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Alors ? vous allez partir en vacances ?


© Michel Momy

04/07/2009 - 3B Conseils -Alors n'oubliez pas vos petits souliers... ou autre chose sur le sable fin.
En fait n'oubliez rien sur le sable fin... si ce ne sont soucis et chagrins !


© Michel Momy


© Michel Momy


© Michel Momy

Chaque week-end de juillet et peut-être même d'août, vous trouverez dans ce blog quelques photos prises par des amis photographes sur l'état des plages et de la mer. Pour inaugurer cette série, des photos de Michel Momy, extraites de son album " Poubelle de l'océan " que vous pouvez retrouver sur Face Book ICI

Je rappelle que c'est l'équivalent d'un véritable "continent" de déchets dont la taille atteint près de 3,5 millions de km², qui s'est formé dans le Nord-Est du Pacifique, précisément entre la Californie et Hawaï où les courants marins transportent toutes les ordures des deux rives du Pacifique et d'ailleurs. Les observations menées par l'Algalita Marine Research Foundation et la California Coastal Commission de San Francisco estiment que les déchets tourbillonnant sous l'effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) s'accumulent dans cette zone peu connue, un peu à l'écart des routes commerciales et des zones de pêches, depuis plus de 50 ans maintenant. A l'image d'un puissant trou noir marin, le vortex attire vers lui tous les résidus jetés ou parvenus en mer.
Francis ROUSSEAU

ScotRenewables va sortir son hydrolienne flottante...


STROMNESS - (Royaume-Uni - U.E.) - 03/07/2009 - 3B Conseils - La compagnie ScotRenewables, basée dans les Iles Orcades, au nord de l'Ecosse, et qui vient d'entrer dans la liste dressée par Siemens, Virgin et Carbon trust des 100 compagnies qui vont changer le monde (en toute simplicité !), vient d'obtenir €7,26 millions pour développer un " nouveau " type d'hydrolienne capable de capter l'énergie des courants marins tout en étant positionnée en surface. Contrairement à ses concurrents ScotRenewables n'essaie pas de construire la plus efficace des hydroliennes du monde, mais juste la plus facile à entretenir et à réparer. Et c'est plutôt une bonne idée car la question de l'entretien et de la réparation reste au centre des problèmes que pose cette technologie. Le prototype de turbine hydrolienne proposée par la firme écossaise est flottante c'est-à-dire moins coûteuse à installer et à entretenir que toutes celles qui sont à l'essai aujourd'hui. La version commerciale définitive de cette nouvelle turbine se présentera sous la forme d'un tube de métal de 40 mètres de long et de 250 tonnes disposé face au flux du courant à la surface de l'eau pour générer 1,2 MW d'électricité. De chaque côté du tube, sous la surface de l'eau, deux turbines fixées à des ailettes, convertissent l'énergie des courants en électricité. Un prototype de 8 mètres de long devrait être mis à l'eau dès l'an prochain au site d'essai de l'European Marine Energy Centre (EMEC) qui se trouve exactement en bas de la route où sont situés les ateliers de ScotRenewables ! Pratique ! " Nous voulons être compétitifs avec tous les autres parcs d'éoliennes en mer ", explique Barry Johnston, le jeune PDG et fondateur de la compagnie, qui propose globalement les mêmes performances techniques que ses concurrents, à 100 kw près, mais compte beaucoup sur la situation en surface pour réduire de façon drastique les coûts d'exploitation. Le credo de Barry Johnston, digne représentant de la jeune génération d'ingénieurs s'intéressant aux énergies renouvelables marines, repose sur des technologies simples, utilisant des matériaux simples et faciles entretenir. Ça tombe bien, car c'est aussi mon credo ! Pour l'instant tout ceci en est au stade de la simulation (vidéo de demo ICI) et ce prototype, pour une fois, n'a pas de nom de serpent de mer... Il faut dire qu'il n'en reste plus beaucoup de disponibles sur le marché à part Lochness, ce qui aurait été d'un goût assez douteux !
Je rappelle que la technologie Hydrogen® de la compagnie Aquaphile SARL basée à Landeda (France) développe aussi un type de technologie similaire (cf. notre article de Novembre 2008 ICI)
mais n'a pas la chance d'être située à deux pas de l'EMEC. Mais pourquoi cela devrait-il être un obstacle à son développement ?
Article : Francis ROUSSEAU

Docs: sites liés. Photos et Video ©ScotRenewables

L'indien Suzlon cherche $1 milliard !



PUNE - (Inde) - 02/07/2009 - 3B Conseils -Le conseil d'administration de la compagnie indienne Suzlon, n°1 asiatique et n°5 mondial de l'éolien, a donné son accord pour lever 1 milliard de dollars destinés à réduire la dette contractée suite à l'achat de REpower Systems. En termes de clichés, c'est un peu ce qui s'appelle avoir les yeux plus gros que le ventre. Pour trouver ce milliard de dollars, le géant indien va devoir se séparer de ses actifs et vendre des actions sur le marché de façon à réduire une dette, qui a quadruplé pour s'établir, selon Reuters, à $ 2,45 milliards à la fin de l'exercice de mars 2009. Je rappelle (cf. notre article du 2 juin dernier ICI) que la compagnie indienne avait pris le contrôle de l'Allemand REpower Systems, le 5 juin dernier en achetant 90,72 % des actions pour $87,6 millions. Suzlon ayant déjà acquis auparavant 83,43 % de Repower pour un autre montant de $87,6 millions. La société avait alors déclaré qu'elle allait financer ces acquisitions par une " renégociation des engagements financiers " et de mystérieuses facilités de crédit bancaire. Aujourd'hui, Sumant Sinha, responsable de l'exploitation chez Suzlon a déclaré à Reuters, que le plan de réduction de la dette va dépendre des conditions du marché et qu'il n'y a pas pour l'instant d'objectifs fixés.
Si on fait le calcul de ce que Suzlon a dépensé depuis 3 ans pour acquérir Repower, force est de constater que cela commence à faire beaucoup. Il y a 3 ans en effet Suzlon avait commencé par acquérir une participation de 66 % du capital de REpower pour ....$ 1,55 milliard). En mai 2009 les fondateurs de Suzlon se sont procuré $ 47 millions de dollars par la vente de 2 % de leurs actions. Selon Reuters, une nouvelle mise en vente d'actions sur les marchés financiers n'est pas à exclure dans les semaines qui viennent.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Photo. ©Suzlon

Un nouveau projet d'énergie des courants au sud de la Nouvelle-Zélande



INVERCARGILL - (Nouvelle-Zélande) - 01/07/2009 - 3B Conseils -
D'après un article paru dans le journal néo-zélandais Southland Times, il semblerait qu'Eric Roy, député d'Invercargill, ou Waihōpai en Māori, aurait l'intention de créer un parc d'énergies renouvelables marines et plus particulièrement un Centre d'exploitation d'énergie des courants à Foveaux Strait. Bien que comme partout ailleurs dans le monde, un consentement avec les divers usagers de la mer soit difficile à trouver dans ce pays constitué de deux grandes îles principales (l'Ile du Nord et l'Ile du Sud séparées par le Détroit de Cook) et de nombreuses petites îles, cette zone de l'Ile du Sud où est située lnvercagill, qui s'enorgueillit d'être " la ville la plus au sud de la planète ", est apparue comme celle qui pose le moins de problème en termes de partage d'usage de la mer. Malgré les difficultés du député Roy à réunir les consentements et à obtenir les premières autorisations, il s'est déclaré optimiste et désireux de poursuivre son projet. Le parc d'exploitation des courants marins est selon lui le meilleur moyen pour la Nouvelle-Zélande, de gagner une place dans le concert des pays qui souhaitent jouer un rôle en matière de développement d'énergies renouvelables de la mer. Le vif intérêt, manifesté récemment aussi bien par le gouvernement Néo-Zélandais que par les entreprises privées locales pour ce projet d'exploitation des énergies marines pourrait permettre au projet de démarrer plus vite que prévu. Deux ou trois lieux précis ont été sélectionnés par Roy pour héberger ce parc de renouvelables marines, mais ces emplacements doivent être auparavant validés par les spécialistes néo-zélandais. De toute façon ce projet devra attendre le retour devant le Parlement en juillet du projet de loi gouvernementale sur le Gestion des ressources (Resource Management Act), qui fait actuellement l'objet de discussions politiques. Le député Roy a précisé que son projet avait été conçu en tenant compte des recommandations de cette loi de façon à ce que, si la loi était votée, son projet ne soit pas éliminé pour une quelconque incompatibilité éthique ou juridique. Tout semble donc en place pour que la Nouvelle-Zélande, membre du Commonwealth, fasse son entrée (par le sud!) dans les territoires insulaires utilisant les énergies de la mer pour produire leur électricité.
Je rappelle que l'an passé, à la même époque, la Nouvelle-Zélande annonçait (cf. notre article ICI)
la mise en place du plus grand projet houlomoteur du monde à Sinclair Head, dans le détroit de Cook, destiné à permettre d'atteindre l'ambitieux objectif du gouvernement néo-zélandais de produire 90 % de l'énergie du pays à partir de sources renouvelables d'ici 2025. Pour l'instant le site web de l'entreprise Neptune Power chargée d'installer la turbine est particulièrement discret sur l'avancement des travaux. J'ai surtout apprécié, pour ma part, le magnifique design maori de ce site. J'espère que vous aussi l'apprécierez !
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Photo : carte d'Invercargill (Nouvelle-Zélande)

Combien y-a-t-il de parcs éoliens offshore en fonctionnement dans le monde ?


LONDRES - (Royaume-Uni-U.E) - 30/06/2009 - 3B Conseils - Selon un rapport du dernier Congrès de l’EWEA (European Wind Energy Association), il y a 10 parcs éoliens offshore actuellement en fonctionnement dans le monde et tous sont situés en Europe, ce qui fait de l’Europe le premier producteur mondial d’électricité produite par les énergies renouvelables de la mer. Le premier mérite de ce rapport est de poser clairement la différence entre les effets d’annonces (qui sont nombreux dans le domaine de l'éolien offshore) et la réalité en termes de mégawatts produits et d’occupation des territoires maritimes. Ainsi peut-on constater que le total produit dans le monde est de 587 MW par 316 turbines installées en mer. Il ressort aussi que le plus grand par éolien est toujours celui de Horns Rev récemment achevé au Danemark et que le Danemark, d’ailleurs, reste toujours le premier pays producteur d’électricité éolienne en mer. Alors qu’en 1999, les premiers parcs étaient plutôt développés à petite échelle et en eaux peu profondes, le projet britannique de Blyth Offshore en mer du Nord a inauguré, en 2000, une nouvelle ère et peut être considéré comme le tout premier parc éolien réellement offshore au monde.
Dans l’ordre chronologique, la liste des parcs éoliens produisant de l’électricité renouvelable s’établit comme suit :
- depuis 1991 : Vindeby au Danemark produisant 4.95 MW avec 11 turbines Bonus de 450 kW
- depuis 1994 : Lely (Ijsselmeer) en Hollande produisant 2.0 MW avec 4 turbines NedWind de 500 kW
- depuis 1995 : Tunø Knob au Danemark produisant 5.0 MW avec 10 turbines Vestas de 500 kW
- depuis 1996 : Dronten (Ijsselmeer) en Hollande produisant 11.4 MW avec 19 turbines Nordtank de 600 kW
- depuis 1997 : Gotland (Bockstigen) en Suède produisant 2.5 MW avec 5 turbines Wind World de 500 kW
- depuis 2000 : Blyth Offshore au Royaume Uni produisant 3.8 MW avec 2 turbines Vestas de 2 MW
- depuis 2001 : Middelgrunden, (Copenhagen) au Danemark produisant 40 MW avec 20 turbines Bonus de 2 MW
- depuis 2001 : Uttgrunden, (Kalmar Sound) en Suède produisant 10.5 MW avec 7 turbines GE Wind de1.5 MW
- depuis 2001 : Yttre Stengrund en Suède produisant 10 MW avec 5 turbines NEG Micon NM72
- depuis 2002 : Horns Rev au Danemark produisant 160 MW avec 80 turbines Vestas de 2 MW
- depuis 2003 : Frederikshaven au Danemark produisant 10.6 MW avec 2 turbines Vestas de 3MW, avec 1 turbine Bonus de 2.3MW et 1 turbine Nordex de 2.3 MW
- depuis 2003 : Samsø au Danemark produisant 23 MW avec 10 turbines Bonus de 2.3 MW
- depuis 2003 : North Hoyle au Royaume-Uni produisant 60MW avec 30 turbines Vestas de 2 MW
- depuis 2004 : au Danemark produisant 158 MW avec 72 turbines Bonus de 2.3 MW
- depuis 2004 : Arklow Bank en Irlande produisant 25.2 MW avec 7 turbines GE de 3.6 MW
- depuis 2004 : Scroby Sands au Royaume-Uni produisant 60 MW avec 30 turbines Vestas de 2 MW.

Le rapport fait aussi remarquer que de nombreux autres pays européens et non-européens ont exprimé leur désir de tirer parti de la ressource éolienne en mer. Ailleurs qu’en Europe, les Etats-Unis, le Canada, la Chine et l’Inde sont parmi les plus actifs à développer d’importants projets, pour l'instant encore au stade de la planification.
Les plus avancés qui ont été répertoriés par L’EWEA sont pour l’instant:
- Au Danemark : Horns Rev II qui produira 200 MW venant s’ajouter au 160 actuellement produit par Horns Rev I.
- En Hollande : Mouth of the Western Scheldt River et Ijmuiden avec une production de 100 MW chacun
- En Suède : le méga-projet de Barsebank avec 750 MW et les projets plus modestes mais importants de Uttgrunden II avec 72 MW et Lillgrund Bank avec 48 MW
- En Irlande : le méga-projet d’Arklow II avec 500 MW et celui de Kish Bank avec 250 MW+
- Aux Etats Unis : le méga-projet de Cape Wind avec 420 MW (cf. notre article d'avril 2008 (ICI) et celui de Long Island avec 140 MW
- En Espagne : le méga-projet de Cape Trafalgar avec 500 MW
- En Belgique : le projet de Thornton Bank avec 200 MW
- En France : un méga-projet de 500 MW en cours d’examen
- En Allemagne : plusieurs-méga projets à divers stades de développement.
En conclusion de son rapport l’EWEA a estimé que 5GW des 60GW de renouvelables recommandés en 2010 proviendront du secteur des énergies renouvelables de la mer. Dans le domaine de l’éolien en mer l’avenir se dessine plutôt en faveur de parcs utilisant des turbines produisant plus de mégawatts (6MW et plus) capables d’alimenter de façon encore plus régulière et autonome le réseau grâce à la constance de la ressource éolienne en mer.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: Sites liés. Photos 1. Horns Rev 2. Blyth Offshore
Je rappelle aux lecteurs qu'ils peuvent faire désormais une recherche par mot en haut de la colonne de gauche du blog pour accéder aux articles que nous publions depuis 2 ans et qui ont été archivés par Google.

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