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Les USA deviennent leader mondial de l'éolien.


WASHINGTON (Etats-Unis) - 13/08/2008 - 3B Conseils - Le service de presse de l'AWEA (American Wind Energy Association) a annoncé la semaine dernière (ICI) la publication de son rapport très attendu concernant l'état de l'éolien américain au second trimestre 2008. En résumé, ce rapport (PDF téléchargeable ICI) annonce que les Etats-Unis sont devenus, au second trimestre 2008, les leaders mondiaux de l'éolien installé (onshore et offshore) et les leaders mondiaux de la production d'énergie éolienne avec une capacité de 19549 MW utilisés à 100% de sa capacité. Cela permet à l'AWEA d'annoncer que le taux de croissance de l'éolien installé pour toute l'année 2008 aux USA sera de 45% ! Effectivement ça laisse un peu sans voix, même si un bémol, pour 2009, est apporté par certains commentateurs spécialisés quand aux délais administratifs jugés toujours trop longs et aux taxes à l'implantation encore trop élevées qui risqueraient de décourager les investisseurs. Quoiqu'il en soit, les Etats Unis soufflent (le terme convient bien dans ce domaine !) la première place mondiale à l'Union Européenne, représentée principalement en l'occurrence par l'Allemagne et le Danemark... Coïncidence sans doute, mais sûrement pas hasard, le même jour, le 4 août donc, le Secrétariat à l'Energie Eolienne et aux Projets Hydroélectriques du Département d'Etat à l'Energie (DOE) annonçait son intention d'octroyer, sous forme de prix, un financement exceptionnel à 7 laboratoires nationaux pour faire face aux défis d'intégration rapide d'un pourcentage élevé d'énergies renouvelables dans la production électrique nationale. Ce "prix", d'un montant total de 4,057 millions de dollars (2,717 millions d'euros), devrait principalement servir aussi à financer le développement de connexions plus fournies entre les divers types d'énergies renouvelables existantes, grâce à une collaboration plus étroite entre recherche et industrie, notamment en ce qui concerne l'énergie éolienne et les énergies hydroélectriques (terme qui intègre dans la terminologie du DOE, les énergies de la mer). Ce prix, part infime de l'effort de 140 millions de dollars (93,7 millions d'euros) consacrés en 2008 par le DOE aux énergies renouvelables bénéficie aux 7 laboratoires suivants : National Renewable Energy Laboratory ; Pacific Northwest National Laboratory ; Oak Ridge National Laboratory ; Lawrence Livermore National Laboratory ; Argonne National Laboratory ; Sandia National Labs et Los Alamos National Laboratory. Son montant devra être utilisé à explorer trois grands axes :
1. Analyse et modélisation : les laboratoires engagés dans ce programme travailleront avec les opérateurs régionaux et les autorités de planification afin de mieux comprendre l'impact de l'énergie éolienne et la façon de la connecter avec d'autres sources d'énergie renouvelables (terrestres ou/et hydraulique donc marines) pour améliorer leur fiabilité commune et leur rentabilité.
2. Evaluation des ressources éoliennes : les labos chercheront à améliorer la compréhension de la ressource éolienne, sachant qu'un nouveau logiciel à peine mis en service ces jours ci, permet maintenant des prédictions beaucoup plus fines des gisements sur 10 jours.
3. Implantation et questions environnementales : les laboratoires se pencheront sur les obstacles environnementaux à l'élaboration de projets éoliens et créeront une base de données intégrée des sites éoliens.
De plus amples renseignements sur cet ambitieux programme peuvent être obtenus auprès du Wind & Hydropower Technologies Program du DOE, ICI
Article : Francis ROUSSEAU
Documents de référence : D.O.E Energy Efficiency and Renewable Energy et sites liés dans le texte

Un procédé de propulsion navale à énergie des vagues


PARIS (France) - 12/08/2008 - 3B Conseils - Sur le web, l'attention est régulièrement attirée depuis quelques mois par les modes de propulsions navales s'alimentant directement aux énergies marines. Nous avons présenté ici le catamaran fonctionnant à l'énergie éolienne et à l'énergie des vagues ; à la fin de l'an dernier, un projet de bateau propulsé par énergie des vagues a aussi fait le tour du monde sur la toile... à défaut de le faire par les mers. Qu'en est-il au juste de ces projets ? Fantaisie ou prospective ? Avant tout, il faut rendre à César ce qui lui appartient et en l'occurrence César s'appelle François Kneider. Qui est François Kneider ? C'est un inventeur français de 70 printemps, qui a beaucoup fait parler de lui un peu partout sur le web depuis 2005, grâce précisément à un système de propulsion navale directement tiré de l'énergie des vagues, système aussi incongru qu'efficace. Cet inventeur autodidacte (en France il s'agit là de deux gros mots et de deux énormes défauts !) pense qu'il faut plutôt chercher à transformer directement les énergies marines pour les besoins immédiats plutôt que de les transformer en électricité stockable à terre. Comme il a raison ! Mais comment faire ? Le concept de base de Kneider, dans le cas précis consiste à convertir le mouvement vertical des vagues en un mouvement horizontal qui fasse avancer le bateau (cf. la série de schémas et la proposition expliquée dans le détail en anglais de son procédé contenant même une petite expérience simple à réaliser soi-même à domicile pour se convaincre de l'efficacité, accessible ICI). Lors de la présentation de ce système à un dirigeant d'une grande entreprise électrique (resté anonyme), ce dernier a déclaré à Kneider : " Votre système ne devrait pas fonctionner ! " Tout en admettant qu'il fonctionnait bel et bien. Les conventions en la matière auraient donc tort... (ce ne serait pas la première fois ! ). Le bateau de Kneider modifié pour atteindre l'autonomie totale est, comme le montre la photo de sa maquette, affublé d'une série de pales (rétractables en cas de trop forte houle) qui sous l'action des vagues transforment directement le mouvement en électricité... un peu à la façon du système biomimétique inspiré de la nageoire de thon de la compagnie australienne BioPower Systems que nous avons déjà présenté à plusieurs reprises sur ce blog. Le principe est similaire mais l'utilisation radicalement différente. Dans le procédé de Kneider, il ne s'agit pas de transformer cette énergie des vagues en électricité pour l'acheminer vers une centrale ou vers une pile, mais il s'agit de la consommer sur place, sur le bateau, à mesure qu'elle est produite et pour le premier de ses besoins à savoir : avancer. C'est une grande idée... et comme toute grande idée : elle est très simple. Maintenant selon la formule française bien connue : Yapluka. Et c'est d'ailleurs là bizarrement que ça n'avance plus généralement !
Il ne fait plus de doutes en tout cas, que les modèles de propulsion navale tirant leur énergie des ressources marines (vagues, courants, vent...) doivent offrir dès maintenant une voie de Recherche et Développement à explorer autrement qu'avec un air goguenard.
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : site lié. Photos © François Kneider

Inauguration du prototype WaveGen


INVERNESS / ISLAY (Ecosse) - 11/08/2008 - 3B Conseils - Voith Siemens Hydro Power Generation et Jim Mather, Ministre de l'Entreprise, de l'Energie et du Tourisme du gouvernement Ecossais ont inauguré le 30/07/08 la turbine WaveGen Limpet d'une puissance de 100 KW à Islay en Ecosse. Cette turbine, prototype des turbines commerciales qui seront impliquées dans le vaste projet Siadar Wave Energy Project (SWEP) a été pour l'instant installée et mise en service à l'intérieur d'une zone contrôlée par WaveGen près de Portnahaven. Le projet Siadar est en cours de développement en partenariat avec Npower renewables, filiale britannique de RWE Innogy, sur la plus grande île d'Ecosse, Lewis and Harris. Intégrée à une structure brise-lames, la future centrale fonctionnant à l'énergie des vagues exploitera à Siadar Bay l'énergie d'une très forte houle venue de l'Atlantique (cf.photo) pour en tirer une puissance pouvant aller jusqu'à 4 MW. Les travaux de construction de l'usine proprement dite pourraient commencer dès 2009, sitôt le feu vert donné par le gouvernement écossais. Voith Siemens Hydro Power Generation, propriétaire de Wavegen, a pu mener à bien la réalisation de ce prototype de turbine grâce à l'appui du programme Wave and Tidal Energy Support (WATES) du Gouvernement écossais. Au moment de l'inauguration, Roland Muench, Président de Voith Siemens Hydro, a déclaré : " Avec cette nouvelle turbine, WaveGen étend les possibilités d'exploitation de l'énergie des vagues jusqu' à une catégorie de vagues très puissantes et par conséquent accroît l'attrait économique de ce type d'énergie. La fiabilité démontrée à l'essai par d'autres turbines de même type devraient être validée sans problème dans cette turbine de 100 KW ". Rappelons pour mémoire que Voith Siemens Hydro Power Generation est une filiale du groupe Voith Siemens dont le chiffre d'affaire a été estimé pour 2007 à 1 milliard d'euros. Voith, créée en 1867, est une entreprise toujours aujourd'hui majoritairement familiale, agissant dans les domaines de la papeterie, de l'énergie, des transports et des services avec un chiffre d'affaire global de 4, 2 milliards d'euro et un effectif mondial de 37.000 personnes réparties sur 270 sites mondiaux. En France, Voith dispose d'une filiale Voith turbo implantée à Marne-la-Vallée depuis 1975, employant 50 salariés avec un chiffre d'affaire de 45 millions d'euros.
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : Voith Siemens ; Wavegen ; RWE innogy ; Npower renewables ; BBC ; Photo 1 : le ministre Jim Mather inaugurantla turbine WaveGen ©Voith Siemens ; Photo 2: la structure brise lame © WafeGen

Collaboration anglo-indienne en matière de R&D


LONDON (U-K) - 08/08/2008 - 3B Conseils - Selon un article paru dans Technology news du 5 août dernier, deux agences régionales du British Midlands (agence centrale de développement économique fondée par le gouvernement anglais), l'agence East Midlands Development Agency et l'agence Advantage West Midlands, souhaiteraient offrir aux entreprises indiennes de R&D en matière d'énergies renouvelables, un espace de travail à la hauteur de leurs ambitions. Une sorte de Silicon Valley du renouvelable à l'anglaise avec universités et instituts spécialement dédiés au domaine des énergies alternatives et en particulier des énergies renouvelables de la mer connu sous le nom de ETI (Energy Technologies Institute). Cet organisme a officiellement commencé ses activités en décembre 2007 avec un premier appel à participation à des programmes visant à développer de nouvelles technologies d'exploitation de l'énergie éolienne en mer mais aussi de l'énergie des courants, des marées et des vagues. Ce partenariat R&D placé sous la présidence conjointe de Paul Golby (E. ON UK) et de Sir David King, conseiller scientifique du gouvernement britannique et responsable du bureau de la Science au sein du même gouvernement, s'est engagé à lever des sommes importantes principalement issues d'investissements privés. Il faut dire qu'ils n'auront pas beaucoup de mal car, cofinancé par le gouvernement britannique et par des acteurs du secteur privé, l'ETI réunit déjà autour de son berceau doré tout le gotha du monde des entreprises parmi lesquels BP, Caterpillar, EDF Energy, E. ON UK, Rolls-Royce et Shell Royal Ducth. Leur contribution financière, (ainsi que celle du gouvernement britannique ) fournira à l'ETI un budget potentiel de plus de 1,2 milliards de dollars (776 millions d'euros) sur 10 ans, la participation d'autres entreprises privées pouvant aisément porter cette somme à 2 milliards de dollars (1, 29 milliard d'euros). L'ETI remplira sa mission vis à vis des sociétés indiennes de R&D grâce à la proximité de grandes universités spécialisées dans les hautes technologies dont notamment The University of Nottingham ou Loughborough University Birmingham. Commentant cette volonté, Mme Chandrika Shah, représentante au sein du British Midlands des intérêts des sociétés indiennes a déclaré : " C'est en effet une formidable opportunité pour les entreprises indiennes et leurs activités à l'échelle mondiale, que de se retrouver ainsi immergées dans une telle richesse de connaissances et d'expertises. L'ETI apportera, sans aucun doute possible, aux entreprises Indiennes de R&D la possibilité d'une collaboration industrielle dans le domaine de sciences de l'énergie et de l'ingénierie de très haut niveau ". Rappelons que l'ETI a été créé pour accélérer le développement et la commercialisation des technologies énergétiques renouvelables destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour booster le déploiement et l'efficacité productive des nouvelles technologies énergétiques à faible teneur en carbone. Il devrait servir également à augmenter les financement et à donner des orientations stratégiques nationales en matière de R&D de même qu'à promouvoir une meilleure coopération technique internationale dans le domaine.
Article : Francis Rousseau

Retrouvez dans la colonne de droite de ce blog la dernière merveille architecturale de Dubaï conçu par l'architecte israelo-italien David Fisher.

Documents de référence : Technology News ; ETI ; British Midlands. Photo : Energy Islands Project © Inhabitat

L'éolien offshore allemand profite de la loi EEG


BONN (Allemagne Fédérale) - 07/08/2008 - 3B Conseils - Après quelques tergiversations, sans doute dues aux coûts élevés des matières premières et, comme nous l'annoncions déjà le 23 mai 2008 (ICI), le feu vert officiellement donné pour la construction du premier parc éolien offshore allemand vient enfin de se concrétiser. L'Office fédéral pour la navigation et l'hydrographie (BSH) vient en effet d'autoriser à son tour le constructeur Multibrid (filiale du français Areva) à installer en mer du Nord les 6 premières éoliennes géantes (5MW chacune) du parc expérimental " Alpha Ventus ", à 45 km de l'île de Borkum. Devrait suivre donc, courant 2009, la construction de 6 autres machines, portant la capacité totale installée à 60MW, comme initialement prévu. Le projet s'inscrit dans le cadre de l'initiative de recherche " RAVE " (Research at Alpha Ventus) qui vise à acquérir suffisamment d'expérience en matière de construction et d'exploitation de futurs parcs éoliens en mer. Rappelons que les recherches allemandes sur l'éolien offshore, menées par les constructeurs et plusieurs instituts de recherche, sont soutenues par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) à hauteur de 50 millions d'euros. Dans un futur - maintenant de plus en plus proche - et bien que le calendrier initial ait été ralenti ces derniers mois (depuis mai dernier), plusieurs parcs commerciaux devraient voir le jour en Allemagne. Cette industrie naissante bénéficie depuis peu d'un cadre réglementaire favorable : adoptée en juillet 2008, la nouvelle loi EEG (loi de promotion des énergies renouvelables électriques, (PDF de la loi en français ICI) fixe de meilleures conditions tarifaires que la précédente. L'éolien en mer doit contribuer de manière significative à la réalisation des objectifs climatiques du gouvernement fédéral allemand.
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : BMU (Ministère fédéral allemand de l'environnement) ; Multibrid ; ADIT. Photo : Transport d'un tronçon d'éolienne © Multibrid

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