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Un hôtel climatisé grâce à l'eau profonde de la mer

BORA BORA (Polynésie Française) - 27/10/07 - L'InterContinental Bora Bora Resort & Thalasso Spa est le tout premier hôtel du monde totalement climatisé par l'eau profonde de la mer. Ce système novateur parfaitement propre et durable permet d’économiser jusqu’à 90 % de la consommation électrique tout en évitant l’émission des gaz à effet de serre. La technologie employée est inspirée de celle de L'Energie Thermique des Mers ou ETM (Cf.panneau exposition n° 10). La pression hydraulique de l’océan fait remonter l’eau de 930 mètres de profondeur jusqu’à l’extrémité de la canalisation. Cette eau à 5°C passe par un échangeur thermique en titane et refroidit un circuit secondaire d’eau douce qui alimente en eau froide tous les locaux à climatiser. L’eau de mer, à la sortie de l’échangeur thermique, est renvoyée à l’océan. Groupes de compression encombrants et bruyants et tours de refroidissement sont remplacés par une simple pompe et un échangeur thermique. L’échangeur se présente comme un millefeuille de plaques en titane alvéolées. L’eau de mer circule sur une des faces de ces plaques, qui se refroidissent à son passage. De l’autre côté, l’eau douce du circuit secondaire circule dans les alvéoles et est refroidie par contact. Un procédé d’échange thermique classique à l’exception près que les hydrochlorofluorocarbones (H.C.F.C.) utilisés comme réfrigérant dans les équipements traditionnels y sont remplacés par de l’eau de mer. Une différence de taille! Car on évite ainsi tout recours à ces composés potentiellement dangereux, responsables de la destruction de la couche d’ozone et sources de dérèglements climatiques aux manifestations de plus en plus violentes. En plus de ses vertus rafraîchissantes, l'eau de mer des grandes profondeurs est dénuée de toute substance organique et n'est absolument pas dégradée par les polluants atmosphériques. C'est probablement l'eau la plus pure du monde. Sa composition minérale est presque similaire ahttp://www.blogger.com/img/gl.link.gifu plasma humain, ce qui lui confère des propriétés thérapeutiques non négligeables. Elle est également particulièrement riche en actifs minéraux, vitamines et oligo-éléments (calcium, sulfate et soufre). Elle est donc un véritable concentré des nutriments indispensables à l’organisme. En plus d'être utilisée pour refroidir tous les bâtiments de l'hôtel, l'eau de mer des profondeurs fournit l’eau nécessaire à tous les soins de thalassothérapie du Deep Ocean Spa, une thalasso-spa qui exploite les vertus de cette eau. Des études sont par ailleurs en cours pour exploiter l'eau de mer des profondeurs dans les secteurs de l'agriculture, l'aquaculture, la production d'eau potable par condensation, la production d'eau potable par désalinisation et la production de cosmétiques marins.
Source : auteur de l'article pour le blog " Energies de la Mer ": Elena Gorchakova (Association de protection de l’environnement Te mana o te moana (l’Esprit de l’Océan) basé à Moorea.
Contact : Dr. Cécile Gaspar, présidente de l'association Te mana o te moana
cecile.gaspar@gmail.com

La Grande Bretagne face aux objectifs européens

LONDRES - 24/10/07 - Lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui s'est tenu au début d'octobre 2007, l'objectif européen d'atteindre les 20% en énergies renouvelables avait été validé par l'ensemble des pays de l'Union Européenne. Les mêmes pays s'étaient aussi engagés à réduire de 20 % leur émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, voire de 30 % dans le cadre d’un accord international engageant les autres grands pays industrialisés.
Or il se trouve qu'une révélation du journal The Guardian vient quelque peu tempérer cette unanimité. En effet, un document préparé par le ministre de l'Economie et de l'Entreprise, John Hutton, devrait avertir M. Brown qu'atteindre cet objectif coûtera cher et ne se fera pas sans "de sérieuses difficultés pratiques". Toujours selon The Guardian, le ministère de l'Economie estime qu'il en coûtera 4 milliards de livres (5,7 milliards d'euros) à la Grande-Bretagne pour faire passer d'ici 2020 à seulement 9% la part des énergies renouvelables dans le pays, qui n'est actuellement que de 2%.
Sources : The Guardian
Illustration : vue d'artiste du parc hydrolien de Strangford Lough (Irlande du nord financé par le gouvernement britannique © Marine Current Turbines

L'énergie : un défi majeur pour le XXIe siècle

AMSTERDAM - Venant quelques jours à peine après la déclaration d 'Al Gore (cf.notre archive en date du 13/10/07), une organisation qui réunit des académies scientifiques de plus de 90 pays vient d'avertir, ce début de semaine, que fournir de l'énergie à 1,6 milliard de personnes supplémentaires tout en luttant contre le réchauffement climatique représentait l'un des plus grands défis de ce siècle." Opérer la transition vers une énergie durable est l'un des défis centraux auxquels le genre humain doit faire face lors de ce siècle", écrit un panel de 15 experts désigné par l'InterAcademy Council (IAC), une organisation non-gouvernementale basée à Amsterdam et qui a pour ambition de mobiliser les meilleurs chercheurs du monde. "Des données scientifiques accablantes montrent que les tendances énergétiques actuelles ne seront pas viables", ajoute le panel, coprésidé par le prix Nobel de physique 1997, l'Américain Steven Chu. Le rapport, intitulé "Eclairer le chemin: vers un avenir énergétique durable", s'inquiète, en particulier, de la hausse du nombre de centrales électriques conventionnelles au charbon, en Chine et dans d'autres pays en développement. L'IAC, qui regroupe notamment la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine et l'Inde, cite parmi les moyens de juguler les émissions de gaz à effet de serre la capture et le stockage du CO2 ainsi que le développement des énergies renouvelables qui représente des "opportunités gigantesques" pour les pays pauvres. Les énergies de la mer, bien que très timidement évoquées, font partie de ces opportunités (cf. panneau n° 2 de notre exposition). Le nucléaire, quant à lui, "peut encore à l'avenir apporter une contribution significative à la palette énergétique du monde mais seulement si on prend en compte les inquiétudes majeures liées aux coûts en capitaux et en termes de sécurité ainsi que celles reliées à la prolifération des armes", précisent les experts.
Source : Agence France Presse - Londres- 23/10/07
Illustration : réduction du panneau n°2 de l'exposition Les Energies de la mer : l'or bleu" ©3B Conseils / Francis Rousseau

Le statut de puits de carbone des océans en question...

LONDRES (Reuters) - Il semble que les océans du globe emprisonnent nettement moins de dioxyde de carbone que par le passé, tendent à montrer de nouvelles études, ce qui laisserait augurer d'une accélération du phénomène de réchauffement planétaire. Les océans sont l'un des deux grands "puits" à même d'emprisonner du carbone, avec les milieux végétalisés. Une étude menée sur dix ans par des scientifiques de l'université d'East Anglia, en Grande-Bretagne, montre que l'absorption de C02 par l'Atlantique Nord a diminué de moitié entre le milieu des années 1990 et la période 2002-2005."Des changements aussi importants constituent une énorme surprise", explique Ute Schuster, qui publiera les conclusions de ces recherches avec le professeur Andrew Watson, dans l'édition de novembre de la revue Journal of Geophysical Research."Nous pensions que la capacité d'absorption n'évoluerait que lentement, du fait de la masse importante des océans", ajoute-t-elle. Dans l'hémisphère Sud également, le taux de capture de C02 par l'océan est en recul, même si le phénomène n'est pas aussi important et soudain que dans l'Atlantique Nord. Les scientifiques fondent leurs conclusions sur des mesures réalisées par des navires marchands équipés d'un matériel qui calcule le degré de dioxyde de carbone dans l'eau. "La rapidité et l'ampleur des changements montrent que nous ne pouvons pas considérer comme acquis le statut de 'puits de carbone' des océans", en conclut Watson (...) Nous savons maintenant que l'absorption de C02 peut varier rapidement et qu'il nous faut continuer de surveiller la capacité des océans à séquestrer du carbone".

Innovation japonaise et énergie des vagues

KOBE (Japon)- 20/10/07 - L'équipe du professeur Hiroshi KANKI de l'université de Kobe a mis au point un nouveau mécanisme permettant de générer de l'électricité à partir du mouvement des vagues. Le dispositif qui a été présenté est composé d'une plate-forme de 6x9 m2, surmontée d'un gyroscope, relié à un générateur électrique. Un gyroscope consiste en une roue tournant sur un axe qui, une fois lancée, tend à résister aux changements de son orientation. Lorsque que le plancher du générateur s'incline avec le mouvement des vagues, le gyroscope résiste donc à ce changement d'orientation. Cette force de résistance est alors transférée par un axe au générateur, qui la transforme en électricité.
Avec cette méthode, entre 40 et 80% de l'énergie des vagues est directement transformée en électricité, permettant ainsi d'atteindre une puissance fournie maximale de 22 kW. Les méthodes plus traditionnelles ont, pour comparaison, un rendement de 10 à 40% seulement. L'équipe de recherche va maintenant passer à la phase d'essai en pleine mer avec le soutien de la préfecture de Tottori et d'entreprises locales. L'application la plus probable sera de fournir de l'électricité aux îles éloignées de la côte et de remplacer les générateurs actuels fonctionnant au diesel. L'objectif du groupe est d'atteindre un coût d'exploitation équivalant à celui de l'éolien. Parmi les énergies de la mer, l'énergie des vagues est une des plus stables en termes de fourniture, donc à priori la plus prometteuse. Il existe déjà un prototype français utilisant une technologie similaire : il s'agit du prototype SEAREV mis au point à l'Ecole Centrale de Nantes/CNRS UMR6598. (Cf. panneau n° 8 de notre exposition).
Sources:Nikkei - 08/10/2007
BE Ambassade de France au Japon :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51482.htm
Illustration : "La grande vague ou Tsunami" estampe d'Hokusai. La grande vague de cette estampe sert de logo à notre exposition itinérante " Energies de la mer : l'or bleu "

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