Logo-EDM

ConnexionInscription

French English German Spanish
Traduction Google

BREVES DE LA MER (10)

10/10/2008 - 3B Conseils - Chez les acteurs des énergies renouvelables marines la valse des millions de dollars et des turbines l'emportaient encore cette semaine sur les inquiétudes. Les énergies renouvelables marines fortes de leur confiance dans leur futur, semble ignorer les gros nuages noirs qui s'amoncellent. Même le Wall Street Journal leurs fait les honneurs de ses colonnes cette semaine (aux nuages noirs certes mais surtout aux énergies de la mer !). Tant mieux pour elles. Pourvu que ça dure ! Ceci dit, cette belle confiance n'empêchent pas les soupçons de naître et en ligne de mire depuis quelques mois il y a les biocarburants algaux. Les mouvements de capitaux dans ce domaine inquiètent déjà certains analystes...
Articles : Francis Rousseau

UNE DEUXIEME PARC EOLIEN OFFSHORE GEANT AU DANEMARK
DANEMARK - Après Rødsand I, connu aussi sous le nom de Nysted, qui a été raccordé au réseau en 2003, Siemens annonce avoir reçu commande de la part d'E.ON de 90 éoliennes pour un parc éolien offshore, Rødsand II, situé au sud de l'île danoise de Lolland dans la mer Baltique. Avec une capacité installée de 207 MW, le nouveau projet sera l'une des plus grandes fermes éoliennes offshore dans le monde. Le modèle de turbine choisie pour la nouvelle ferme de Rødsand II est la Siemens 2,3 MW, dont le diamètre de rotor atteint 93 mètres. La commande porte sur 275 millions de dollars (201 millions d'euro). Le délai de livraison est fixé à 2 ans, sachant que les éoliennes doivent être installées en 2010. Une fois achevé, la ferme offshore de Rødsand II permettra d'économiser 700.000 tonnes de C02 par an. " Avec environ 1800 MW d'énergie éolienne offshore de capacité installée ou en cours d'installation, Siemens est devenu le fournisseur n° 1 de turbines éoliennes offshore dans le monde. Nous avons fait la preuve que l'éolien offshore était une technologie fiable et productive et sommes fier de mener avec E.ON ce grand projet danois ", a déclaré René Umlauft, directeur de la Division énergie renouvelable de Siemens. Cord Landsmann, son homologue chez E.ON a précisé de son côté : " L'expérience, pleine de succès, menée avec la ferme offshore Rødsand I, va nous servir de modèle dans la construction de Rødsand II. Notre chance est de posséder une des meilleurs équipes d'ingénieurs qui soit pour accomplir à grande échelle, ces travaux technologiques novateurs ". Rødsand II sera situé à 3 kilomètres à l'ouest en mer de l'actuel Rødsand I, équipé de 72 turbines Siemens de 2,3 MW, développant une capacité de 165,6 MW. Aujourd'hui elles sont exploitées conjointement par E.ON et la société danoise DONG Energy. Rappelons qu'indépendamment de ce contrat, Siemens et E.ON ont récemment annoncé la signature d'un important accord-cadre pour la fourniture de 500 turbines éoliennes d'une capacité totale de 1150 MW qui seront installées dans des projets onshore en Europe et aux États-Unis en 2010 et 2011. Les usines Siemens devraient tourner à plein régime dans les années qui viennent. Au moins autant que les turbines en tout cas.
F.R.


LES ERM ONT LES HONNEURS DU WALL STREET JOURNAL
ETATS-UNIS - Certains prendront cela comme une information encourageante, d'autres au contraire s'en inquiéteront peut être... toujours est-il que la semaine dernière, en peine crise financière, le Wall StreetJournal, organe phare du monde de la finance, a publié un article sur les énergies renouvelables de la mer - énergies des vagues et des courants notamment. Le premier peut être sauf erreur de ma part. Cela signifierait-il que les énergies renouvelables marines sont enfin parvenues à attirer l'attention du monde de la finance ? Au même moment, le New York Times Magazine s'intéressait aussi à ce sujet (ICI) à la différence près que, pour ce journal, ce n'était pas la première fois et que c'était essentiellement pour poser un certain nombre de questions piquantes aux développeurs des projets d'ERM. Vos engins fonctionnent ils ? Etes-vous capables de les construire ? Et si oui, d'autres que vous pourront-ils les construire aussi bien que vous ? Autant de questions qui pourraient fâcher sur les risques technologiques liées aux ERM et relevées par l'impitoyable Carolyn Elefant sur son blog, toujours à la pointe de ce qui rend nerveux.


TOTAL TESTERAIT L'ETM POUR SES PLATES-FORMES
FRANCE - Selon Les Echos (ICI), les progrès réalisés par les thermodynamiciens dans la maîtrise des procédés d'ETM (Energie Thermique des Mers) auraient persuadé le pétrolier Total d'étudier un projet qui permettrait à la technologie ETM d'être testée pour alimenter en énergie l'une de ses plates-formes du golfe de Guinée actuellement en service. C'est alambiqué certes mais ce n'en est pas moins une première ! On savait que les pétroliers songeait aux renouvelables dans l'optique d'un réemploi de leurs plates-formes en fin de vie, mais on ne pensait pas qu'ils introduiraient le loup dans la bergerie en pleine activité. C'est un peu l'histoire du cheval de Troie, mais en plus farce ! Il faut savoir en effet que pour l'instant les installations offshore consomment de l'ordre de 300 MW de gaz pour assurer leur fonctionnement, un combustible qui reste aujourd'hui 7 fois moins cher que l'ETM.
F. R.


UN GUIDE DES STRATEGIES ENERGETIQUES INSULAIRES

ILE DE LA REUNION - Après avoir identifié auprès des territoires insulaires, un besoin concernant les études de stratégies portant notamment sur l'autonomie énergétique, l’ARER (Agence Régionale de l'Energie Réunion) et l’équipe d’Island-NEWS ont élaboré, sous forme de guide, une méthodologie commune de développement énergétique des îles. Destiné aux acteurs de l'énergie dans les régions insulaires, ce guide-méthodologique en quelques sorte, d’ores et déjà utilisé par l’équipe de l’ARER, sera mis à disposition sur le site internet de l’ARER (ICI) et sur celui d’Island-NEWS avant la fin de ce mois d'octobre 2008. Pour résumer, ce guide, qui reste un document assez complexe, préconise une analyse de la situation économique, géographique et énergétique actuelle comme point de départ à une évaluation des potentialités énergétiques durables insulaires. Cette analyse permettra ensuite d’établir des scénarii de prospective et de planification tout en gardant en mémoire que l’autonomie énergétique est un moyen au service du développement durable d'un territoire et non pas un objectif en soi. Aux Seychelles, un accord de coopération a d'ores et déjà été signé. A Maurice, Rodrigues, Madagascar et aux Comores, des contacts seraient pris afin de développer des actions de coopération sur le thème de l’énergie.
F. R.


PETROSUN DOPERAIT SA COMMUNICATION
ETATS-UNIS - L'annonce faite par Petrosun sur son site web, la semaine dernière (cf. notre archive) d'une collaboration avec la Chine concernant l'implantation d'une usine algale sur le territoire chinois fait couler de l'encre aux Etats-Unis. De nombreux analystes financiers soupçonnent en effet la compagnie texane de recourir aux effets d'annonces pour lever plus facilement des capitaux. Il faut dire que l'intérêt financier soudain dans le domaine des biodiesels algaux depuis le début de cette année peut laisser perplexe et en irrite plus d'un, comme la compagnie de " capital ventures " Mohr Davidow Ventures, qui rappelle de façon assez aigre qu'" aucune compagnie n'a encore bâti à ce jour d'unité de production de biodiesel algal exploitable à l'échelle commerciale " et qu' il y a " plus de défis lancés dans ce domaine technologique que de résultats concrets ". La chose est dite. PetroSun s'est placé sous les projecteurs à cause des 95 millions de dollars levés au cours du seul dernier trimestre 2008. Mais Petrosun n'est pas le seul. C'est tout ce secteur qui attire les millions de dollars. En l'espace de quelques mois rappelons qu'il y a eu Solazyme avec 75 millions de dollars. auxquels se sont ajoutés 45 millions supplémentaires. Sapphire Energy (Bill Gates) qui s'est vantée d'avoir levé plus de 150 millions de dollars... Et dans un registre plus modeste Virent Energy Systems, avec 30 millions, Aurora Biofuels avec ses 23.2 millions, GreenFuel Technologies, avec ses 14 millions, LiveFuels et ses 10 millions... et ce n'est pas fini. Il semblerait que, dans le domaine des biocarburants algaux on se batte plus à coup de chèques qu'à coup de barils produits, et ce même en temps de crise financière aigüe. Pourvu que ça ne dure pas...
F. R.

Les Bermudes choisissent l'énergie des vagues


HAMILTON (The Bermuda Islands) - 09/10/2008 - 3B Conseils -
Triton Renewable Energy Limited (rien à voir avec le Professeur Tournesol !) a fait équipe avec Renewable Energy Holdings pour développer un ferme d'extraction d'énergie des vagues au large des côtes d'une des îles de l'archipel des Bermudes. L'originalité de Triton est de répondre à une préoccupation lancinante des environnementalistes dès qu'il s'agit d'extraction d'énergie des vagues, connue en anglais sous le nom de " not in my backyard " ("pas dans mon arrière cour"). Ce mouvement de contestation refuse que dépasse de la surface des mers un seul millimètre de ces " disgracieux engins " qui serviront à extraire les énergies renouvelables, qu'il s'agisse de bouées, de flotteurs, de serpents et encore plus d'éoliennes offshore (leurs principales cibles d'ailleurs). Ce phénomène de rejet est encore plus exacerbé dans les zones touristiques (et les Bermudes ne sont pas seulement un paradis fiscal mais aussi un paradis touristique important). Ce rejet des populations a conduit Triton à choisir un système d'extraction totalement invisible de la surface. Ce n'est pas un cas isolé. C'est même de plus en plus la préoccupation des collectivités locales et des ONG, à tel point que cela pourrait presque faire passer pour obsolète tout équipement qui dépasse, même s'ils vient tout juste d'être mis en test (oui je pense à plein de projets en particulier !). La ferme d'extraction d'énergie des vagues choisie par Triton sera donc ancrée au fond de l'océan à une profondeur d'un peu plus de 30 mètres, là où les engins ne représenteront un danger " ni pour les navires ni pour la vie marine et encore moins pour les touristes ". S'il existe beaucoup de procédés ancrés au fond qui permettent d'extraire l'énergie des courants, il n'en existe par contre pas énormément concernant l'énergie des vagues, les vagues libérant par définition leur force en surface. Mais il en existe au moins un que les lecteurs de ce blog connaissent bien : c'est le procédé australien CETO (cf.nos archives ICI) composé de bouées immergées en plastique et caoutchouc, matériau qui semble très bien résister à la corrosion marine, et fixées sur des bases en béton et acier arrimées au plancher océanique. Déjà choisi récemment par les autorités de l'Ile Maurice (cf. notre archive ICI) CETO l'est donc à nouveau par les autorités britanniques de l'Ile des Bermudes, puisque c'est une douzaine de ces engins que Triton compte installer au large d'une des îles (non précisée encore) de l'archipel, selon un article récent du journal local The Royal Gazette. Jeff Manson, directeur du projet Triton y explique ainsi ce choix : " Les Bermudes sont une petit territoire, limité par ses ressources énergétiques. Nous avons pris pleinement conscience de l'importance et la signification de la durabilité des émissions de carbone. Il y a quelques années, personne ne s'en préoccupait ici. Mais beaucoup de facteurs sont entrés en jeu depuis lors comme le prix du pétrole, le réchauffement de la planète et l'empreinte carbone, qui ont tous contribué à changer les attitudes de la population. Nous avons examiné des projets d'énergie solaire et éolienne, mais nous avons fini par penser qu'il était plus judicieux de tirer parti de la seule ressource naturelle dont nous sommes entourés en abondance : la mer. A condition que le procédé choisi ne vienne pas oblitérer notre capital touristique ". Des raisons qui sont sensiblement les mêmes pour tous les petits territoires insulaires qui souhaitent alléger leur facture énergétique. Triton a été d'autre part sensible au discours statistique volontiers seriné par les équipementiers (et pas forcément faux pour autant) qui établit que l'énergie des vagues est 2 ou 3 fois plus efficace que celle du vent, et de 4 à 6 fois plus que celle du soleil. Fini donc les super tankers qui disparaissent corps et bien dans le fameux Triangle ? En tout cas une consultation a été lancée, premier pas vers un processus de validation des impacts environnementaux du système CETO, dans ce célèbre archipel, perle particulièrement scintillante de la Couronne britannique !
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : The Royal Gazette du 08/10/08. Photos © CETO

Deepwater Wind construira le parc éolien offshore du New Jersey


TRENTON - (New Jersey / Etats Unis)- 08/10/2008 - 3B Conseils -L'Etat du New Jersey a franchi un pas décisif dans l'implantation d'un parc éolien offshore sur les côtes des États-Unis. C'est Garden State Offshore Energy (GSOE) qui a été choisi le 3/10/2008 pour assumer la construction de ce parc offshore au large des côtes du New Jersey. GSOE est un consortium formé de l'association de l'entreprise publique Public Service Enterprise Group (PSEG) Renewable Generation et de l'entreprise privée Deepwater Wind (filiale offshore de First Wind). Ce projet de ferme éolienne de 350 MW serait constitué de 96 turbines situées à près de 20 miles au large (32 kilomètres) à installer d'ici à 2012. GSOE recevra une subvention de l'Etat du New Jersey d'un montant de 4 millions de dollars octroyée pour permettre de faire face aux premiers frais d'installation et stimuler le financement privé du projet final, dont le coût devrait s'élever à plus de 1 milliard de dollars, selon les informations données dans un dossier fort intéressant concernant les projets offshore américains (PDF de 100 pages téléchargeable ICI). Pour DeepWater Wind, c'est le deuxième grand contrat de parc éolien offshore que la compagnie remporte en peu de temps. La semaine dernière, Deep Water Wind a été en effet choisie par le gouverneur du Rhode Island pour son projet de parc éolien offshore d'un montant de 2 milliards de dollars (cf. notre archive où nous rappelions que cette entreprise du New Jersey était notamment soutenue par First Wind, DE Shaw & Co. and Ospraie Management, victime de la crise financière). Dans cette course au grand marché éolien offshore américain, le consortium GSOE était en concurrence avec trois autres compagnies : Fishermen's Energy, Bluewater Wind, et Occidental Development & Equities and Environmental Technologies. Fishermen's Energy, l'entreprise formée par le regroupement des pêcheurs locaux qui avait notre sympathie n'a pas été sélectionnée mais n'ont pas l'intention de baisser les bras pour autant et compte bien se représenter sur d'autres projets de parcs éoliens offshore d'ici peu. Bluewater Wind, filiale du géant de l'équipement Babcock & Brown, développe déjà un grand projet de ferme éolienne offshore plus au sud, sur l'embouchure de la baie du Delaware avec 200 MW de puissance, en collaboration avec le distributeur d'électricité de l'Etat du Delaware, Delmarva.
Le parc offshore que GSO va construire fera partie de ce que l'Etat du New Jersey appelle assez pompeusement " Plan directeur de l'énergie " qui prévoit de fournir 20% d'énergies renouvelables d'ici à 2020. Selon le dossier téléchargeable auquel je faisais référence plus haut, ce parc éolien pourrait en réalité produire 1 % de l'énergie de l'Etat du New Jersey.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: sites liés: Cartes: © bpu.state

L'Etat américain récompense les énergies renouvelables marines


WASHINGTON (Mass. ) - 07/10/2008 - 3B Conseils - Le 30 septembre dernier, le Département américain de l'Énergie (DOE) annonçait la mise en place de la première édition du Water Power Competitive Grant Sollicitation, une dotation-récompense que l'on peut considérer comme le premier programme concernant les énergies renouvelables marines approuvé par le Congrès des Etats-Unis. C'est une date importante dans l'histoire des énergies renouvelables américaines en général et des énergies de la mer en particulier. A cette occasion, Sean O'Neill, président de l'OREC (Coalition des Energies Renouvelables Marines), l'équivalent de notre Syndicat National des Energies Renouvelables a déclaré : " C'est la première fois depuis 1992 que le Congrès octroie des crédits au DOE pour un programme d'énergies renouvelables marines ".
Et puisque même en temps de crise grave, l'esprit américain indéfectiblement ludique ne peut s'empêcher d'oscariser... et bien oscarisons !
Et les gagnants sont :

Dans la catégorie Développement Technologique, catégorie dans laquelle les lauréats sont assurés de recevoir au moins une dotation de 600.000 dollars pendant deux ans, le DOE a distingué :
- Electric Power Research Institute Inc. (EPRI) doublement récompensé (voir plus bas) mais concerné dans cette catégorie pour ses recherches sur un système d'exploitation d'énergie des vagues, Hydropower totalement Fish-Friendly c'est à dire respectueux de la ressource halieutique et ce grâce à un nouveau concept de urbine réalisé avec Alden/Concepts NREC.
- Verdant Power Inc. que les lecteurs de ce blog connaissent bien, récompensé pour les recherches et les améliorations apportées depuis plusieurs années à la fabrication de très grandes turbines hydroliennes ; la compagnie en est à son troisième prototype à l'essai dans les eaux New-Yorkaises dans le cadre du RITE Project.
- L'enquête d'utilité publique exemplaire du Comté de Snohomish dans l'Etat de Washington concernant le projet d'extraction d'énergie des courants de Puget Sound, avec le système SnoPUD actuellement en phase expérimentale mais qui devrait déboucher sur une prochaine possible commercialisation
- Pacific Gas and Electric Company pour la mise en test de son WaveConnect Project, système d'extraction d'énergie des vagues destiné à être installé sur deux futurs sites de Caroline du Nord
- Concepts ETI Inc., filiale de Concept NRECConcepts NREC pour le développement de son équipement O.W.C., système de collecte d'énergie marine par Colonnes d'Eau Oscillantes (Oscillating Water Columns). Le but étant de mettre en service de façon durable une seconde génération de ce système à Maui (Hawaii).
- Lockheed Martin Corporation pour un prototype de conduite composite destiné à recueillir l'eau froide des profondeurs à travers un procédé E.T.M (OTEC en anglais), que Lockeed compte commercialiser rapidement. Rappelons au passage que Lockheed Martin Corp. est un des équipementiers aéronautiques civil et militaire parmi les plus importants de la planète.
Fermer le ban pour la catégorie développement technologique !

Dans la catégorie Accélération du marché où la dotation de départ est de 500.000 dollars, ont été récompensés
- Electric Power Research Institute de nouveau récompensé mais cette fois pour son travail d'évaluation des ressources en vagues des Etats-Unis, ce qui lui permet de cumuler un total de 1,7 millions de dollars (cf. ICI)
- Georgia Tech Research Corporation pour son travail mené sur l'évaluation de la production potentielle d'énergie des courants aux États-Unis et leur densité grâce la mise en place d'un modèle informatique spécifique. L'objectif étant de rendre ces données rapidement accessibles au public via à la base de données sur le web GIS.
- RE Vision Consulting LLC pour son travail d'identification et de rationalisation des pratiques en matière de choix de sites hydrologiques et d'énergies marines dans le respect des impacts sur la navigation et l'environnement. RE Vision expérimentera divers scénarii et tiendra les résulats à disposition des industriels des ERM et autorités de régulations.
- Pacific Energy Ventures LLC pour son Protocole d'Implantation des projets d'Energies Hydrologiques et Marines destinés là aussi à minimiser les impacts des futures implantations sur les usagers de la mer.
- PCCI Inc. spécialisée depuis plus de 25 ans dans les problématiques liées à l'exploitation des océans et récompensée pour son travail sur l'Identification des Impacts de la Navigation et sur la possibilité d'atténuation de ses Impacts concernant les Energies Hydrologiques et le Milieu Marin.
- Enfin SAIC (Science Applications International Corporation) structure spécialisée dans la recherche de solutions (législatives et financières) pour l'application des découvertes scientifiques, récompensée pour son travail sur l'Elaboration de Normes Internationales pour les Energies Renouvelable Hydrologiques et Marines qu'elle méne au travers de divers scénarii prédictifs.

Dans la catégorie Centre Nationaux d'Energies Marines avec une dotation de 1,2 millions de dollars par an pendant un maximum de 5 ans :
- L'Université de l'État de l'Oregon (OSU) pour le travail effectué au Northwest National Marine Renewable Energy Center (Centre National Nord Ouest des Energies renouvelables de la Mer) mais aussi pour d'autres types de travaux comme la mise en test d'un capteur d'énergie des vagues (ICI). On notera que cela porte à un peu plus de 13 millions de dollars les sommes récoltées sur ce seul projet par l'OSU auprès de ses diverses partenaires.
- Enfin l'Université d'Hawaii et son National Renewable Marine Energy
(Centre National d'Energie Renouvelable de La Mer) dotée aussi de 1, 2 millions de dollars pendant un maximum de 5 ans, pour lui permettre de développer les travaux (déjà très avancés) sur la façon de " faire passer l'E.T.M, du stade experimental au stade commercial et cela pas seulement aux Etats Unis ". On laisse entendre que ces travaux pourraient se mener avec d'autres structures internationales travaillant sur le même sujet. Suivez mon regard !
Article : Francis ROUSSEAU

Docs : US. Department of Energy ; sites liés. Photos: 1. OTEC plantship © Makai center ; 2. Hydropower © EPRI ; 3 et 4 © PCCI

PetroSun va faire du biodiesel algal en Chine


SCOTTSDALE (Arizona)- SHANGAI (Chine) - 06/10/2008 - 3B Conseils -
La compagnie américaine PetroSun Algae Inc., (PSUD) vient d'annoncer en effet (ICI) qu'elle va construire et équiper une ferme d'algues en Chine, dont la production sera destinée à être convertie en biodiesel algal, en éthanol, en biomasse algale et en " d'autres produits "... La société déclare qu'elle a conclu un accord dans ce sens avec la compagnie Shanghai Jun Ya Yan Technology Development Co. Cet accord engagera 40 millions de dollars pour financer la construction de la ferme. Les bénéfices de l'entreprise seront répartis entre la filiale de PetroSun Inc. en Chine (Petrosun China) et Shanghai Jun Ya Yan Tech. sur la base de 50/50. On a du mal à visualiser ce que peut représenter, en terme de terrains acquis et d'équipements construits, un investissement de 40 millions de dollars sur le jeune marché chinois des renouvelables, si ce n'est qu'il va s'agir à coup sûr d'une très vaste exploitation algale. On rappellera que Petrosun Inc. est en train, en ce moment même, de construire au Texas et de mettre en culture 1100 hectares d'étangs, qui produiront 4,4 millions de gallons (16,6 millions de litres) de biodiesel algal et 110 millions de livres (49,8 millions de kilogs) de biomasse par an. Les avocats les plus fervents de l'énergie tirée des algues pensent que celle-ci est plus écologiquement efficace et économiquement sûre que la première génération de biocarburants tirés du maïs et du soja. On ne peut encore une fois que remarquer - surtout en pleine crise économique et financière américaine - l'intérêt que suscite ce secteur des énergies renouvelables qui pour le seul troisième trimestre 2008 aura réussi à mobiliser 95 millions de dollars. Environ la moitié de ces capitaux provenant de Sapphire (la compagnie de Bill Gates) et l'autre moitié de Solazyme.
Du côté chinois peu d'informations sur Shanghai Jun Ya Yan Technology Development Co. créé, semble-t-il depuis peu, avec l'aval du gouvernement de République Populaire de Chine, spécifiquement pour le développement des technologies renouvelables. Très difficile d'en savoir vraiment plus. Par contre certains observateurs font remarquer que cet intérêt de la Chine populaire pour les carburants algaux suit de quelques mois l'annonce faite en Janvier dernier par le gouvernement de Taiwan dans le Tapei Times (ICI) de développer un biodiesel algal.
Ce biodiesel qui serait plutôt en en fait de type éthanol serait développé à partir de la variété d'algues, gracilaria, jusque là cultivée à Taiwan et dans tout l'Est Asiatique, à des fins alimentaires et cosmétiques. La rivalité est toujours vive entre Taiwan et la République Populaire de Chine (désormais nouvelle puissance spatiale) et nombre d'observateurs font remarquer que c'est aujourd'hui sur le plan économique, et en particulier dans le domaine des énergies renouvelables, que cette rivalité s'exprime, de plus en plus, avec une certaine vivacité.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Petrosun Inc. ; Yahoo Finance ; The Shangai Times ; The Taipei Times. Photos Ferme algale de 1100 ha © Petrosun Inc. Gracilaria textorii ©Biol.Tsukuba

Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires. Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Pour plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter le site de la CNIL à cette adresse :
http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/