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Shanghaï et Brest développent de nouveaux programmes EMR


BREST - (France-U.E. / SHANGHAÏ - Chine) - 30/06/2010 - 3B Conseils- Une coopération maintenant bien établie entre le Technopôle Brest-Iroise et l'Université maritime de Shanghaï (SMU) a trouvé un nouvel axe de développement dans le domaine des énergies marines lors de la Sea Tech Week 2010 qui s'est tenue a Brest la semaine dernière. La délégation chinoise présente était composée du professeur Tianhao Tang, spécialiste en ingénierie électrique marine et responsable du laboratoire Energies Marines Renouvelables de l’université de Shanghaï, et du Docteur Hang. Ils ont travaillé pendant 3 jours à l’Institut de Recherche de l’Ecole Navale. Avec le Technopôle Brest-Iroise, ils ont continué à échanger sur les technologies et services spécifiques au milieu maritime. Une série de rencontres avait déjà organisée à Shanghaï en 2009 mais, au cours de la semaine dernière, des projets de recherche et des échanges académiques ont été élaborés dans les deux axes d’intérêt commun : les technologies d’aide à la navigation (optimisation et sécurité du routage) et l'optimisation de la production électrique par les systèmes Energies Marines Renouvelables. Une mission à Shanghai est prévue pour septembre 2010.
L’Université Maritime de Shanghaï (SMU) est une université pluridisciplinaire forte de 6 domaines d’étude: Ingénierie, Administration, Economie, Littérature, Science et Droit. Etablie sur un campus de 133 hectares, dans la localité de New Harbor City, la SMU compte 15000 étudiants, parmi lesquels, 2000 effectuent un cursus de Master. Le personnel enseignant et de recherche de la SMU comporte plus de 800 membres, dont 106 sont professeurs titulaires. La SMU a établi des liens étroits avec les institutions de plus de 20 pays tels la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Pologne, la Norvège, la Suède, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Russie, l’Ukraine, Singapour, l’Egypte, les U.S.A. ou la Turquie... La 3ème édition de Safer Sea, en mai 2011, devrait permettre aux partenaires brestois et étrangers de continuer à travailler ensemble et d’élargir le cercle de leurs coopérations à d’autres pays. Auparavant les 18 et 19 octobre 2010, Brest accueillera les Entretiens Science et Ethique 2010 sur les énergies de la mer(cf. calendrier du blog).

Article : Francis ROUSSEAU

A LIRE AUSSI SUR LE SUJET :
- Le Pôle Mer Bretagne a labellisé un Mastère spécialisé " Energies Marines Renouvelables" (25 janvier 2010)
- EMR en France : Brest, Nantes-St Nazaire, emplois... (1 Mars 2010)
- Résumé ds engagements français du 16 juillet 2009 (31 juillet 2009)

Docs : sites liés. Photos © SMU


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WAVEROLLER : une nouvelle génération sera testée pendant l'été



HELSINKI - (Finlande - U.E.) - 29/06/2010 - 3B Conseils - Le très bon rapport coût-efficacité du récupérateur d'énergie des courants finlandais WaveRoller, porté par AW Energy, lui a rapporté un nouveau brevet dans le domaine des "réseaux intelligents". Ce dispositif, inspiré à l'ex plongeur Rauno Koivusaari par les mouvements de portes de bateaux coulés en mer, ne prête donc plus désormais à sourire. Ce système houlomoteur mais néanmoins fixé sur le fond marin est destiné aux zones à faibles courants où " ce sont les vitesses orbitales de houle qui actionnent le système ". Les ordinateurs, qui depuis la rive pilotent ce récupérateur fixé au fond de l'eau, sont aujourd'hui en mesure de réguler très activement les circuits hydrauliques qui actionnent cette lourde porte sous-marine. D'après le constructeur, c'est un contrôle toutes les 20 minutes qui est effectué si nécessaire. Cette technologie, à laquelle beaucoup ne prédisaient aucun avenir, en aurait donc plus que prévu. La nouvelle génération de WaveRoller intelligent qui a été mise au point n'est pas, pour employer les termes du constructeur, "une nano-créature". La partie totalement immergée est toujours aussi simple que précédemment (cf. notre premier article du 24 octobre 2008 ICI). Le constructeur s'est appliqué à élaborer une nouvelle génération dont les matériaux soient à l'épreuve, selon lui, des conditions marines les plus extrêmes ; en l'occurrence il s'agit d'acier, de béton et d'une fibre de verre de type E connue pour résister aux environnements les plus corrosifs. La mise au point de cette nouvelle génération s'est faite avec des géants de l'industrie lourde traditionnelle finlandaise (dont les noms ne sont pas communiqués) et grâce à l'aide du meilleur chantier naval au Portugal. Ce qui sera testé dans le courant de l'été n'est pas tant la machine que sa capacité de production d'énergie et son impact environnemental.
Dans cette nouvelle génération la flottabilité de la "porte" a été ajustée pour mieux répondre aux changements soudains et violents des courants à tel point qu'elle peut réagir presque "de façon organique" en temps réel, et "adapter son centre de gravité en fonction de la puissance de chaque poussée". Concernant les prochains tests qui auront lieu à 500 mètres des côtes de Péniche, au Portugal, le responsable de WaveRoller chez AW Energy a déclaré : " Cette installation va permettre d'apporter de l'énergie au Portugal ; toutes les procédures préliminaires ont été remplies et nous allons maintenant pouvoir juger du comportement de la technologie sur place sachant que WaveRoller devra avoir fait toutes ses preuves bien avant 2015 et sans qu'il soit besoin de dépenser 5 millions de dollars pour cela " . Voilà qui n'est pas sympathique pour les petits copains, mais c'est de bonne guerre ! La mise au point de WaveRoller par AW-Energy a demandé, jusqu'ici, deux années dans lesquelles sont comprises les études d'impacts des mouvements de la porte sur les sédiments. Quatre navires de guerre feront partie des groupes de surveillance de la nouvelle génération mise en test à Peniche, spot de surf bien connu au Portugal, et sanctuaire naturel par excellence. WaveRoller se propose donc de démontrer son utilité dans des sites écologiquement sensibles où aucune autre source d'énergie renouvelable visible de type parc éolien offshore ou ferme houlomotrice visible en surface ne peut être implantée. S'ajoute à cela, le fait que cette technologie est moins encombrante que celle mise en oeuvre dans un parc éolien offshore ou houlomoteur. Le constructeur aime à marteler que "plus petit et plus fiable, WaveRoller est aussi moins cher qu'une éolienne". Au stade commercial, avec ses trois volets disposés en triangle, WaveRoller mesurera environ 20 mètres de largeur sur 10 mètres de haut, et sera disposé à environ 120 mètres de profondeur. Au stade pré-commercial un WaveRoller de 1,5 mégawatt serait capable de produire de l'électricité à moins de 200 euros par mégawatt-heure, et, une fois en production commerciale, il vise un objectif de 65 à 80 euros par mégawatt-heure. Sa construction est estimée à la moitié du coût d'une éolienne offshore. La compagnie AW energy est actuellement en pourparlers avec les administrations des services publics de l'Oregon et de Californie pour une installation éventuelle de sa technologie au large des côtes américaines.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés . Photos Wave Roller ©AW energy

BIOFIELDS envisage la production commerciale prochaine de biocarburant algal

PUERTO LIBERTAD - (Mexique) - 28/06/2010- 3B Conseils - BioFields est un groupe mexicain qui s'est spécialisé dans la production de carburant hybride algal-éthanol obtenu à partir d'algues bleu-vert hybrides, de lumière solaire, d'eau salée, de capture du CO2, et de culture sur des terres non-agricoles. Malgré tous les doutes qui planent autour des biocarburants algaux et de la rentabilité de leur production, Biofields annonçait encore récemment sa volonté d'installer prochainement une première usine-pilote utilisant sa technologie exclusive déposée sous le nom de "Direct to Ethanol ™" et d'engager la construction d'une première usine pilote à Puerto Libertad, en collaboration avec la Comisión Federal de Electricidad (Commission fédérale d'électricité) et avec le soutien du CONACYT (Conseil national des Sciences et technologies).
La technologie "Direct to éthanol ™", dont Biofuels précise qu'elle nécessite encore "quelques derniers ajustements", servira de base de départ à l'élaboration d'une technologie à l'échelle industrielle. Elle consiste dans l'utilisation d'hybrides algues bleu-vert non toxiques, pour produire des biocarburants dans un système complètement clos ; les algues bleu-vert hybrides sont des organismes unicellulaires procaryotes autotrophes. La technologie développée permet d'optimiser leur métabolisme lors du processus d'utilisation et de fixation de carbone résultant de la synthèse de l'éthanol. Les algues bleu-vert hybrides sont connues pour proliférer rapidement et utiliser, d'une manière particulièrement efficace, le rayonnement solaire et les éléments organiques producteurs de CO2, pour la production d'éthanol ou d'autres biocarburants. Les algues bleu-vert hybrides constituent un système potentiel de bioconversion d'énergie solaire et de CO2 en ressources renouvelables. Bref encore un organisme algal miracle qui serait idéal pour produire de l'éthanol ou d'autres biocarburants, car il constitue une des biomasses les plus abondantes de la planète.
Les algues bleu-vert hybrides qui, sous l'effet du soleil, produisent en quelques heures plus du double de leur masse paraissent donc aujourd'hui pour les mexicains le moyen le plus rapide de passer au stade industriel de production de biocarburants.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés.

LA COMPAGNIE DU VENT : débat public Parc des Deux-Côtes positif à mi parcours



MONTPELLIER - (France-U.E.) - 25/06/2010 - 3B Conseils-Après la réunion publique qui s'est tenue à Criel-sur-Mer le 22 juin, le débat public sur le projet des Deux Côtes est à mi-parcours. Voici ce qu'il ressort des réunions qui se sont tenues jusque-là.
Lors de la première réunion qui s'est tenue à Cayeux-sur-Mer le 3 juin, La Compagnie du Vent a pu rassurer le public présent sur les craintes exprimées quant à l'impact visuel des éoliennes situées à 14 km de la plage de Cayeux-sur-Mer. La Compagnie a démontré "qu'elles seraient perçues comme des allumettes d’un centimètre de haut placées à un mètre de distance et occuperaient 15% du panorama". Ce faible impact visuel a notamment été corroboré par les clichés du parc éolien en mer d’Horns Rev également situé à 14 km des côtes (Province du Jutland, Danemark) présentés par un photographe danois. Gilbert Mathon, Conseiller général de la Somme en charge du tourisme, a déclaré que "sa collectivité était favorable aux parcs éoliens en mer". Il considère que "le parc aura un effet très positif sur le tourisme local". Il a également souhaité disposer de davantage de simulations visuelles (nous aussi !). Même vision positive pour Pascal Jouassin, directeur du club de voile de Cayeux-sur-Mer, et Christophe Duthoit, président du club nautique du Hourdel, pour lesquels "le parc ne devrait pas avoir de conséquence sur la plaisance sous réserve de veiller à la sécurité des plaisanciers dans le parc, notamment par mauvais temps". Concernant le balisage maritime de nuit, Philippe Lijour, de la Mission Affaires Nautiques CETMEF, a précisé que "des feux d’une portée de 5 milles seraient disposés à la base des éoliennes situées aux angles du parc et que d’autres, d’une portée de 2 milles, seraient installés à la base de quelques éoliennes intermédiaires ". Concernant le balisage aéronautique, Hervé Maurel, adjoint à la DGAC (Direction générale de l'aviation civile), a précisé que "les éoliennes seraient balisées par des feux à éclats disposés sur les nacelles, d’une puissance unitaire de 20 000 candelas le jour et de 2 000 candelas la nuit. Ces portées limitées durant la nuit réduiront la visibilité du parc éolien situé à au moins 14 km des côtes dans le cas du projet « Large » privilégié par le maître d’ouvrage ". La Compagnie du Vent s’est déclarée prête à étudier avec les professionnels du tourisme les dispositions qui pourraient favoriser la meilleure contribution possible du projet à cette activité essentielle du territoire.
A l'issue de la seconde réunion publique qui s'est tenue Criel-sur-Mer le 22 juin, La Compagnie du Vent, dont le siège social est à Montpellier et qui est une filiale de GDF SUEZ, a émis douze propositions, dont trois visent "le développement économique et l’emploi". La Compagnie du Vent entend ainsi utiliser ''dès que possible les compétences et les savoir-faire locaux, pour la construction et la maintenance du parc". Elle prévoit en outre de créer un poste de coordinateur local entre les PME/PMI, les CCI et les collectivités et de former localement les équipes de maintenance. Six autres propositions concernent plus spécifiquement le secteur de la pêche. Le projet représentant 5% du territoire de pêche des petits chalutiers du Tréport, la Compagnie du Vent propose notamment de favoriser le renouvellement de la ressource halieutique par la mise en place de récifs artificiels en supplément des fondations des éoliennes qui feront déjà office de récifs artificiels. Elle propose également d'étudier l’usage des bioénergies pour les bateaux de pêche "afin de réduire leur facture énergétique et leurs émissions de CO2". Elle souhaite également apporter aux pêcheurs, dans le cadre de la taxe spécifique à l’éolien, "un revenu compensatoire pouvant aller jusqu’à 4,2 millions d’euros par an durant 30 ans, soit 125 millions d’euros au total". La Compagnie du Vent propose également d'établir des avant-projets d’accompagnement pour le tourisme et la plaisance. Enfin deux autres propositions ont été émises, visant à compléter le programme d’études d’impact et de suivi de la faune. La Compagnie du Vent présentera toutes ses propositions lors des prochaines réunions prévues d'ici septembre dans le cadre de la seconde partie de ce débat public.
Je rappelle que porté par la Compagnie du Vent, le projet de parc éolien en mer des Deux Côtes se présente pour l'instant sous la forme de 3 options, dont une privilégiée par le maitre d'ouvrage.
Ces options sont :
- Le Projet « Large » : situé à 14 km des côtes. 140 éoliennes de 5 MW. Puissance totale de 700 MW soit la consommation électrique de 900 000 personnes (soit environ 2 fois la population de l’agglomération de Rouen ou environ la moitié de la population picarde). 2 millions de tonnes d’émission de CO2 évitées par an. Emplois mobilisés et créés : jusqu’à
2 000.
- La Variante « Littoral » : située à 5 km des côtes. 60 éoliennes de 5 MW. Puissance totale de 300 MW soit la consommation électrique de 400 000 personnes. 800 000 tonnes d’émission de CO2 évitées par an. Emplois mobilisés et créés : jusqu’à 1 400.
- La Variante « Grand Large » : située à 25 km des côtes. 320 éoliennes de 5 MW soit la consommation électrique de 2 millions de personnes. 4,3 millions de tonnes d’émission de CO2 évitées par an. Emplois mobilisés et créés : jusqu’à 2 200.
Le projet « Large », privilégié par La Compagnie du Vent, constituerait à lui seul 12% de la puissance éolienne au large des côtes françaises à installer d’ici 2020 et 4% des objectifs français de production d’électricité à partir de sources renouvelables. Il produirait environ 2,16 térawattheures chaque année. Le projet représente un investissement d'1,8 milliard d'euros et a été déclaré d' ''intérêt national'' par le gouvernement.
L’éolien en général représente 1/4 de l’objectif de 23% d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique de la France en 2020, ce qui implique l’installation de 25 000 mégawatts onshore et 6 000 mégawatts en mer.

Article : FRANCIS ROUSSEAU

A LIRE AUSSI SUR LE SUJET :

Docs Sites liés. Photos : simulation Horn Reev


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AWS OCEAN ENERGY veut concurrencer l'éolien en mer


INVERNESS - (Ecosse - Royaume-Uni - U.E.) - 24/06/2010 - 3B Conseils - Le développeur écossais de technologies énergétiques marines, AWS Ocean Energy, a commencé à tester depuis quelques semaines son nouveau dispositif d'énergie des vagues dans le Loch Ness (Scottish Highlands). Le convertisseur AWS (Archimede Wave Swing) répertorié ICI dans la base de données de l'US Department of Energy est une chambre cylindrique amarrée au fond marin. C'est un système dit " point absorber " différent de la technologie des bouées, des serpents de mer, des plates-formes ou des balanciers. La récupération de l'énergie se fait par la conversion du mouvement ascendant et descendant d'un boîtier mobile rempli d'air dans un cylindre inférieur fixe, mouvement ascendant et descendant qui est converti ensuite en électricité. Les dimensions du prototype sont 48m x 28m x 38m, le volume total d'eau qui peut être pompé étant de 1500m3. Le développeur a déployé récemment un dispositif AWS-III, à l'échelle 1/9e, résultat de près de deux années de recherche intensive et de développement. AWS Ocean Energy a pour objectif (communiqué de planification ICI) de déployer son prototype à taille réelle AWS-III dans le courant de l'année 2012 et un parc de démonstration pré-commercial de 10MW est prévu dans le courant de l'année 2013 avant une exploitation commerciale en 2014. Même s'il s'agit de 4 à 5 ans, ces délais entrent dans les normes de ce qui se pratique dans d'autres pays d'Europe et ailleurs dans le monde notamment en Australie où des parcs pré-commerciaux ou commerciaux d'exploitation d'énergie des vagues et des courants sont tous plus ou moins prévus avant 2015. Simon Grey, le directeur de AWS Ocean Energy précise : "Les stades de développement précédents nous ont permis d'affronter les obstacles classiques que rencontre tout développeur d'énergie des vagues. Nous avons éliminé les pièces mobiles mécaniques en contact avec l'eau de mer en utilisant un nouveau système de membranes souples disposées autour d'une coque en acier qui intègre aussi des turbines à air. Une seule unité AWS-III, à l'échelle réelle, mesurera environ 60 mètres de diamètre et sera capable de produire jusqu'à 2,5 MW ".
Pour développer son prototype AWS-III, la société a obtenu en début d'année une dotation de 2.300.000 livres sterling émanant du Scottish Enterprise Scottish Co-Investment Fund et de Shell Technology Ventures Fund. La société a bon espoir de recueillir d'autres fonds provenant d'acteurs publics écossais pour voir sa technologie mise au point et déployée commercialement en Ecosse. Le test dans le Loch Ness qui devrait durer 4 mois apparaît comme une étape-clé pour AWS Ocean Energy. Le prototype à l'échelle 1/9e ne fournira pas d'électricité mais permettra de recueillir des données importantes sur la conception et de confirmer le potentiel de l'AWS-III.
Le déploiement de l'AWS III est l'aboutissement de 8 années de recherche et de développement. Je rappellerai ici qu'AWS Ocean Energy a déployé son premier Archimede Wave Swing (AWS I) au large du Portugal en 2004. Ce premier dispositif avait même fourni de l'énergie au réseau portugais et permis de concevoir AWS II en 2008. Alors que le concept AWS I était considéré comme très efficace et concurrentiel avec d'autres technologies d'énergie des vagues, la société a cependant décidé que des travaux supplémentaires étaient nécessaires pour développer un système de troisième génération, qui aurait des performances accrues et serait encore plus compétitif en terme de coût et de fiabilité, notamment face à la production éolienne offshore dont AWS III entend clairement concurrencer les performances ! Pendant le développement de l'AWS-III, les ingénieurs ont identifié des similitudes avec un autre dispositif de même type, le " Coventry Clam ", développé par le département d'ingénierie de la Coventry University dans les années 1970. Trente années plus tard, les ingénieurs ont donc repris ces travaux pour les intégrer aux bases de la conception de l'AWS III. Parallèlement au développement de l'AWS-III, la société AWS Ocean Energy développe aussi des brevets de technologies avancées en matière de systèmes d'amarrage au large et se positionne comme un acteur-clé dans le premier rôle que l'Ecosse et le Royaume-Uni entendent jouer dans la décennie à venir en matière d'exploitation des énergies renouvelables marines.

Article : FRANCIS ROUSSEAU

A LIRE AUSSI SUR LE SUJET :
- L'Ecosse s'affirme comme le moteur des énergies marines en Europe (5 janvier 2010)

Docs : Sites liés. Photos 1 : Préfiguration AWS I ©AWS Ocean Energy. 2 : AWSIII dans le Loch Ness ©AWS Ocean Energy

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