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Wavebob passe de 30 kW à 1, 5 MW


MAYNOOTH (Irlande) - 13/01/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - Wavebob Ltd. la compagnie irlandaise qui a mis au point le récupérateur d'énergie des vagues de type bouée, WaveBob ™ , a annoncé récemment qu'elle était sur le point de boucler un tour de table financier qui devrait lui permettre d'injecter 5 millions d'euro dans le développement d'un nouveau convertisseur d'énergie des vagues de plus grosse capacité, soit 1,5 MW . Le commercial de l'entreprise, Andrew Parish, a déclaré à New Energy Finance que, ce tour de table bouclé, le plan d'investissement tablait sur une augmentation de 20 millions d'euro au troisième trimestre 2009. Il faut se souvenir que le convertisseur de vagues Wavebob actuellement à l'essai depuis mars 2006 au large des côtes irlandaises, développe une puissance de seulement 30 kW. Passer de 30 kW à 1,5 MW ne va pas se faire en claquant des doigts et pas mal d'essais vont devoir être menés avant d'y arriver. Les accords de collaboration que Wavebob Ltd. vient de mettre en place avec des géants de l'énergie comme le suédois Vattenfall et l'américain Chevron ne seront pas, non plus, de trop pour relever cet audacieux défi technologique. Visiblement les grands équipementiers du secteur des renouvelables semblent croire dans cette petite bouée assez proche du système Finavera, dont on connaît hélas les difficultés...
Interrogé sur le ralentissement économique actuel et sur son impact concernant concernant les perspectives de financement du secteur des énergies renouvelables de la mer, Andrew Parish a déclaré : " Nous constatons que pour peu que l'on travaille avec les bons partenaires et une bonne équipe, ce problème ne se pose pas ". Jusque là effectivement ni Chevron ni Vattenfall n'ont eu à subir les contrecoups de "la crise" ou ne s'y sont trouvés mêlés d'une quelconque manière.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: Sites liés. Photos : Le convertisseur WaveBob au mouillage au port © WaveBob ltd.

Continental Airlines effectue un premier vol au biocarburant algal



HOUSTON (Texas-Etats-Unis) - 12/01/2009 - - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - La compagnie aérienne américaine Continental Airlines a annoncé le 07/01/2009 (ICI) avoir procédé pour la première fois dans l'histoire de l'aviation commerciale américaine à un vol d'essai de 90 minutes sur un biréacteur Boeing 737-800 utilisant un mélange de biocarburants dérivés de jatropha et d'algues. Le biréacteur Boeing 737-800 a décollé de Houston, avec dans ses réservoirs 50% de kérosène conventionnel et 50% d'un mélange de biocarburants jatropha et algues. Le moteur n° 1 utilisait du kérosène traditionnel alors que le moteur n° 2 utilisait le mélange de biocarburants jatropha/algues, de façon à ce qu'une comparaison de performances et de consommation puisse être établie. Le biocarburant était de type "drop-in" c'est-à-dire pouvant être utilisé directement dans le moteur sans que ce dernier ait à subir de quelconques modifications. Après s'être élevé vers le Golfe du Mexique et la Louisiane, le Boeing est revenu vers l'aéroport international de Houston et a parfaitement atterri à 13h45 (heure locale). Ce vol de démonstration a été effectué grâce à une collaboration étroite entre Boeing, GE Aviation, CFM International et UOP filiale d'Honeywell. C'est Sapphire Energy, que les lecteurs de ce blog connaissent bien, qui a fourni le carburant algal.
Ce vol n'est pas le premier utilisant des biocarburants, deux autres vols d'essai ont déjà eu lieu en 2008. Le premier avec la compagnie Virgin Atlantic du milliardaire britannique Richard Branson et le second, la semaine dernière, avec la compagnie Air New Zealand. L'essai de Continental Airlines apparaît cependant aujourd'hui comme le tout premier test de biocarburant fait aux États-Unis avec un avion commercial et surtout s'agissant de biocarburants algaux, même si ceux-ci étaient mélangés à 50% de jatropha. Terrance Scott, porte-parole de la société Boeing a confirmé que le mélange de biocarburants jatropha/algues agissait plus efficacement au décollage que le kérosène classique, faisant selon ses termes " bondir l'avion au dessus des flots ". Quel enthousiasme ! Continental Airlines de son côté a déclaré aux journalistes du Houston Chronicle présents lors de l'essai que 3600 livres (1632 kgs) de biocarburant avaient été consommés durant ce vol dans le moteur n° 2 contre 3700 livres (1678 kgs) dans le moteur n°1 rempli de kérosène classique. Les journalistes du Houston Chronicle en ont déduit que l'utilisation de ce biocarburant mixte avait permis non seulement une économie de 100 livres (45 kgs) de carburant, soit 0,03 pour cent de la charge, mais qu'avec cette économie le moteur avait atteint une efficacité supérieure à celle atteinte en utilisant du kérosène classique. Voilà qui va exactement dans le sens de ce qu'avait déclaré le jour même du vol d'essai à la chaîne de télévision financière Bloomberg (ICI), le DG de Continental Airlines en disant : " Nous avons travaillé avec beaucoup de soin à réduire notre empreinte carbone au cours des 10 dernières années ". Même si la partie est loin d'être gagnée, ce qui intéresse les observateurs dans cet essai, c'est surtout l'utilisation de biocarburants algaux et de jatropha (un poison végétal non consommable) c'est-à-dire de substances qui ne risquent pas de faire grimper les prix du marché alimentaire qui n'en a pas besoin. C'est la principale critique qu'avait eu à essuyer en février dernier, Virgin lors de son vol d'essai fait avec un biocarburant utilisant des dérivés de l'huile de coco et de noix de babassu, risquant de reproduire sur le marché de ces deux aliments de base de populations plutôt démunies du globe, ce qui s'était passé quelques mois plus tôt sur le marché du maïs et du colza. Sans compter que ce biocarburant contestable ne représentait que 5 % du total en combustible utilisé pendant le vol de Virgin. Air New Zealand et Continental Airlines, se sont bien gardés de réitérer la même grossière erreur et en faisant appel à des startups comme Sapphire Terasol, ils ont misé sur cette deuxième génération de biocarburants, qui ne sont pas dérivés de produits alimentaires. Ils ont également accru la proportion de biocarburants jusqu'à 50%. Ils vont maintenant devoir prouver que cette formule est réellement intéressante en terme d'empreinte carbone. Jason Pyle, PDG de Sapphire Energy a déclaré : " Le fait que la simple combinaison du soleil, du CO2 et des algues puisse permettre d'obtenir un carburant renouvelable neutre en carbone a bouleversé à jamais le paysage du monde pétrochimique ". En conclusion Jennifer Holmgren, D.G de UOP Renewable Energy and Chemicals a ajouté : " Avec le savoir faire technologique d'avionneurs tels que Boeing et Continental Airlines, l'utilisation des biocarburants dans le domaine de l'aviation commerciale civile est devenue un objectif à court terme. Nous croyons que plusieurs centaines de millions de litres par an pourront être produits d'ici à 2012 ". Rappelons enfin que la compagnie Continental Airlines vient d'être classée par le magazine Fortune comme la "World's Most Admired Companie" (Compagnie la plus admirée au monde) en 2008 .
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Site liés. Photos 1 et 2 : Boeing 737-800 © Boeing

Le gouvernement français lance un appel d'offre biomasse incluant les algues


PARIS (France) - 09/01/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils -
Le ministère français de l'Ecologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a lancé le 07/01/09 (ICI) un nouvel appel d'offre pour la construction d’ici 2012 de centrales de production d’électricité alimentées à partir de biomasse, pour une puissance cumulée de 250 mégawatts (MW), soit l’équivalent du quart de la puissance d’un réacteur nucléaire. " Nous sommes entrés dans une phase de mise en œuvre opérationnelle du Grenelle Environnement et du paquet énergie-climat, a déclaré le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo. J’invite tous les élus et acteurs du territoire à se mobiliser pour répondre à cet appel d’offre, et ainsi participer à la transition énergétique de notre pays ". Une majorité de la puissance appelée (150 MW) est réservée à des zones géographiques considérées comme prioritaires d’un point de vue de l’aménagement du territoire, précise le gouvernement : la zone du Nord-Est de la France particulièrement concernée par les restructurations de Défense (régions Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, département de Seine-et-Marne), les massifs (Massif Central, Vosges, Alpes, Pyrénées), et la Bretagne compte tenu des difficultés d’approvisionnement électrique et de l’intérêt de valoriser certaines substances comme les algues vertes ou les effluents d’élevage. Selon le détail de l'appel d'offre, les algues vertes récoltées, ainsi que les résidus issus de leur transformation, sont considérés comme des ressources admissibles. Qu'entend-on par production d'électricité à partir d'algues vertes ? Il ne s'agit pas de produire de l'électricité directement à partir des algues mais à partir de combustible dérivé des algues qui ferait tourner des centrales électriques au biodiesel algal (cf. les trois articles que j'ai consacrés tout au long de cette semaine à ce sujet). Il y a aussi la possibilité de faire fonctionner ces centrales avec des biogaz issus de la méthanisation des algues bien que cette technique soit encore très confidentielle en France.
Dans son communiqué le ministère de l'Ecologie tient à souligner qu'une attention particulière sera portée à la qualité de l’approvisionnement en biomasse. Les installations devront avoir un rendement énergétique élevé, et respecter les normes applicables en termes d’émissions de polluants atmosphériques. Les projets retenus pourront bénéficier d’un tarif préférentiel d’achat de l’électricité . Le contrat d’achat d’électricité prendra effet à la date de mise en service de l’installation pour une durée de 20 ans. Les candidats doivent faire parvenir leur dossier de candidature, avant le 15 juillet 2009, à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), formulaire et PDF du cahiers des charges de l'appel d'offre accessibles en ligne à partir du site de la CRE (ICI) qui est chargée de la mise en œuvre de la procédure d’appels d’offre. L’avis d’appel d’offre vient d’être publié au Journal officiel de l’Union européenne (ICI et bon courage pour le retrouver!) et a été mis en ligne sur le site internet de la CRE.
Article: Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Photos : Jean-Louis Borloo©AFP/archives

Création d'une base internationale de données pour les énergies marines


WASHINGTON (Mass. - Etats-Unis) - 08/01/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils -Le département américain de l'Énergie (DOE) par le biais de son Programme pour les Technologies du Vent et de l'hydroélectricité annonce (ICI) la mise à disposition publique d'une base de données qui fournit des informations régulièrement mises à jour sur les énergies renouvelables hydrologiques et marines. Les données concernent non seulement les États-Unis mais aussi le reste du monde. Cette base de données représente un somme de travail colossal en même temps qu'une approche novatrice en terme de masses d'informations traitées concernant à la fois les entreprises, les technologies et les projets en cours dans les domaines des énergies marines et hydrologiques. Cette base de données inclut les énergies des vagues, des courants, l'énergie thermique des mers (ETM) et les technologies de conversion. Cette base de données est entièrement consultable sans cryptage, permettant à tout un chacun une recherche par type de technologie ou par projet spécifique, avec un certain nombre de critères à prédéfinir comme l'emplacement géographique, le type de ressource, et l'état du projet. Le DOE assure que les utilisateurs de la base de données peuvent facilement accéder à toutes les informations concernant les détails d'un projet tel que sa taille, sa méthode d'amarrage, son permis de construire, son montage financier, les partenaires impliqués et même, grâce une cartographie interactive par GPS, à la localisation immédiate de l'endroit du monde où se trouve le projet. La base de données comprend également une glossaire qui présente un certain nombres de définitions co-élaborées par le DOE et le Mineral Management Services concernant en particulier les technologies des vagues, des courants, et l'ETM.
En un clin d'oeil, il est donc désormais possible de constater que les industries des énergies marines et des énergies hydrologiques en général sont présentes dans environ 28 pays à travers le monde avec une majorité d'entreprises basées au Royaume-Uni et aux États-Unis. Pour les seuls États-Unis, la base de données comptabilise 47 entreprises, universités et/ou collectivités locales développant différentes technologies ou projets. Parmi celles-ci, 30 seraient en train de travailler sur les technologies des vagues et des courants marins, se partageant presque également les deux ressources. La base de données indique également que 29 entreprises américaines, universités et/ou collectiviItés territoriales ont des projets prévus ou en cours aux États-Unis ou à l'étranger. Aux États-Unis, 192 projets ont reçu une première autorisation, et 11 sont jusqu'alors parvenus à être totalement ou partiellement réalisés .
Uen fois sur la page d'accueil de la base de données ICI, les recherches se font très facilement par le sommaire de la barre latérale. On peut ainsi se plonger avec délices dans le mode d'emploi (ICI) ou lister tous les projets en cours c'est ICI. Pour lister les technologies c'est ICI, pour avoir accès au glossaire c'est ICI, etc, etc... Un outil de recherches effectivement bluffant et qui fait d'ores et déjà référence, même si on l'attend au tournant de la mise à jour des données, secteur délicat quand il s'agit de technologies émergentes.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Photos : Capture d'écran de la base de données

Alpha Biotech a rejoint le projet français SHAMASH


NANTES/SOFIA ANTIPOLIS - (France) - 07/01/2009 - Blog Les énergies de la mer - 3B Conseils - Le projet français SHAMASH, démarré en décembre 2006, a pour objectif de produire un biodiesel à partir de la biomasse marine. La spécificité de ce projet français par rapport aux autres dont j'ai déjà été fait état dans ce blog est de produire un biocarburant à partir de microalgues autotrophes (dont Phaeodactylum tricornutum, photo de tête) connues pour accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras et permettant ainsi des rendements à l'hectare jusqu'à 30 fois supérieurs aux espèces oléagineuses terrestres. Le projet SHAMASH intègre des spécialistes de l'aquaculture, de la physiologie et de l'utilisation des microalgues, des spécialistes de l’optimisation des procédés biotechnologiques ainsi que des spécialistes des biocarburants, de l’extraction et de la purification des lipides. SHAMASH regroupe 9 équipes et entreprises françaises pour un budget total de € 2,8 millions. Le Programme National de Recherche sur les Bioénergies (PNRB) de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) finance pour € 800.000. Le programme est également soutenu par deux pôles de compétitivité de la région PACA : le Pôle CAPENERGIE et le Pôle MER PACA de même que par L'INRIA, le CEA, IFREMER, le département Environnement et Développement Durable du CNRS, le Conseil général des Alpes Maritimes, l'Université Nice-Sophia Antipolis, le Conseil régional Pays de la Loire, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le projet est coordonné par Olivier Bernard (INRIA Sophia-Antipolis) et Jean-Paul Cadoret (IFREMER-Nantes) dont vous pouvez consulter la présentation du projet dans la video des Entretiens sciences et éthique 2007 ICI.
Une présentation plus détaillée du projet SHAMASH faite par Jean-Paul Cadoret (IFREMER-Nantes) et Olivier Bernard (INRIA-Sophia-Antipolis) dans le Journal de la Société de Biologie en 2008 est téléchargeable en PDF (ICI).
Depuis peu de temps, la société Alpha Biotech spécialisée dans la production et la commercialisation de microalgues à rejoint le projet SHAMASH. Installée au coeur des marais salants de Guérande, Alpha Biotech est la première entreprise de production de micro-algues en France. Créée en 1993, elle a développé des produits uniques tant dans le domaine de l'alimentation, de la pharmacie que de la cosmétique. Première entreprise française à cultiver la Spiruline en 1996, elle a mis au point l'extrait liquide de Spiruline fraîche à la Phycocyanine : le Spirulysat®. Son savoir-faire et ses innovations ont été valorisés par deux brevets et de nombreuses coopérations internationales. Alpha Biotech propose donc 15 ans de savoir-faire dans le domaine de la culture de micro-algues, une expertise développée sur plus d'une quinzaine de souches, un savoir-faire en recherche, production, et extraction des ingrédients issus des micro-algues.
Les équipes de recherche françaises, traditionnellement plus discrètes que les équipes anglo-saxonnes, communiquent peu sur le projet SHAMASH dont le site internet et la rubrique "résultats" (ICI) sont pour le moins minimalistes, cela ne signifie pas que les recherches n'avancent pas, cela signifie juste qu'en France on est plutôt timide à communiquer sur les projets importants. Mais ça on le savait déjà... Quoiqu'il en soit, avec un partenariat tel que celui d'Alpha Biotech, 2008 fut l'année où SHAMASH était sorti de la pénombre discrète des laboratoires. Que nous réserve 2009 ?...
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Photos : Phaeodactylum tricornutum © IFREMER

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