Logo-EDM

ConnexionInscription

French English German Spanish
Traduction Google

ATLANTIS va construire des AK 1000 au Canada



HALIFAX - (Nouvelle Ecosse - Canada) - 14/02/2011 - 3B Conseils - Le gouvernement de la province canadienne de Nouvelle-Écosse (Nova Scotia), située sur la façade atlantique du Canada, a affirmé par un communiqué récent sa volonté de devenir un chef de file nord-américain dans le développement, la fourniture et le soutien de projets d'énergie hydrolienne et notamment celui d'une des plus grandes turbines hydroliennes du monde l'AK 1000. Le gouvernement de Nouvelle-Écosse compte mettre l'environnement marin particulièrement agressif de la Baie de Fundy au service de la turbine que l'on surnomme partout "le géant des mers". Cette turbine AK 1000 qui se propose de développer 1MW puis 2MW sera construite au Canada par un consortium formé du constructeur britannique Atlantis Resources Corporation, du constructeur canadien de plates-formes offshore et de navires Irving Shipbuilding et du constructeur militaire naval et aérien américano-canadien Lockheed Martin Canada. Pour tout savoir de l'éolienne AK 1000 se reporter à l'article que j'ai écrit le mois dernier ICI à l'occasion du projet d'installation d'un parc hydrolien AK 1000 en Inde dans le Gujarat, projet d'installation qui a bouleversé la donne dans le monde des énergies renouvelables marines en Asie.

A l'occasion de l'annonce faite la semaine dernière concernant la construction au Canada d'unités AK 1000, Darrell Dexter, Premier ministre de Nouvelle Ecosse, a déclaré : "Je suis ravi d'accueillir Atlantis, Lockheed Martin et Irving Shipbuilding autour de ce projet. Ensemble, nous allons travailler à exploiter des courants marins parmi les plus puissants au monde et à produire des énergies renouvelables, sûres et propres pour la Nouvelle-Écosse. A travers ce processus notre idée est de développer une expertise, une expérience et des infrastructures qui servent de ressources pour les futurs projets d'énergie hydrolienne dans toute l'Amérique du Nord. La dynamique autour des énergies hydrolienne et marémotrice continue de croître en Nouvelle-Écosse et nous tenons à lancer le défi de bâtir ici une industrie autour de l'exploitation de l'eau si innovante qu'elle attirera l'attention du monde entier, créera de bons emplois et de la croissance."

Cornelius Tim, directeur d'Atlantis Resources Corporation, a recentré le discours sur un aspect beaucoup plus local en disant : "Nous sommes déterminés à travailler avec les entreprises locales pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement locale qui sera une plate-forme pour la croissance d'une industrie commerciale de l'énergie marine à l'échelle de la province. En nous appuyant sur notre expérience du projet global, nous sommes désireux de travailler avec le gouvernement et les autres développeurs et d'accélérer le déploiement commercial de l'énergie marine à l'échelle de la Nouvelle-Écosse. "

Pour Steve Durrell, président d' Irving Shipbuilding : "Le succès de ce consortium démontre non seulement l'expertise croissante de la Nouvelle-Écosse dans une industrie prometteuse, mais aussi l'étendue des compétences et des capacités des hommes et des femmes de la société Irving Shipbuilding. Nos nombreuses années d'expertise dans le domaine de l'acier, de la soudure et du travail du fer sur les navires militaires et commerciaux, les plates-formes offshore et d'autres projets, seront désormais mises à profit pour contribuer à la construction d'une industrie d'une énergie propre et renouvelable."

Tom Digan, président de Lockheed Martin Canada, conclut par ces mots : "Lockheed Martin conçoit et déploie des systèmes maritimes depuis plus de 40 ans. Nous appliquerons désormais notre ingénierie de ces systèmes et nous l'intégrerons à notre expertise pour faire de la production d'énergie marémotrice une réalité économiquement viable."

Le taux de change du dollar canadien et du dollar américain étant ce qu'il est actuellement par rapport à l'euro et à la livre sterling, on ne doute pas que les coûts de production soient effectivement imbattables !

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : sites liés. Photo et carte © Atlantis resources corporation

Si vous possédez un compte Google Gmail vous pouvez désormais devenir membre du Blog Les énergies de la mer. Pour que le mur s'anime l'idée c'est aussi de mettre votre photo ! Il vous suffit pour cela de vous rendre sur le blog et de suivre la procédure (simple) en haut de la colonne de gauche du blog.

LM WIND POWER développe pour ALSTOM la plus longue pale éolienne du monde



PARIS (France) / KOLDING (Danemark) - (Union Européenne) - 11/02/2011- 3B Conseils - Le géant industriel français Alstom Wind Power et le fournisseur historique de pales d'éoliennes danois LM Wind Power ont conclu un partenariat stratégique pour développer la plus longue pale d'éolienne du monde. Cette pale, testée en soufflerie par LM Wind Power, est conçue spécifiquement pour la future éolienne offshore d'Alstom de 6 MW développée pour le marché grandissant de l'éolien offshore européen. Bien que la longueur exacte de la nouvelle pale n'ait pas été annoncée, LM a assuré qu'elle sera nettement longue que les lames actuelles les plus longues, qui mesurent 62 et 63 mètres. Mais au fait à quoi sert la compétition sur la longueur des pales ? Plus une pale éolienne est longue, plus elle capte le vent, plus elle produit d'énergie et plus elle est rentable. La finalité de la compétition est donc la rentabilité. Et l'on sait que le manque de rentabilité et le coût carbone de fabrication des structures sont les deux reproches qui sont faits aux modèles d'éoliennes actuellement fabriqués pour l'onshore comme pour l'offshore. La fabrication de la nouvelle pale fera appel à des matériaux de pointe dont des fibres de verre et du polyester exceptionnellement léger et résistant. Cette pale qualifiée de "révolutionnaire" par son fabricant exigera plus de 20.000 heures de travail à des équipes qui se sont concentrées particulièrement sur l'aérodynamique, la conception des structures et des processus de production de ce futur géant des mers. Les lames prototypes seront fabriquées dans l'usine danoise de LM Wind Power à Lunderskov, qui produit actuellement aussi la pale LM 61.5 P2. Les nouvelles pales devraient être prêtes à être installées sur les nouvelles éoliennes Alstom 6MW d'ici à moins d'un an, voire pendant l'hiver 2011. La production à grande échelle qui devrait commencer en 2014 dépendra des marchés qu' Alstom souhaitera investir, les plus probables étant la France (avec l'appel d'offre 3GW auquel Alstom et EDF EN ont déjà postulé), le Royaume-Uni (avec le Round 3 du programme offshore) ainsi que d'autres pays de la Mer du Nord.

A l'issue de la signature de l'accord Roland Sundén, directeur de LM Wind Power Group dont il faut peut-être rappeler ici qu'il est le pionnier qui a fabriqué en 1991 les pales de turbines offshore du tout premier parc mis en service au Danemark à Vindeby, a déclaré : " Nous sommes fiers de collaborer avec Alstom sur cet important projet. Je suis sûr que la pale la plus longue du monde fabriquée par LM pour Alstom établira une nouvelle norme éolienne surtout en matière de coût de l'énergie, qui bénéficiera en premier lieu aux éoliennes offshore. Cette nouvelle pale s'appuie sur les fonctionnalités innovantes comme ce fut le cas pour la dernière pale que nous avons lancé, la GloBlade ®, qui s'est avérée être un franc succès, offrant une production d'énergie annuelle supplémentaire de 5,4 % par rapport aux pales standard".
La future turbine Alstom de 6 MW entend utiliser les technologies les plus en pointe du moment pour faire face aux défis particuliers posés par le milieu marin et aux impératifs de coût de l'énergie (COE). La technologie ALSTOM PURE TORQUE™ dont j'ai déjà fait état ICI compte sur la nouvelle pale LM pour accroître ses performances. Alfonso Faubel, Vice President d'Alstom Wind Power, a déclaré : “ Les qualités technologiques des nouvelles pales LM Wind Power sont particulièrement compatibles avec les innovations de notre système d'entraînement de turbines. Avec LM, nous avons un partenaire au parcours irréprochable."

Il ne fait plus de doute maintenant qu'Alstom, qui était jusque-là plutôt discret dans le paysage éolien offshore, est en train de devenir un acteur majeur du développement de ce secteur aussi bien en France que dans le reste de l'Europe voire du monde.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources: Sites liés. Photos : 1. Pale GloBlade © LM Wind Power 2. Turbine ALSTOM PURE TORQUE™ © Alstom Wind Power

Lecteurs abonnés à la lettre quotidienne, vous qui recevez chaque jour l'article à domicile, ne manquez pas de vous rendre d'un clic sur le blog lui-même où des CORRECTIONS sont apportées en temps réel par l'auteur dans les articles, où une colonne DERNIÈRES NOUVELLES (à droite) et une colonne CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS (à gauche) sont réactualisées en permanence. Vous en apprendrez de belles... et dans toutes les langues !

Eolien offshore US : les 4 premiers sites propices dans l'Atlantique sont désignés



WASHINGTON -(Etats-Unis) - 10/02/2011- 3B Conseils - Le Secrétaire américain à l'Intérieur, Ken Salazar, et le Secrétaire à l'Énergie, Steven Chu, ont dévoilé leur "Plan Stratégique" concerté pour accélérer le développement de l'éolien offshore aux USA. Ce plan, (intitulé complet et PDF plus bas) présenté comme une avancée majeure en faveur de l'éolien offshore, détaille le financement de 50,5 M$ destinés à impulser les projets sur les 4 zones propices désignées sur la façade médiane Atlantique : New Jersey, Delaware, Maryland et Virginie : (consulter la carte ICI ). Ce plan offshore est présenté comme devant "permettre d'atteindre l'objectif du Président de générer 80% de l'électricité du pays à partir de sources d'énergie propre d'ici 2035".
"L'installation de l'énergie éolienne sur ces zones médianes atlantiques est un élément clé de notre programme Smart from the Start d'accélération et de développement à l'échelle commerciale de l'éolien dans les eaux américaines" a déclaré le Secrétaire à l'Intérieur Ken Salazar avant d'ajouter : "Les États-Unis pensent que pour synchroniser les recherches, les initiatives de développement et le démarrage de l'industrie éolienne offshore avec une planification plus efficace, le pays doit se doter d'un outil de travail tout à fait avant-gardiste, d'un véritable "Plan Stratégique" qui aidera à créer de nouveaux emplois, à construire un avenir énergétique propre et à se placer dans la compétition des technologies du 21e siècle."

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce Plan stratégique arrive au moment même où la Chinese Renewable Energy industries Association (CREIA) fait savoir que la Chine avec ses 42,3 GW d'énergie éolienne (onshore et offshore) installés vient de surpasser les États-Unis, ce qui la place désormais en première position mondiale et en capacité d'atteindre les chiffres records de 200 GW de puissance éolienne (onshore et offshore) installés d'ici 2020 ! Accessoirement, dans le même temps, la Chine est déjà devenue aussi le 1er producteur mondial d'équipements d'énergie éolienne !

Le Plan stratégique du gouvernement américain appelé "National Offshore Wind Strategy: Creating an Offshore Wind Industry in the United States" dont on peut télécharger la quarantaine de pages ICI, a été rendu public voici à peine 2 jours. Dans le contexte de l'annonce chinoise, il peut encore résonner comme une sorte de plan de bataille ! Il est, en tout cas, le premier plan inter-ministériel américain sur l'énergie éolienne offshore jamais élaboré, acte impensable si l'on remonte seulement 4 années en arrière ! Il se veut une démonstration de l'engagement fort des institutions fédérales en faveur d'un développement rapide d'une industrie éolienne en mer américaine d'envergure mondiale. Le Plan met l'accent sur trois défis majeurs à surmonter : le coût relativement élevé de l'énergie éolienne offshore ; les défis techniques liés à l'installation ; l'exploitation et la connexion au réseau ; le manque de retour d'expérience de l'éolien américain en mer. Le Secrétaire à l'Energie Sten Chu propose d'étayer ce Plan Stratégique par trois "sollicitations" financières d'un montant total de 50,5 millions de dollars étalées sur 5 ans. Ces sollicitations se repartissent comme suit :

- 25 millions de dollars sur 5 ans pour "Développer la technologie". Le Département de l'Énergie (DOE) entend appuyer ainsi le développement d'outils de conception de turbines éoliennes offshore innovantes propres à constituer les bases d'une industrie américaine éolienne offshore performante et à prix compétitif sur le marché international. Les travaux porteront entre autres sur l'élaboration d'outils informatiques en open source, de systèmes de conception optimisés de "centrales" éoliennes offshore, de recherches d'une nouvelle génération de turbines-éoliennes offshore.
- 18 millions de dollars sur plus de 3 ans pour "Abattre les obstacles du marché ": Le DOE entend ainsi soutenir la publication d'études (généralistes et/ou ciblées) permettant de délimiter les secteurs-clés concernés et d'identifier les freins au déploiement de l'éolien offshore. Les études porteront aussi bien sur l'analyse économique du marché de l'éolien offshore que sur la réduction des risques environnement, le développement des chaînes d'approvisionnement et de fabrication, les stratégies de planification concernant la transmission de l'électricité produite et l'interconnexion des structures, infrastructures optimisées et des opérations, et enfin, sur les caractéristiques des ressources éoliennes.
- 7,5 millions de dollars sur 3 ans pour "Initier une nouvelle génération éolienne" : Le DOE entend financer la R&D en matière de conception d'une nouvelle génération d'éolienne offshore, une technologie qu'il juge indispensable au futur équilibre du rapport coût-efficacité du futur éolien offshore (y compris en termes de coût carbone de fabrication des éoliennes).

En complément ou en exergue de cette annonce, Ken Salazar (D.O.I) a également confirmé, comme je l'ai écrit en début d'article, dans le cadre du programme Smart from the Start, les noms des quatre zones propices à l'exploitation de l'énergie éolienne offshore sur la zone médiane Atlantique. Ces zones, sont situées sur le plateau continental au large des côtes du Delaware sur 122 miles nautiques carrés, au large du Maryland sur 207 miles nautiques carrés, au large du New Jersey sur 417 miles nautiques carrés et au large de la Virginie sur 165 miles nautiques carrés. Elles font encore actuellement l'objet d'études environnementales en parallèle d'une procédure accélérée de délivrance des autres permis nécessaires à l'exploitation. Le Secrétaire à l'Intérieur a dévoilé également qu'en mars 2011 seraient communiquées les zones propices exploitables pour l'énergie éolienne au large du littoral de l'Atlantique Nord, (l'Etat du Massachusetts et de Rhode Island en font partie). Un processus similaire sera adopté pour la désignation des zones dans l'Atlantique Sud, à savoir au large de l'Etat de Caroline du Nord, d'ici la fin du printemps 2011.
Après consultations et concertations de toutes les parties concernées et du public, le Bureau of Ocean Energy Management, Regulation, and Enforcement (BOEMRE) préparera une série d'évaluations environnementales régionales portant sur les effets de la location des zones aux industriels et les impacts des activités sur les zones louées. Si aucun impact significatif n'est relevé, le BOEMRE pourrait accorder des baux sur ces domaines maritimes de la façade médiane Atlantique dès la fin de 2011 ou début 2012. Michael Bromwich, le directeur du BOEMRE a tenu à enfoncer le clou, pour ne pas dire le mât, en assurant qu'il travaillerait sans relâche à favoriser le développement éolien offshore au large des côtes américaines et que l'administration Obama considérait "les énergies renouvelables marines en général comme une priorité absolue".

Le gouvernement américain a tenu à rappeler en conclusion de cette importante série d'annonces que la stratégie nationale en matière de déploiement éolien offshore menée par le Département à l'Énergie incluait toujours le déploiement de 10 GW de capacité de production éolienne offshore d'ici 2020 et de 54 gigawatts d'ici 2030. Ces scénarios comprennent le développement dans les zones situées aussi bien au large de la façade Atlantique, qu'au large de la façade Pacifique, sur le Golfe du Mexique, les Grands Lacs côté américain et ...les eaux hawaïennes (voir carte en tête d'article). L'objectif étant de produire assez d'énergie pour alimenter entre 2,8 millions d'ici 2030 et 15,2 millions foyers américains d'ici 2050.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources: Sites et docs liés. Images: 1. Carte le ressource éolienne offshore aux Etats-Unis (incluant Hawaï) © US. D.O.E (cliquer sur la carte pour l'agrandir) 2. Couverture de la publication National Offshore Wind Strategy: Creating an Offshore Wind Industry in the United States" 3. Carte des 4 zones propices façade mediane atlantique ©US D.O.I.

Lecteurs abonnés à la lettre quotidienne, vous qui recevez chaque jour l'article à domicile, ne manquez pas de vous rendre d'un clic sur le blog lui-même où des CORRECTIONS sont apportées en temps réel par l'auteur dans les articles, où une colonne DERNIÈRES NOUVELLES (à droite) et une colonne CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS (à gauche) sont réactualisées en permanence. Vous en apprendrez de belles... et dans toutes les langues !

Eolien offshore : Poweo, EDF E.N et Alstom se lancent




SAINT BRIEUC- (France - U.E.) - 09/02/2011- 3B Conseils - C'est donc dans un contexte très "contrasté" pour l'éolien mondial (sur lequel je reviendrai sous peu) qu'un Consortium formé de trois poids lourds, Poweo, EDF EN et Alstom, a annoncé sa volonté d'investir jusqu'à deux milliards d'euros dans l'éolien offshore français, secteur en pleine phase euphorique après des années de stagnation. Cette somme (la première réellement annoncée dans le domaine) n'est ni plus ni moins que le prix d'entrée sur le futur site éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (500 MW). Même si seulement environ 20% de fonds propres devront être justifiés, l'investissement représente en réalité tout de même €400M, loin d'être à la portée du premier investisseur venu, comme le souligne un article du Télégramme paru hier. D'autant que, pour l'instant, je me permets de rappeler, à la suite de nombreux experts du secteur, que le cadre juridique (à distinguer du cadre législatif) régissant l'implantation des éoliennes en mer est toujours assez flou en France où l'implantation de plates-formes à si grande échelle au large du littoral national est une première.

Depuis le 25 janvier dernier, date de l'annonce officielle concernant les 5 sites propices français, l'éolien offshore est devenu désormais le champ de bataille des géants de l'industrie. EDF Energies Nouvelles, Alstom et Poweo ne sont pas les premiers a annoncer la couleur (cf. article du 20 janvier 2011) ou annonce DCNS /STX, mais ils ont été les premiers à s'y prendre aussi tôt (cf. article du 21 janvier 2011) et surtout à concrétiser financièrement leur engagement en annonçant des chiffres ! Au quotidien breton Le Télégramme, Jean-Philippe Pagot, directeur régional de l'éolien en mer chez Poweo Energies renouvelables, déclare : « Nous serons candidats pour quatre des cinq sites propices. A Saint-Brieuc, ce groupe est le plus crédible et le mieux positionné au regard de l'appel d'offres. Notre ambition est de devenir un acteur majeur de l'éolien offshore en France ». Comme ils sont plusieurs sur le créneau, ça promet d'être sportif ! Concernant la baie de Saint-Brieuc, Poweo peut se prévaloir de deux années de mesures sur zone, dans le secteur du phare du Grand Léjon. Même si le site retenu par l'Etat est plus au nord, ces deux années pourraient aujourd'hui jouer en faveur de Poweo qui a déclaré (toujours au Télégramme) que "le gisement de vent analysé y était plus important". Si des modifications de l'orientation des machines semblent être envisagées pour qu'elles ne se gênent pas entre elles, l'écart entre les rangées d'éoliennes reste par contre visiblement un sujet tabou. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris à travers les projets déjà réalisés en Europe du Nord, les projets éoliens en mer sont toujours des projets à fortes contraintes (environnementales, humaines, industrielles et économiques). A Saint-Brieuc, Poweo devra composer avec le prix du Mwh proposé par l'Etat dans l'appel d'offres (entre 105 et 160 € par Mwh) et le fait que l'intégralité du domaine concédé n'est pas exploitable pour des raisons géographiques : en effet sur les 180 km² réservés à l'éolien dans la baie de Saint-Brieuc, le Consortium prévoit d'en exploiter la moitié. Les raisons : au nord de la zone les hauteurs d'eau (50 m) sont trop contraignantes et au sud de la zone le Consortium ne veut pas empiéter sur les secteurs de pêche. 
De façon à limiter au maximum l'impact visuel, considéré par certains comme une nuisance, la centaine d'éoliennes prévue sera répartie assez loin des côtes avec une première rangée à 16 km de la côte et une dernière rangée à 30 km.
L'éloignement et la puissance du champ d'éoliennes rendront nécessaire la construction d'un transformateur en mer (appelé aussi sous-station). Deux câbles de raccordement électrique en sortiront pour aboutir sur la plage des Rosaires. L'ensouillage des câbles transportant le courant produit en mer au voisinage de câbles telecom déjà existants sera réalisé de manière à minimiser les impacts sur tous les usages. L'appel d'offres sera officiellement ouvert par le gouvernement en mai prochain pour une mise en fonctionnement prévue en 2015. A l'échelle de l'ensemble des appels d'offres nationaux, c'est le chiffre ronflant de 10.000 créations d'emplois qui est annoncé pour cette filière industrielle. L'activité de pêche, dont on peut rappeler qu'elle sera bénéficiaire d'une taxe obligatoire de €2M par an, sera évidemment possible ; certains n'hésitent pas d'ailleurs à dire qu'elle pourrait être renforcée par une possible activité de pisciculture (à créer dans les fondations des mâts d'éoliennes). Quoi qu'il en soit, les pêcheurs auront tout à gagner à trouver des terrains de travail communs avec la filière industrielle éolienne offshore naissante. Il semblerait que ce soit en tout cas la piste désormais choisie dans bon nombre de pays de l'U.E. et ailleurs dans le monde.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources. Sites liés / 3BConseils. Images/


Lecteurs abonnés à la lettre quotidienne, vous qui recevez chaque jour l'article à domicile, ne manquez pas de vous rendre d'un clic sur le blog lui-même où des CORRECTIONS sont apportées en temps réel par l'auteur dans les articles, où une colonne DERNIÈRES NOUVELLES (à droite) et une colonne CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS (à gauche) sont réactualisées en permanence. Vous en apprendrez de belles... et dans toutes les langues !

SOLO-TREC : le véhicule sous-marin E.T.M. autonome




HONOLULU - (Hawaï - Etats-Unis) - 08/02/2011- 3B Conseils - Depuis un an, la NASA, l'US Navy et des chercheurs de plusieurs universités rendent publiques les recherches et le développement d'un véhicule sous-marin qui serait totalement autonome. Ce véhicule-robot, mis au point en secret depuis 5 ans, serait capable d'alimenter ses batteries tout seul, en utilisant la différence de température de l'eau environnante, autrement dit l'E.T.M. (Energie Thermique des Mers). SOLO TREC (Sounding Oceanographic Lagrangrian Observer Thermal RECharging) né au NASA Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie) est actuellement en phase de tests intenses pour plusieurs mois (plusieurs années selon certains) au large des côtes hawaïennes avec pour objectif de récolter des informations sur la température et la salinité des océans afin de consolider les connaissances sur les courants marins.
Concrètement SOLO-TREC se présente sous la forme d'une bouée équipée de compartiments à huile comprenant des cylindres de cire qui alimentent ses batteries en utilisant l'énergie thermique de l'eau de mer (ETM). Le principe : la cire change d'état dès que la température excède 10°C. En surface, où l'eau est plus chaude, la cire devient liquide, augmente par sa dilatation le volume des cylindres. Cette métamorphose propulse l'huile vers un réservoir à haute pression où elle est stockée. Une fois plein, ce réservoir libère l'huile comprimée qui passe à travers une turbine hydraulique. Ce mécanisme produit alors de l'électricité qui charge les batteries. L'huile est ensuite récupérée dans le réservoir. Les batteries chargées alimentent des pompes qui peuvent ainsi aspirer ou expulser l'eau ce qui permet au véhicule de monter ou de descendre : c'est un système de ballasts. Les 1,7 watt-heures (ou 6.100 joules) obtenus par plongée suffisent à faire fonctionner le récepteur GPS et les autres instruments de bord de type capteurs et balises de repérage. Lorsque le véhicule est en plongée, la température de l'eau refroidit, la cire devient solide et renvoie l'huile dans ses compartiments initiaux. Pour se déplacer, le véhicule utilise l'énergie stockée dans les batteries et il remonte pour les recharger, etc.

Depuis novembre 2009, un prototype SOLO-TEC de 84 kg a effectué avec succès plus de 300 plongées à plus de 500 mètres de profondeur, à raison de trois par jour, à 161 kms au sud-ouest d'Honolulu (Hawaï). Les premiers essais du prototype développé avec JPL/Scripps ont permis de constater que le principal handicap des véhicules sous-marins (à savoir le manque de performances d'autonomie) a été surmonté.
Le SOLO TEC aurait ceci d'unique que son énergie serait renouvelée naturellement en permanence grâce a l'emploi de l'E.T.M. comme source d'énergie. En théorie ce véhicule a donc une autonomie illimitée.
La NASA communiquera à nouveau sur le véhicule au terme des essais menés actuellement et dont certains disent qu'ils pourraient durer plusieurs années.




Article : Francis ROUSSEAU

Sources. Sites liés. Images : 1. Schéma de fonctionnement du SOLO TREC © Nasa. 2. Mise à l'eau pour essais du prototype SOLO TREC.

Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires. Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Pour plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter le site de la CNIL à cette adresse :
http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/