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$13.75 millions pour le projet pilote dans le Gulf Stream



BOCA RATON - (Floride - Etats-Unis) - 05/08/2009 - 3B Conseils - Les besoins en énergie des 19 millions de résidents de l'Etat de Floride, l'un des plus peuplés des Etats-Unis, sont si importants qu'ils inclinent de plus en plus les politiques américains à se tourner vers les énergies marines. CNN technologies.com a récemment confirmer (ICI) ce que j'annonçais sur ce blog dès 2007 (ICI) à savoir l'intention des chercheurs de la Florida Atlantic University (FAU) de mettre en place une turbine hydrolienne dans le Gulf Stream dans le but de tester un programme à grande échelle d'extraction à la fois d'électricité destinée à l'alimentation des maisons mais aussi, semble-t-il, d'hydrogène destiné à alimenter les automobiles. Sue Skemp, directrice exécutive du projet aux Center for Ocean Energy Technology de la FAU, confirme dans son interview à CNN que l'extraction d'énergie par hydroliennes placées dans le " Gulf Stream pourrait générer entre 4 et 10 gigawatts d'électricité soit l'équivalent de 4 à 10 centrales nucléaires". Pour mettre en place le prototype de turbine de 20 KW dont je faisais état en détail dans l'article du 19 novembre 2008 (ICI) l'Etat de Floride vient donc de mettre $13,75 millions (un peu moins de €10 millions) sur la table. Une bagatelle au regard du coût global du projet mais une bagatelle indispensable à l'avancement de ce gigantesque projet. Forte de cette manne, l'hydrolienne pilote devrait être prête à être mise en place au début 2010, c'est-à-dire avec un petit peu de retard par rapport au programme initial mais avec un retard que l'on peut qualifier de normal pour une tel projet (détail du projet pilote ICI).
Il faut rappeler que l'installation d'hydroliennes dans le Gulf Stream est sujet à polémique. En effet la question centrale de l'impact à moyen et long terme sur l'environnement marin et la vie du courant lui-même font partie, de l'aveu de Sue Kemp, " des questions auxquelles aucune réponse n'a encore été apportée à ce jour ". La Federal Energy Regulatory Commission (FERC),autorité gouvernementale américaine chargée de réguler de tels projets d'exploitation d'énergies renouvelables marines ne se prononcera positivement qu'après que toutes les réponses aient été apportées à toutes les questions posées. Cela signifie qu'en tout état de cause, si le test de l'hydrolienne pilote est un succès (et il n'y a pas de raison qu'il ne le soit pas), il faudra s'attendre à au moins 5 à 10 autres années d'études, d'enquêtes et de demandes d'autorisations avant que le projet ne voit réellement le jour. Les habitants de Floride devront patienter donc au moins une bonne dizaine d'années avant de payer leur électricité moins cher eu égard à la nature inédite de ce projet. D'ici là peut-être auront-ils fini par prendre l'habitude de faire des économies d'énergie ! Qui sait ?

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Carte: le parcours du Gulf Stream et ses températures : rouge=chaud, bleu=froid © DP

Les parcs éoliens offshore pourraient alimenter tous les foyers anglais d'ici à 2020



LONDRES- (Royaume-Uni - U.E) - 04/08/2009 - 3B Conseils -Selon la Danish Wind Association, le gouvernement britannique prévoit que ses parcs éoliens en mer pourraient fournir jusqu'à 33 gigawatts (GW) de capacité installée d'ici à 2020, soit suffisamment pour répondre à la demande d'électricité de l'ensemble des foyers du pays. Il faut rappeler en effet que le littoral, très balayé par les vents, de cet ensemble d'îles qu'est le Royaume-Uni, est d'autant plus idéal pour exploiter les vastes quantités d'énergie éolienne que les vents marins y produisent jusqu'à 25% d'énergie de plus que sur la terre. Ainsi par exemple le parc éolien offshore de Burbo Bank, au large de la côte nord-ouest, l'un des grands parcs éoliens offshore construits depuis 2003, a propulsé le Royaume-Uni en position de leader des pays d'Europe du Nord en matière d'éolien offshore, place qu'occupait jusqu'alors le Danemark précisément. Les 25 turbines de Burbo Bank, d'une capacité totale installée de 90 MW, peuvent produire suffisamment d'électricité en une année pour satisfaire la consommation annuelle de 80.000 ménages. Le Département de l'énergie et du changement climatique estime que pour atteindre le chiffre de 33 GW, ce sont quelques 5 à 7000 éoliennes supplémentaires qui devront être construites sur des sites d'ores et déjà identifiés. Le parc de Burbo Bank appartient à la société danoise Dong Energy, qui en est aussi l'exploitant. Dong qui a investi dans de nombreux autres parcs éoliens en Europe est aussi un partenaire dans le consortium London Array, parc d'éoliennes de 1.000 MW aux portes de Londres dans l'estuaire de la Tamise (cf. notre dernier article sur ce sujet ICI). La mise en service des premières éoliennes de London Array est prévue pour les Jeux olympiques de Londres en 2012.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Carte de Burbo Bank ©DP

BONNES VACANCES... MARINES

03/08/2009 - 3B Conseils - L'actualité chargée du mois de juillet a quelque peu bouleversé la rythme de parution que je comptais donner aux photos de Michel Momy extraites de son album " Poubelles de l'Océan ". Je n'ose plus m'avancer sur des dates mais en tout cas en voici quelques une aujourd'hui pour rappeler à tous ceux qui l'ignoreraient encore que le flux rapporte sur le rivage tout ce qui est jeté en haute mer et n'élimine en aucun cas ce qui est laissé sur la plage. L'Océan n'est pas votre poubelle... ni celle de personne d'ailleurs.
Francis Rousseau

Album Poubelle de l'océan © Michel Momy

Album Poubelle de l'océan © Michel Momy

Album Poubelle de l'océan © Michel Momy

Album Poubelle de l'océan © Michel Momy

Album Poubelle de l'océan © Michel Momy

Résumé des engagements français du 16 juillet 2009



LE HAVRE ( France-U.E) - 31/07/2009 - 3B Conseils -Dans son discours du Havre du 16 juillet dernier portant sur la politique maritime de la France (texte intégral de la déclaration ICI), le président de la République a mis, comme nous l'annoncions le 18 juillet sur ce blog ICI, l'accent sur le potentiel des énergies renouvelables marines et a informé les français qu'une partie du futur grand emprunt national serait utilisé pour leur mise en place. Cela constitue en soi un fait historique, puisque c'est la première fois, depuis le général De Gaulle, qu'un président de la République Française s'exprime publiquement sur le sujet. Et Nicolas Sarkozy a été disert en la matière, au point de s'engager sur des chiffres. Vous trouverez ci-après, pour mémoire et pour conclure ce mois de Juillet 2009 riche en annonces officielles françaises, les extraits de ce discours du président de la République qui concernent en particulier les énergies marines :

A propos du potentiel EdM et des technologies
« Je crois énormément au potentiel prodigieux des énergies marines. Depuis l'usine marémotrice de la Rance, la France possède une longue expérience, sans équivalent au monde, de ce qu'il faut faire, et aussi de ce qu'il ne faut pas faire sur le plan écologique. M'exprimant sur le défi des énergies renouvelables, le 9 juin dernier, j'ai pris l'engagement d'une parité des efforts de recherche entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Cela revient à renforcer de près de 200 M€ par an les moyens de la R&D sur les énergies renouvelables, au premier rang desquelles figurent les énergies marines (...) Un effort important devrait être consenti sur les technologies émergentes, comme les éoliennes offshore et flottantes, mais aussi l'énergie de la houle et des courants, l'énergie thermique des mers dans les eaux chaudes ou encore la biomasse marine. La loi découlant du Grenelle de l'Environnement va permettre de faciliter l'installation des équipements (...) Il faudra que tous se mobilisent pour réaliser cet investissement majeur, plus de 6000 MW, l'équivalent de 4 EPR. Je souhaite que d'ici le début de l'année prochaine une planification stratégique ait défini les zones de déploiement, afin de sécuriser les projets et de faciliter le raccordement au réseau ».

Un discours dont on ne peut douter que, s'il est suivi d'effets, il signe l'entrée ou plutôt le retour de la France dans la course aux Energies bleues.

IFREMER désigné comme chef de file
Nicolas Sarkozy a aussi abordé avec beaucoup de pragmatisme la question de la politique industrielle intégrée des métiers de la mer, outil indispensable au soutien à la stratégie d'équipements en énergies renouvelables. Il souhaite une « véritable politique industrielle »(...) « pour développer à partir de nos besoins nationaux des filières performantes qui exporteront ensuite nos technologies dans le monde entier. De nombreuses entreprises françaises travaille déjà sur des projets pourvoyeurs de progrès mais aussi d'emplois. Voilà pourquoi je souhaite qu'une grande plate-forme technologique soit mise en place sur les énergies marines, avec pour chef de file l'IFREMER. Dans un lieu à déterminer, que j'imagine dans une région littorale, il s'agira de concentrer les moyens de recherche publics et privés, et de valoriser l'innovation au profit des entreprises françaises, les grandes comme les petites. J'attends que cette plateforme technologique unique, qui peut être la première sur le plan mondial, soit constituée d'ici à la fin de cette année ».
Cette politique industrielle s'intègre dans un cadre plus vaste de métiers de la mer en général. « Nous avons en France deux grands constructeurs navals, les Chantiers de l'Atlantique et DCNS (...) C'est un patrimoine de compétences considérable, aujourd'hui menacé par la violence de la crise économique.. Dans un contexte de prix durablement élevés de l'énergie, de forte pression à la réduction des émissions de CO2 et de limitation très stricte de tous les impacts sur l'environnement, la marine marchande du monde entier va devoir profondément s'adapter. Il y a là une position concurrentielle stratégique à conquérir pour nos industriels. C'est aussi le rôle de l'Etat de créer les conditions du succès d'une telle entreprise ».

Une école supérieure de formation maritime et un diplôme d'ingénieur de la mer

« Ma conviction, c'est que la France doit avoir une école supérieure de formation maritime, qui donnera accès à un diplôme de haut niveau, un diplôme d'ingénieur de la mer qui n'existe pas à présent, et qui valorisera ces spécialités difficiles et si nécessaires ».(...) « Les océans sont l'exemple même d'un bien commun à l'humanité, que nous ne pourrons gérer durablement que dans un cadre mondial renforcé » laissant présager du développement prochain d'actions sans doute menées non seulement à l'échelle de la France, mais aussi de l'Europe et de la communauté internationale.
Face aux vastes immensités océaniques et la liberté offerte par les mers, une politique maritime ne peut, pour être efficace, rester l'affaire d'un seul pays".

Prochaine étape (très) attendue : la réalisation.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs: Service de presse de l'Elysée on line. Service photos Elysée/ L. Blevennec

Le Royaume-Uni consacre £ 60 millions aux énergies marines



LONDRES -(Royaume-Uni - U. E) - 30/07/2009 - 3B Conseils - Ce sont quelques 60 millions de livres sterling (€ 70,26 millions) que le gouvernement britannique vient de décider d'investir dans des mesures destinées à stimuler l'industrie des énergies des courants et des vagues dans le pays.Cela représente une partie du budget de £ 405 millions (€ 474 millions) annoncé en avril dernier dans le cadre de la nouvelle stratégie industrielle décarbonée et dont le gouvernement a décidé la répartition suivante pour les énergies marines :
- £ 9,5 millions ( € 11, 12 millions) profiteront directement au projet du Wave Hub(cf. notre article ICI) prévu au large des cotes de Cornouailles, auxquels s'ajoute un financement de plus de £ 10 millions pour faire de la région Sud-Ouest du Royaume-Uni, le premier Espace économique décarboné en y implantant un centre mondial des énergies des courants et des vagues.
- £ 10 millions (€ 11, 71 millions) consacrés aux installations du Centre national des énergies renouvelables dans le Northumberland.
- £ 8 millions (€ 9, 36 millions) pour le Marine Energy Centre (EMEC) dans les Orkneys Islands (cf. un de nos articles ICI)
- £ 22 millions (€ 25, 76 millions) seront entièrement consacrés à une nouvelle structure : le Marine Renewables Proving Fund (cf article du Guardian ICI) exclusivement dédié à la fabrication et à la mise en test de démonstrateurs de récupérateurs d'énergies des vagues et des courants.
L'importance budgétaire de ce nouveau fonds en dit assez long sur la volonté du Royaume-Uni de se situer en toute première ligne dans le domaine des technologies de récupération des courants et des vagues.
Je rappelle que, selon une étude gouvernementale britannique, le marché mondial de l'énergie des courants et des vagues a été estimé pour 2007/2008 à £ 1,98 milliards (€ 2, 31 milliards) dont 3,7% soit £ 73 millions (€ 85,48 millions) pour le seul marché britannique. Selon la Sustainable Development Commission (Commission du développement durable), l'électricité tirée de l'énergie des courants pourrait contribuer pour 13% à l'approvisionnement en électricité de toute la Grande-Bretagne, la plus grande partie provenant de la région de la Severn (cf. une de nos articles sur le sujet ICI) où le gouvernement mène actuellement une étude sur deux ans. Ce budget de 60 millions affecté aux énergies marines s'inscrit dans un plan global de développement de l'énergie des courants et des vagues publié par le gouvernement britannique et dont l'objectif est clairement de maximiser la croissance et l'emploi dans le pays.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés. Carte des ressources houlomotrices européennes © EMEC

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