégique avec le géant norvégien Aker Solutions pour finaliser la conception de sa technologie marine d'absorbeur de vagues Langlee E2. Cette machine amarrée sur fond marin assez proche des côtes produira de l'électricité en utilisant un système d' "ailes aquatiques " montées sur charnière et mues par les vagues. Chaque module se composera de deux paires d'ailes, situées côte à côte s'actionnant dans des directions opposées de façon à capter le mouvement de flux et de reflux des vagues. Cette technologie houlomotrice, fixée par câbles sur des fonds pouvant varier entre 50 et 150 mètres, sera néanmoins utilisable juste sous la surface des flots. Son objectif est une utilisation dans un environnement de houle modérée avec des vagues de 2 à 6 mètres.
L'absorbeur d'énergie des vagues pourra fonctionner seul, ou bien être relié à d'autres infrastructures déjà existantes d'exploitation d'énergies marines comme un parc éolien offshore par exemple dont il pourrait, selon le constructeur, stimuler la puissance de production (exemple fourni dans la simulation). Du point de vue de la résistance des matériaux, thème qui va devenir désormais de plus en plus sensible pour toute installation offshore, y compris pour des installations d'exploitation d'énergie renouvelable en mer, l'infrastructure de l'E2 se compose d'un assemblage de tubulures en acier employées depuis longtemps dans l'exploitation de plates-formes offshore et qui auraient largement fait la preuve de leur résistance en milieu hostile.
L'E2 se compose d'un nombre minimum de pièces mobiles et évite soigneusement d'exposer tout composant complexe à l'eau de mer. C'est un défi que les constructeurs de technologies marines connaissent bien mais qu'ils vont devoir encore plus relever dans les années à venir s'ils veulent répondre aux performances demandées en matière de résistance à la corrosion marine et de coût d'entretien. Dans ce sens, l'E2 apparaît comme un des projets les mieux adaptés au marché futur. Une unité de démonstration à grande échelle devrait être installée au large de l'île de Runde en Norvège, à l'automne 2011.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Photos © Langlée Wave Power


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Le pétrolier VALERO se tourne vers ALGENOL


SAN ANTONIO - (Texas - Etats-Unis) - 14/05/2010- 3B Conseils - Après être devenu, grâce à des acquisitions récentes, le troisième producteur d'éthanol des États-Unis, Valero poursuit sa "diversification". L'annonce faite cette semaine, relayée par Greentechmedia ICI, d'un accord de partenariat établi avec Algenol, fabricant de biocarburants algaux comme son nom l'indique est assez représentatif de la stratégie de Valero qui consiste à s'intéresser à des starts up énergétiques en y prenant des participations juste avant que les biocarburants qu'elles fabriquent arrivent au stade de la fabrication ou d'un embryon de commercialisation.
Je rappelle que Valero est l'un des plus grands raffineurs de pétrole des États-Unis avec à peu près 5000 points de vente aussi bien de gros que de détails aux Etats-Unis. Son entrée dans l'arène des biocarburants a commencé en 2008 et 2009 lorsqu'il a acheté la compagnie de production d'éthanol VeraSun Energy ; c'est aujourd'hui une compagnie dont on parle au passé et qui a permis à Valero de devenir le 3e producteur d'éthanol des États-Unis avec une capacité de production de 1,1 milliards de gallons. On soulignera en passant, qu'à titre de raffineur, Valero est - selon la législation américaine en vigueur - éligible à un crédit d'impôt préférentiel, ce qui a fait de la division éthanol du groupe la plus juteuse (si on me passe l'expression) du groupe. Dans le maelstrom des autres acquisitions faites récemment par Valero dans le domaine des biocarburants toutes technologies confondues. Il faut citer aussi la société Zeachem connue pour fabriquer des biocarburants de deuxième génération à partir de biomasse, de sucres, et d'acide acétique non producteur de CO2 au cours du processus de fabrication. Si les chiffres publiés par Zeachem et les rendements visés sont exacts, il devrait devenir dans les années à venir un des leaders de l'industrie grâce à un biocarburant produit à un coût très inférieur à celui de nombreux autres producteurs de biocarburants de 2e génération. Enfin, Valero a aussi investi chez Terrabon, connu pour utiliser une technologie très innovante (baptisée "MixAlco») de fabrication de biocarburants de seconde génération à partir de micro-organismes et d'acides carboxyliques.
Dans le domaine des biocarburants algaux (qui est celui qui m'intéresse!) Valero avait aussi déjà investi dans le photo bio-réacteur de Solix Biofuels, qui entr'ouvrait la porte à de fabuleuses espérances. La porte n'a fait que restée entr'ouverte car les coûts de production finalement annoncés par la firme se sont révélés si élevés que la compagnie a préféré se repositionner aujourd'hui plutôt sur le créneau des catalyseurs de marchés que sur celui des producteurs. Faut-il donc interpréter les noces de Valero et d'Algenol comme résultant de la déception Solix ? Pourquoi pas ! A ceci près qu'en bon pétrolier qu'il est, Valero ne fait pas de sentiment et se tourne maintenant et tout simplement vers la technologie offrant le plus de promesses de rentabilité dans le domaine des algo biocarburants. Ce serait donc, en l'occurrence, le cas d'Algenol (bien qu'aucune preuve de cette rentabilité ne soit, à l'heure actuelle, fournie). Produisant son carburant à partir d'algo-cultures à ciel ouvert puis de fermentations en bio-réacteur, Algenol développe actuellement deux projets, l'un au Texas et l'autre en Floride. Pour l'instant, les deux projets ont connu un certain nombre de problèmes et de multiples retards, si bien qu'au début 2010, Algenol a largement dépassé la subvention de 10 millions USD consentie par le Comté de Lee (Floride), pour atteindre un plafond estimé à 25 millions USD, principalement fourni par le Département de l'Énergie des Etats-Unis (US DOE). Pour l'instant, dans les médias du pays et auprès des experts, Algenol apparaît comme une société qui ne tiendrait pas ses promesses technologiques et dépenserait beaucoup... Valero n'a jamais révélé les montants investis dans les diverses plates-formes de biocarburants expérimentaux achetées ces dernières années, si bien qu'il est difficile d'évaluer la hauteur de son engagement dans ces technologies. On peut cependant considérer que si des géants de l'industrie pétrolière comme Chevron, Exxon, BP, Shell, et Valero investissent dans les biocarburants expérimentaux, c'est pour que leur savoir-faire permette d'accélérer la transition vers la commercialisation de ces nouveaux algo biocarburants. On peut espérer... mais de nombreux experts ont une vision moins idyllique des motivations des pétroliers et n'hésitent plus à dire que si les compagnies pétrolières investissent autant dans les biocarburants expérimentaux (et surtout quand ils sont à peine parvenus au stade du développement), c'est en fait uniquement pour "mieux en freiner leur développement et les maintenir sous contrôle pour que les consommateurs continuent à dépendre du pétrole."
Ah! ces pétroliers... quels sombres desseins ne leurs prête-t-on pas, n'est-ce pas ? Ceci dit, d'un autre côté, on ne prête qu'aux riches...

Article : Francis ROUSSEAU

Docs / Sites liés. Photo © Algenol Biofuels.

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L'énergie des vagues est aussi puissante nearshore qu'au large




BELFAST - (Irlande du Nord - Royaume-Uni- U.E.) - 13/05/2010 - 3B Conseils - Selon un rapport paru dans le magazine New Scientist du 8 mai 2010 ICI, l'énergie des vagues près des côtes offre de bien meilleures perspectives pour le développement d'une industrie énergétique houlomotrice qu'on ne le pensait jusqu'alors. Le rapport en réfère notamment aux travaux du Dr Matt Folley de la Queen's University of Belfast, sur la quantité d'énergie qui peut être extraite des divers types de vagues existants. Il a prouvé que les vagues qui s'écrasent sur le littoral produisent presque autant d'énergie exploitable que les vagues au large. Jusqu'à aujourd'hui, je le rappelle, c'est plutôt l'information contraire qui prévalait.
Les recherches du Dr Folley, selon New Scientist, démontrent que les vagues proches du littoral, c'est-à-dire situées entre 0,5 et 2 kilomètres du rivage, contiennent 80 à 90% de l'énergie utilisable dans les vagues analysées plus au large des côtes. Il ressort de ses calculs que les vagues au large des côtes acheminent l'énergie exploitable à une densité située autour des 18,5 kw par mètre, alors que pour les vagues proches du littoral cette densité est de 16,5 kw. Folley a déclaré au New Scientist que selon lui : " Les moyennes chiffrées relevées jusqu'alors ont toujours surestimé la puissance des vagues en mer en partie à cause de la prise en compte des tempêtes qui font considérablement grimper la moyenne et ceci bien que l'on sache que les absorbeurs houlomoteurs en haute mer arrêtent de fonctionner pendant les tempêtes pour des raisons de sécurité."
Folley relève un autre motif à l'élaboration de l'ancien modèle désormais erroné : " Le modèle précédent présupposait que les vagues au large des côtes avaient une orientation dominante, alors que les vagues proches du littoral étaient supposées avoir tendance à se déplacer en direction des côtes de façon aléatoire. Or on comprend mieux aujourd'hui que les vagues au large ne sont pas du tout orientées dans une seule direction mais qu'elles sont soumises, elles aussi, à un très large éventail de directions. Cette multiplicité de directions est telle qu'elle pourrait même nuire à certains absorbeurs de vagues au large dont elle bloquerait les performances de façon intempestive. Dans le futur, les parcs houlomoteurs nearshore pourraient être disposés en lignes pour éviter cet inconvénient. Les travaux et les conclusions de Folley ont été publiés dans deux revues scientifiques avant d'être repris par New Scientist. Des universitaires qui font autorité, comme le Pr Ian Bryden de l'Université d'Edimbourg, trouvent les chiffres de Folley "convaincants".
C'est plutôt une bonne nouvelle pour les développeurs d'absorbeurs d'énergie houlomotrice nearshore comme la société britannique Aquamarine Power dont la technologie Oyster a été spécifiquement conçue pour exploiter l'énergie des vagues près du rivage ou pour la société finlandaise AW-Energy qui a développé WaveRoller dont j'ai parlé pour le dernière fois en octobre 2009 ICI.
Des perspectives nouvelles s'ouvrent donc pour ce modèle d'exploitation révisé.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés. Photo : absorbeur houlomoteur Pelamis en action ©Pelamis Wave Ltd.

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