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Un seul biobarburant bon marché : l' algal.


ALAMEDA (Etats-Unis) - 12/06/2008 - 3B Conseils - Aurora Biofuels, start up spécialisée dans la production de biodiesel algal vient d'annoncer avoir bouclé son second tour de table avec Oak Investment Partners, Gabriel Venture Partners et Noventi pour un accroissement de son capital de 20 millions de dollars. Développé à l'Université de Californie à Berkeley, la société a été fondée en 2006 et utilise une algue génétiquement modifiée par le Pr AnasTasios Meslis, pour créer du biodiesel (cf. notre artcile du 20/10/2007 ICI). Aujourd'hui basée à Alameda (Californie) la compagnie Aurora affirme être en mesure de produire, grâce à cette technologie, du biodiesel avec des rendements 125 fois plus important à des coûts 50% moins élevés que ceux des autres méthodes de production de biodiesel et d'éthanol. Il convient de signaler toutefois que cette importante réduction de coût ne provient pas de la technologie elle-même, mais de la matière première utilisée, les algues que l'on trouvent en quantité abondante sur le marché contrairement au soja, colza, maïs etc.... L'ambition d'Aurora est de devenir la compagnie qui produira le biodiesel le moins cher du marché. Dans ce domaine, il y a essentiellement deux méthodes de culture : l'une en plein air, l'autre en serre. Aurora utilise la culture en plein air, réputée être la moins onéreuse puisque ne nécessitant aucun apport d'énergie extérieure pour chauffer ou éclairer une serre. Comme la dizaine de compagnies qui produisent du biocarburant algal dans le monde en ce moment, Aurora maintient sa promesse d'une entrée en production massive dès 2009.
Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des compagnies qui pour l'instant sont les plus actives dans ce domaine. Ces compagnies ne sont pas inconnues de ce blog et vous pouvez retrouver des articles concernant certaines d'entre elles sous la rubrique groupée Microalgues ICI:
GreenFuel Technologies, située à Cambridge (Massachussets) et dirigée par le très médiatique Bob Metcalfe ; Solazyme située dans la banlieue Sud de South San Francisco ; Blue Marble Energy : située à Seatle ; Inventure Chemical : située à Seatle et spécialisée dans la production de biocarburant algal pour les jets civils et avions de l'armée américaine ; Solena, située dans l'Etat de Washington et travaillant en collaboration étroite avec la compagnie du Kansas, Sunflower ; Live Fuels, start up très active basée à Menlo Park (Californie) ; Solix située à Fort Collins (Colorado) ; Aquaflow Binomics, située en Nouvelle Zélande et se présentant comme la première compagnie à produire du biodiesel à partir d'algues sauvages récoltées en plein air ; Petro Sun, compagnie texane bien connue des lecteurs de se blog qui vient d'ouvrir en Avril sa première usine de production de biodisel algal en plein fief pétrolier, à Rio Honda (Texas) ; Bionavitas située à Snoqualmie (Washington) qui veut se spécialiser dans la production en grosse quantité de biodiesel algal ; Seam Biotic : startup israelienne de plus en plus active ; Cellena : située à Kona Coast (Hawaï) qui est, en réalité, le nom de la compagnie résultant de l'association entre la start-up algale Hawaïenne HR Biopetroleum et le géant pétrolier Shell Royal Dutch. Cette dernière association se passe de commentaires et laisse augurer, peut-être, de ce que sera l'avenir du Biodiesel algal.
Article: Francis Rousseau
Documents de références : les sites liés

Energie hydrocynétique : de la mer aux fleuves


WASHINGTON - 11/06/2008 - 3B Conseils - La mise en ligne sur You Tube d'une video (ci-dessus) montrant de façon simple, claire et détaillée, le processus de fonctionnement de l'énergie des vagues à travers le système Pelamis, met (presque) cette technologie à la portée de tout un chacun. Est-ce une bonne chose ? ... Cela permet en tout cas de faire le point sur la prise de conscience d'une partie de l'opinion américaine du fait que l'énergie tirée de la mer et, d'une façon générale du mouvement de l'eau, offre des potentialités immenses. Sur une planète dont 70% de la surface est recouverte d'eau, on semble s'apercevoir que l'avenir appartient à l'énergie hydrocynétique (c'est le nom qui est donné à l'exploitation des énergies des vagues et des courants et d'une façon générale de tout mouvement impliquant des masses d'eau salée ou douce). Ainsi le gouvernement américain (US Department of Energy) serait-il en train de mettre en place de gigantesques projets impliquant les énergies des vagues et des courants marins mais aussi les énergies des courants d'eau douce. En Afrique, un projet impliquerait la construction de 875 turbines immergées dans le fleuve Niagara. La grande différence entre cette forme d'exploitation de l'énergie et les grands barrages construits (et qui continuent hélas à se construire) sur les grands fleuves du monde est évidente. Moins d'impact dévastateur sur les écosystèmes (jusqu'à plus ample informé en tout cas!) et moins de désastres culturels et sociaux (villages et/ou témoignages culturels déplacés ou enfouis). L'exploitation de l'énergie hydrocynétique, qu'elle soit marine ou d 'eau douce, n'expose certes pas à ce type de danger. A en croire les experts du Département américain à l'Energie, il y aurait assez d'énergie dans les seuls océans pour fournir 2 trillions de watts d'électricité (si tant est que ce chiffre puisse signifier quelque chose). Il convient cependant de modérer cet enthousiasme, car tous les " effets collatéraux " de ces technologies sur l'environnement sont loin d'être connus aujourd'hui. Les impact potentiels sur l'habitat marin et les altérations possibles du plancher sous-marin viennent régulièrement jeter une ombre sur cet enthousiasme. Ce que l'on craint le plus c'est l'impact toxique sur les écosystèmes des éventuelles fuites accidentelles de liquides lubrifiants et autres, impliqués dans le fonctionnement de toutes ces technologies. Ce sont des risques réels auxquels peu de gens osent encore faire allusion. Le Département américain de l'Energie ne se gêne pas pour le faire. Sans doute y a-t-il à cela des raisons...
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : US Department of Energy

Vague de coopération


LISBONNE - 10/06/2008 - 3B Conseils - Le Secrétaire d'état américain à l'énergie, Samuel W. Bodman et le ministre de l'économie portugais Manuel Pinho ont signé le 31 mai dernier un protocole d'accord, dans le cadre de leur engagement commun à renforcer la sécurité énergétique mondiale et la lutte contre le changement climatique par le développement et le déploiement des technologies des énergies renouvelables. Le protocole d'accord établit un cadre de collaboration concernant la politique de développement et les aspects scientifiques et techniques de l'exploitation de l'énergie des vagues. Le Secrétaire Bodman a passé toute la semaine à Lisbonne pour mieux souligner l'importance de cette coopération énergétique américano-portugaise. " S'il n'y a pas de solution miracle qui résoudra la crise mondiale de l'énergie et les défis environnementaux qui se posent aujourd'hui, nous savons en tout cas que les énergies renouvelables constituent une partie indéniable de la solution et je me réjouis de collaborer étroitement avec mon homologue Portugais au développement de l'énergie des vagues " a poursuivi le Secrétaire d'état Bodman. Quant au protocole d'accord proprement dit, il expose en détail les domaines de coopération dans le domaine de l'exploitation de l'énergie des vagues, les technologies concernées et les échanges de personnel technique impliqués. Le Département d'Etat à l'Energie a invité des représentants du gouvernement portugais à se rendre au National Renewable Energy Laboratory (NREL) situé à Golden (Colorado) et à explorer de nouvelles possibilités de coopération dans les énergies renouvelables et technologies d'efficacité énergétique. Le Secrétaire Bodman s'est également entretenu avec le Ministre des Sciences, de la technologie et de l'enseignement supérieur Mariano Gago, et ils ont examiné un programme commun à partir de Mars 2009 entre le Portugal et le Département d'Etat américain à l'Energie. Le Secrétaire a rendu hommage à la Chambre de Commerce Américaine au Portugal en soulignant l'engagement des États-Unis à développer et à déployer les énergies renouvelables, grâce à la dynamique de financement des nouvelles technologies et la promotion de politiques qui permettent un renforcement des investissements privés. Rappelons que le Portugal est le premier pays européen à avoir légiféré sur l'utilisation privée de l'espace maritime et qu'il est aussi, avec le Royaume Uni, le premier pays de l'Union à avoir mis en test une ferme de turbines à vagues dès l'automne 2007 (Cf. nos articles ICI) ; cette ferme exploite le procédé de turbines Pelamis, contenues dans un tube flottant en surface.
Article : Francis Rousseau
Documents de référence : U.S. Department of Energy ; Ocean Enegy Council. Photos et schémas : © Pelamis Wave Power

L'éolien offshore en crise de croissance ?

LONDON - PARIS - CHICAGO - 09/06/2008 - 3B Conseils - Les difficultés d'approvisionnement en matériel et l'augmentation des coûts qui affecteraient actuellement la réalisation de nombreux projets éoliens offshore, au point d'avoir persuadé le géant pétrolier Shell de mettre fin à sa participation au projet London Array, sont, selon plusieurs experts internationaux, très exagérées et pourraient même, selon les représentants de l'industrie éolienne du Royaume-Uni, être résolues dans un proche avenir. Le Dr Gordon Edge, directeur de l'économie et des marchés à la British Wind Energy Association (BWEA) vient en effet de déclarer que si le secteur connaissait effectivement une " crise d'approvisionnement ", de nouveaux fabricants s'étaient déclarés prêts à répondre rapidement à la demande croissante aussi bien dans le domaine de l'onshore que de l'offshore. " Il y a par exemple, maintenant 20 fabricants d'éoliennes répertoriés en Chine, et nous connaissons au moins 7 nouvelles entreprises spécialisées dans les parcs d'éoliennes offshore " a-t-il déclaré, ajoutant que " l'émergence de fabricants chinois, essentiellement spécialisés dans les éoliennes terrestres devrait avoir un double effet : celui de réviser les coûts à la baisse et celui d'inciter les fabricants à développer le marché offshore ". Ses commentaires viennent quelques jours après la publication d'un rapport émanent du CERA, cabinet d'analystes Cambridge Energy Research Associates (consultable ICI) qui met en garde contre l'augmentation des coûts des matières premières, le phénomène d'étranglement que subit actuellement la fabrication face à l'approvisionnement et aussi la pénurie de barges nécessaires à l'installation des turbines en mer et des câbles sous-marins de raccordement au réseau. Autant de facteurs qui, selon ce rapport, pourraient faire grimper les coûts des projets éoliens offshore d'au moins 20 % . Si cette augmentation putative est souvent mise en exergue par beaucoup d'analystes, certains autres, comme ceux de la compagnie New Energy Finance ou comme Adam Bruce du BWEA, n'en tirent pas pour autant de conclusions négatives et n' y voient rien de plus que des problèmes habituels inhérents à toute industrie qui connaît un développement ultra rapide : " Si vous mettez en perspective l'état dans lequel se trouvaient l'industrie pétrolière et gazière il y a 50 ans, vous aurez une échelle de comparaison... ". De son côté Mr. Hodgits de la société d'ingénierie SeaRoc, spécialisée en énergies renouvelables offshore, estime que " les préoccupations concernant les capacités d'approvisionnement de l'éolien offshore aussi bien en acier qu'en turbines ont été exagérées. Il y a toutes les ressources nécessaires et toutes les compétences requises pour que cette industrie se développe normalement ", a-t-il précisé en ajoutant : " Pour l'instant ce sont plutôt les tracasseries administratives et les problèmes juridiques de toutes sortes qui sont un frein au développement de l'industrie éolienne offshore ". Heureusement les optimistes ne manquent pas pour soutenir cette industrie naissante ou en gestation (comme c'est le cas en France avec le parc de Veulettes). Ainsi les Danois, qui ont même imaginé une électricité offshore quasiment gratuite dans un futur proche ou encore, cet investisseur privé qui sous le pseudonyme de " Jérôme à Paris " publie dans European Tribune et sur son blog une rapide mais fort intéressante analyse du futur marché de l'éolien offshore (français ?) que nous vous laissons découvrir par vous même ICI. Cette analyse a été publiée à l'occasion de la récente inauguration, le 4 Juin 2008, de la première ferme éolienne offshore hollandaise construite avec des capitaux entièrement privés et baptisée Princess Amalia Windfarm, du nom de la plus jeune fille du prince héritier. Jérôme a Paris, qui a lui même investi dans la construction de cette ferme éolienne hollandaise, fait judicieusement remarquer, qu'actuellement et même au stade expérimental, le coût de l'éolien offshore qui s'établit entre 90 et 120 EUR/MWh est à peine plus élevé que " le coût de l'éolien onshore (entre 40-70 EUR/MWh) coûts qui sont appelés à baisser dans les années qui viennent". A titre de comparaison, et toujours d'après cette même source, le coût actuel de l'électricité d'origine solaire s'établit à 250-350 EUR/MWh...
Quant aux Etats -Unis : on semble y être si confiant dans les capacités et l'avenir économique de l'électricité éolienne offshore que la Wisconsin's Public Service Commission vient de voter le permis d 'implantation de fermes éoliennes offshore (mais le terme est il encore exact ? ) en plein milieu des deux plus grands lacs du nord du continent, Lake Michigan et Lake Superior, et potentiellement sur un troisième : Lake Erie. Ce permis d'implanter se concrétisera d'ici à 2012, malgré, est -il déclaré , " l'opposition devenue systématique" du lobby des fabricants d'éoliennes terrestres et des associations environnementales.
Article : Francis Rousseau


Documents de référence : BusinessGreen.com ; CERA ; New Energy Finance ; BWEA ; SeaRoc ; European Tribune ; Dailykos ; The Houston Chronicle . Photos: fermes éoliennes offshore hollandaises ; Vue satellite du Lake Michigan © Landsat

Un nouvel atlas européen en ligne

BRUXELLES - (U.E) - 06/06/2008 - 3B Conseils - Les 27 États membres de l'Union Européenne possèdent des zones côtières sur deux océans et quatre mers du globe. Leurs eaux territoriales s'étendent des zones sub-tropicales aux alentours du pôle Nord. Avec l'importance croissante des affaires maritimes dans l'agenda politique des États membres, une nouvelle géographie politique s'est créée. Soutenu par le ministère espagnol de l'éducation et des sciences, Juan Luis Suárez de Vivero et Juan Carlos Rodríguez Mateos ont mis au point un Atlas des mers européennes et des Océans qui prend en compte ces nouvelles données. En complément des cartes répertoriant les territoires proprement dits, l'Atlas comprend un répertoire des principales activités marines vues dans une perspective européenne. C'est ainsi que les énergies renouvelables marines jugées par l'U.E. comme parmi les plus prometteuses solutions pour lutter contre la crise de l'énergie, font officiellement leur entrée dans cette cartographie. Un éventail de technologies très diverses (énergie éolienne, houlomotrice, marémotrice, osmotique, ETM) peut d'ores et déjà être répertorié soit sur les côtes, soit au large des territoires de l'U.E. Ces cartes ne tiennent pas compte des projets au stade expérimental ou des sites de tests mais seulement des projets déjà implantés et officiellement opérationnels. Figurent donc dans cette cartographie officielle européenne, les seuls projets opérationnels de l'usine marémotrice de la La Rance (France), la ferme houlomotrice de l'estuaire de la Severn (Royaume-Uni) et la plupart des fermes éoliennes offshore de la mer du Nord (principalement Danemark et Allemagne). Dans les commentaires cartographiques, c'est encore une fois l'énergie éolienne qui emporte la faveur des experts européens grâce à la constance de son gisement qui laisse espérer une production " de l'ordre de 70 000 MW d'ici à 2020 ". Les autres technologies d'énergies renouvelables marines (ERM), font l'objet de plus de réserves : ainsi les énergies marémotrice et houlomotrice et leur besoin d' amplitudes fortes qui limite considérablement le nombre de zones où les conditions optimales sont réunies. D'autres projets (énergie des vagues au Portugal ou osmotique en Suède) encore au stade de la R & D aux yeux des cartographes de Bruxelles, ne sont pas répertoriés. Outre cette question de l' efficacité énergétique, l'U.E fait remarquer que l'exploitation des énergies marines, toutes technologies confondues, doit faire face à un problème géographique important : l'efficacité des dispositifs est en effet fonction de leur taille (qui doit être énorme), ce qui implique d'occuper de larges portions du littoral... avec tous les problèmes d'environnement que cela suppose. Petit problème cependant dans cette parution : le tableau des ERM joint aux cartes est vieux de presque 30 ans puisqu'il date de 1979 !!!! Du coup c'est un désert industriel dont on nous invite à prendre connaissance ! Seul interêt : les zones en bleu plus sombre qui indique(vaguement si on me passe le jeu de mot !) les gisements probables ERM.
Vous pouvez télécharger les cartes ou consulter les documents ICI
Article : Francis ROUSSEAU
Documents de référence : European Comission/Maritime Affairs ; Carte des ERM en Europe © Atlas sea-ocean
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