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THAMES TIDAL ARRAY : vers une ferme hydrolienne au coeur de Londres



LONDRES - (Royaume-Uni) - 04/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
Il y a un peu plus d'un mois, la compagnie britannique Nautricity créait l'évènement outre-Manche en annonçant son intention d'installer une turbine hydrolienne en plein coeur de Londres, sous le vénérable HQS Wellington, un sloop historique de la Royal Navy, amarré à Temple Steps. Cette véritable institution marine britannique, qui est la propriété de Wellington Trust et héberge le foyer de l'honorable Company of Master Mariners, a obtenu une autorisation spéciale du Port of London Authority pour mener cet essai hydrolien de deux mois qui s'achève donc en ce moment.

Cet essai est destiné à valider le concept de l'hydrolienne CoRMaT de 20 KW qui a la particularité de posséder une double hélice, dite à contre rotation, une première à trois pales qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, doublé d'une seconde hélice à quatre pales qui tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Cette hydrolienne d'un genre assez novateur peut être amarrée plutôt que fixée au fond marin comme la plupart des autres. Son utilisation offre de nombreux avantages dont les plus significatifs s'exprime en termes de réduction voire de suppression de turbulences, ce qui va permettre d'atténuer l'affouillement du lit du fleuve et des berges.
L'hydrolienne CoRMaT, une fois validée, devrait servir à mettre en place le Thames Tidal Array, un parc hydrolien constitué d'une centaine de turbines situées dans la Tamise, en plein coeur de Londres, entre l'abbaye de Westminster et Margate et qui devrait produire 500 Kw soit de quoi alimenter 35 000 foyers. Après les deux mois de tests du prototype qui vont s'achever bientôt, il faudra compter 18 mois pour que l'installation de hydroliennes CoRMaT soit parachevée.

Sources. Sites liés et cités. Photos l'hydrolienne CoRMaT © Nautricity

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

AREVA et IBERDROLA : accord de partenariat stratégique en vue de l’appel d'offres français


PARIS - (France ) - 01/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Dans un communiqué de presse du 29 juin 2011, la filiale à 100% d'AREVA, AREVA Wind, annonce avoir signé un protocole d’accord de partenariat stratégique avec le géant espagnol Iberdrola Renovables "dans le but de développer conjointement des projets éoliens en mer en France". Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme annoncé par le gouvernement français, qui fixe un objectif de 6 GW de puissance à installer d'ici 2020. Avant même que la première phase du programme (3 GW pour cinq parcs éoliens au large des côtes françaises) n'ait été officiellement lancée par le gouvernement, même si cela est imminent, les partenaires ont annoncé se positionner sur deux des cinq zones offshore qui seront retenues dans cette première phase ; le nom d'Areva comme fournisseur de turbines avait déjà beaucoup circulé sur les projets de la zone de Fécamp, du projet dit des Deux Côtes et du projet dans la zone Calvados.
En mai 2011, AREVA Wind a signé avec GDF Suez et VINCI un accord de partenariat de même type portant principalement sur trois champs éoliens en mer : Dieppe-Le Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Les parcs éoliens seront développés par le consortium d’investisseurs associant GDF Suez et VINCI et équipés d’éoliennes fabriquées par AREVA Wind. Dans le cadre de l'accord signé ce 29 juin 2011, AREVA Wind s'engage à être le fournisseur exclusif des turbines M5000 de 5MW qui équiperont les parcs éoliens développés au large des côtes françaises par Iberdrola Renovables.


La M5000, d'une puissance de 5MW, installée en haut d'un mât de 130 mètres avec des rotors trois pales de 16, 5 tonnes chacune, fonctionne avec une ressource éolienne se situant dans la plage comprise entre 4 et 25 mètres/seconde. Le mât supporte la nacelle, le rotor et les 3 pales pour un poids total de 349 tonnes, ce qui en fait une éolienne particulièrement légère comparée à la capacité installée. La nacelle est assemblée sur le site puis montée en un seul bloc sur la tour, en pleine mer. Très compacte, la M 5000 héberge une technologie de pointe dans un espace restreint. Ce caractère compact est rendu possible par l’intégration intelligente du roulement du rotor, du multiplicateur et du générateur dans un seul et même carter. Ses dimensions réduites limitent la transmission de charge à la tête de la tour, idéal pour une éolienne de forte puissance. Une faible vitesse de rotation associée à un nombre limité de pièces en mouvement et à l’utilisation de paliers lisses minimise le risque d’usure du système d’entrainement. Un système de surveillance spécifique contrôle en permanence le fonctionnement des composants clés et signale toute irrégularité. Il facilite ainsi la planification des opérations de maintenance et assure un gain en efficacité. De surcroît, la M5000 est équipée d’un système spécial de traitement de l’air, destiné à protéger ses composants. L’air ambiant est aspiré et toutes les particules corrosives sont filtrées. Une surpression est créée au niveau de l’ensemble du système et permet de protéger l'éolienne des influences extérieures corrodantes. Avec un effectif de près de 300 personnes, le principal site de production de turbines éoliennes d'AREVA Wind se situe à Bremerhaven dans le nord de l'Allemagne (ex site de production de Multibrid). Cette usine se consacre à la production du moyeu et de la nacelle de l'éolienne M5000 avant leur livraison au port. AREVA Blades est chargé de la fabrication des pales sur le site de Stade, à proximité de Bremerhaven.
Concrètement 6 turbines M5000 équipent déjà le parc allemand en service d'Alpha Ventus ; les problèmes qui ont conduit l'an dernier à leur démontage afin de réparer les pièces défectueuses d'un sous-traitant puis à leur réinstallation ont coûté plusieurs millions d'euros à la compagnie (ICI), mais peuvent être considérés comme un risque technique probable lors de la première installation d'une technologie aussi innovante. Depuis l'an dernier, AREVA Wind a signé un contrat avec Wetfeet Offshore Windenergy pour la fourniture de 80 turbines M5000 d’une valeur de plus de 800 millions d’euros pour le parc éolien farshore (90 km des côtes) en Mer du Nord, Global Tech 1, ainsi que des services et opérations de maintenance. AREVA Wind a également signé un contrat avec Trianel, l'une des régies municipales les plus importantes d'Europe, pour la fourniture de 40 éoliennes M5000 destinées au parc éolien offshore de Borkum West II, (cf. notre article du 26/01/2009) en Mer du Nord. Borkum West II est le plus grand projet éolien jamais entrepris dans les eaux allemandes de la Mer du Nord. Situé à 45 km au large de la côte nord de l’île de Borkum, le projet se trouvera à proximité d’Alpha Ventus, le premier parc éolien d’Allemagne.

AREVA Wind figure parmi les 3 premiers acteurs européens de l'éolien en mer. D’ici fin 2013, la base installée devrait représenter plus de 120 éoliennes en fonctionnement en Europe.
Anil Srivastava, Président d’AREVA Renouvelables, a déclaré : "AREVA est pleinement impliqué dans le développement d’une filière industrielle en France en apportant son expérience dans la fabrication d’éoliennes de 5 MW. Le partenariat avec Iberdrola, un acteur majeur dans les énergies renouvelables, constitue une étape clé pour le développement de nos activités en Europe et une opportunité exceptionnelle de croissance économique et industrielle pour le groupe". En effet AREVA numéro 1 mondial du nucléaire avec 48000 collaborateurs, développe par ailleurs, de plus en plus, ses activités dans les énergies renouvelables (éolien, solaire, bioénergies, hydrogène et stockage) pour devenir d'ici 2012 l’un des trois leaders mondiaux de ce secteur.

Quant à Iberdrola Renovables : c'est actuellement le leader mondial du développement de parcs éoliens. La compagnie est présente dans plus de 20 pays dont les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique, le Guatemala, l'Estonie, la Bulgarie, la Roumanie, Chypre, le Canada, la Chine... En Europe seule, elle compte environ 10 000 MW de projets en développement en Espagne, Grèce, France, Pologne, Allemagne, Portugal, Italie, Irlande et majoritairement au Royaume-Uni où la compagnie espagnole développe le projet Argyll Array (Écosse). En partenariat avec Vattenfall, Iberdrola Renovables développera également 7 200 MW pour le parc East Anglia, au large des côtes de Norfolk. A l'occasion de la signature de l'accord avec AREVA Wind, Keith Anderson, Président de l’activité Offshore d’Iberdrola, a déclaré : "Le développement des projets éoliens en mer est l’un des principaux axes de croissance d’Iberdrola Renewables. Nous bénéficions actuellement de projets de grande envergure au Royaume-Uni, en Allemagne et en France. Fortement implanté en Europe, AREVA est l’un des principaux développeurs d’éoliennes offshore et donc un partenaire idéal avec qui développer l’ensemble de ces projets."
Ce partenariat entre deux géants permet enfin d'envisager sérieusement l'avenir de l'éolien offshore en France.

Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Areva M5000 : turbine et nacelle © AREVA Wind. 2 : M5000 dessin technique © AREVA Wind. 3 M5000: générateurs © AREVA Wind. 4 : M5000 pales © AREVA Blades. 5 : Parc Alpha Ventus © Alpha Ventus . 6. Mât de M5000 © AREVA Wind

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FLUMILL ™ veut transformer les grands courants océaniques en électricité


STAVANGER - (Norvège) - 30/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
Continuant la revue les technologies de récupération des énergies des courants et des vagues dont certaines sont testées à l'EMEC que j'ai commencé voici quelques mois, je voudrais aujourd'hui faire mention d'un projet assez mystérieux mais très prometteur que l'on doit à la Norvège : le projet Flumill™. Il faut d'ailleurs signaler que la Norvège est très active dans le domaine de la recherche houlomotrice et hydrolienne où elle compte plusieurs projets en cours de développement.

Le projetFlumill™ a commencé à être conçu en 2002, et entamera les premiers tests de son prototype de 1,5 MW au troisième trimestre 2011, c'est à dire cet été. Les essais du prototype doivent s'achever à l'automne 2011, date à partir de laquelle un prototype commercial pour une utilisation nearshore sera développé par un consortium composé de Flucon BV (pas de site web), de SMI (pas de site web), conducteur du projet et de divers investisseurs privés : (Sorkomp, spécialiste des produits composites, Seagcar, SmartMotor, spécialisé dans les technologies motorisés sous marine d'une façon générale. Le but final est de développer une version offshore et farshore de Flumill™.

Ce qui frappe dans le système hydrolien Flumill™ c'est son absence d'hélices, contrairement à presque tous les autres systèmes testés aujourd'hui. L'unité Flumill™ se présente sous la forme de deux gigantesques vis de forage placées côte à côte, un système mis au point par Jan-Inge Eielse qui a commencé sa carrière comme ingénieur pétrolier pour le Norwegian Petroleum Directorate (NPD). Ce système, étonnant par sa robustesse et sa simplicité, se compose de la fondation (une fixation solide mais discrète sur le fond marin), de la machine elle-même qui se décompose en une turbine (les deux fameuses "vis de forage") et un générateur (placé au bas des "vis"). Le système peut-être fixé aussi bien dans un environnement nearshore exploitant des courants marins normaux qu'offshore ou farshore exploitant des grands courants océaniques de type Gulf Stream, Courant de Floride, Courant Atlantique-Nord, Courant Norvégien, Courant du Labrador, Courant des Canaries, Courant Nord équatorial, etc...
Les avantages mis en avant par le constructeur sont : aucune partie de la machine visible en surface, des coûts de fabrication, d'installation très bas et d'entretien très bas, un système qui continue à produire pendant sa maintenance, une intégration en douceur dans l'environnement, pas d'interférence avec le trafic maritime (1gt; 10m), pas de pales gênantes. D'autre part, la technologie fait appel à une ressource énergétique indépendante de la situation climatique mondiale et peut-être exploitée aussi en mer (près, loin ou très loin des côtes), qu'en milieu fluvial ou lacustre. Il possède un coût de démantèlement très bas à la fin de la durée de vie et un impact quasi nul sur le fond qui héberge le système.
Des estimations de coût /performances sont fournis par le constructeur sur la base d'une exploitation dans un courant marin de 2, 5 m/s pendant 1 an. Dans ces conditions : investissement/effet installé = $1, 9 millions
/ MWV ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 20 KWh dans un courant océanique ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 70 KWh dans un courant marin normal.

Actuellement Flumill™ recherche des sites d'implantation de sa technologie à l'échelle commerciale en coopération avec des partenaires internationaux (des distributeurs d'électricité pour ne pas les nommer. La compagnie se dit prête à former un consortium avec qui l'aidera à mettre au point le système, moyennant un investissement de $150 à $300 millions un montage permettant d'exploiter 50 à 100 machines pour obtenir une capacité de 75 à 100 MW et produire de 200 à 400 GWh/an, soit de quoi alimenter de 10 à 20.000 foyers et d''épargner les rejets dans l'atmosphère de 107 à 240.000 tonnes de CO2 par an. Le projet vise les marchés Norvégien, Britannique et Irlandais, Canadien et Russe.
Selon l'IEA (International Energy Agency), les capacités mondiales en énergie des courants se situeraient aux environs de 100.000TWh, sachant que la consommation mondiale d'électricité s'établit aujourd'hui autour de 16 000TWh. Selon les mêmes sources, l'Europe pourrait produire 100 TWh d'énergie à partir de l'hydrolien dont 50TWh pour le Royaume-Uni, 1 à 3 TWh pour la Norvège et 2 TWh pour la côte nord-ouest de la Russie.

Sources : sites liés et cités : Photos 1 : simulation d'artiste de la technologie Flumill™©Flumill™ . 2: Carte des grands courants marins. © Flumill.

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L'hydrolienne DHV affiche ses performances




BRISBANE - (Australie) - 29/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
L'Australie, dont 86 % de la population a récemment plébiscité les énergies renouvelables, peut s'enorgueillir de posséder plusieurs prototypes de récupérateurs houlomoteurs ou hydroliens. Dans la première catégorie, je rends compte régulièrement sur ce blog des aventures du BioWave de Biopower Systems, du CETO de Carnegie Wave energy ou même du malheureux Ocean Lynx. Dans la seconde catégorie, je garde un oeil attentif sur le devenir de systèmes hydroliens comme le Bio Stream de Biopower System, de la turbine de Cetus Energy, du très discret projet australo-britannique Tidal Delay par Woodshed Technologies/CleanTechCom...

Je n'avais pas encore écrit sur la turbine DHV développée par Tidal Energy Pty Ltd basé dans le Queensland en Australie. La turbine DHV - acronyme de Davidson-Hill Venturi Turbine - est habillée d'un capot qui optimise ses performances en accélérant le flux d'eau. Contrairement à la plupart des autres turbines "venturi", la turbine DHV produit 3 fois plus d'énergie qu'un même modèle sans capot. Les performances de cette technologie, sur laquelle très peu d'informations circulent, auraient été cependant validées par plusieurs leaders mondiaux des systèmes hydrocinétiques. En bref, ce serait ce que l'on peut faire de mieux avec un seul rotor de turbine. La possibilité de réguler les performances en fonction de la rapidité du courant la rend d'autant plus candidate à une utilisation commerciale sur une grande variété de sites (eau douce et sites marins nearshore).

Les hydroliennes DHV sont largement évolutives, avec des puissances variant de 10 kW à 5 MW par turbine, dans des conditions de débit moyen du courant. Les performances sont aussi fonction du diamètre du rotor. Ainsi pour un rotor de 1,5 m, la capacité sera de 4,6 kW à 120 kW ; pour un rotor de 2,4 m la capacité sera de 10 kW à 300 kW ; pour un rotor de 5 m la capacité sera de 50 kW à 1,35 MW ; pour un rotor de 7 m la capacité sera de 100 kW
à 2,7 MW ; et enfin pour un rotor de 10 m, le plus grand prévu actuellement, la capacité sera de 200 kW à 5,5 MW. Les capacités de ces DHV, qui ont fait l'objet de vérifications et de validation pendant les essais, apparaissent comme étant de 60 % plus élevées (chiffres du constructeur) que celles d'une turbine venturi habituelle avec ou sans capot.
Les DHV peuvent être directement connectées au réseau ou utilisées de façon isolée pour fournir de l'énergie à des communautés éloignées de toute possibilité de raccordement au réseau comme les communautés insulaires.

Sources: Sites liés et cités. Photos : vue d'artiste de la turbine DHV ©DHV Essai de la turbine DHV ©DHV

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STATKRAFT et NITTO DENKO / HYDRANAUTICS : accord sur le projet de centrale osmotique



OSLO - (Norvège) - 28/06/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Le norvégien Statkraft a annoncé (ICI) la concrétisation de son projet de faire équipe avec l'entreprise japonaise Nitto Denko, leader mondial des membranes d'ultrafiltration pour le dessalement. Cette collaboration s'opère dans le but d'accélérer les progrès technologiques nécessaires au projet de centrale utilisant la technologie de l'osmose inverse pour produire de l'électricité.

Selon les termes de l'accord, c'est Hydranautics, filiale située à Oceanside (Etats-Unis) du groupe Nitto Denko basé à Osaka (Japon), qui développera des membranes spécialement conçues pour une utilisation à grande échelle dans les futures centrales osmotiques. Le but est de porter cette technologie encore expérimentale vers le stade commercial. Les membranes sont en effet une composante essentielle des générateurs d'énergie osmotique exploitant le processus naturel de l'osmose inverse. Rappel du principe : quand de l'eau salée se mélange à de l'eau contenant moins de sel, l'osmose provoque un écoulement naturel de la faible vers la forte salinité. Si les deux masses d'eau sont séparées par une membrane, celle-ci crée alors une résistance physique entre les deux masses d'eau, salée et non salée, laquelle génère une pression exploitée pour produire de l'énergie.
Statkraft, qui travaille sur l'énergie osmotique - également connue sous le nom de «énergie bleue» - depuis plus de 10 ans, a inauguré la première centrale osmotique pilote du monde en 2009 à Tofte dans la région d'Oslo. (cf. notre article du 9 octobre 2009).

Pour résumer je rappellerai que la centrale pilote de Tofte (photo ci- contre) bâtie à la fois au bord de la mer et à proximité d'un cours d'eau, utilise l'eau de mer et l'eau douce stockées dans deux chambres différentes, séparées par une membrane d'acétate de cellulose semi-perméable. L'augmentation de la pression exercée sur la chambre d'eau salée par la chambre d'eau non salée est utilisée pour entraîner une turbine Pelton qui va produire de l'électricité. A grande échelle, une centrale osmotique de 25 MW serait capable de traiter le passage de 50.000 litres d'eau de mer et de 25.000 litres d'eau douce à chaque seconde, produisant environ 166 GWh d'électricité par an - soit de quoi alimenter 30 000 foyers (chiffres et comparatifs Statkraft). La technologie de production d'énergie par osmose inverse est une technologie encore difficile à maîtriser, dans laquelle peu de pays en dehors de la Norvège ont osé se lancer jusqu'à aujourd'hui, car tout repose sur la membrane semi-perméable qui sépare les deux chambres aqueuses. La mise au point d'une membrane efficace, robuste et rendant les débits traités rentables, est maintenant expérimentée depuis de nombreuses années.

Yasushi Nakahira, directeur général de la division membrane mondiale de Nitto Denko et directeur général de Hydranautics, a insisté sur le fait que : "Développer certains éléments de la membrane pour la production de l'énergie osmotique correspondait tout à fait à la stratégie de Nitto Denko". Fondés en 1918, Nitto Denko et sa filiale Hydranautics comptent plus de 31.000 employés répartis dans 27 pays. Ce sont les spécialistes du dessalement d'eau mais aussi du retraitement des eaux usées.

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Docs : Sites liés et cités. Photos 1 : Schéma du principe de fonctionnement d'une d'usine osmotique ©Statkraft. 2 : La signature de l'accord entre Statkraft, Nitto Denko et Hydranautics ©Nitto Denko

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