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L'Australie triomphe au fond des océans

PARIS - 17/01/08 - EDF Energies Nouvelles a annoncé hier la signature d’un accord de partenariat avec la société britannique Renewable Energy Holding (REH), investisseur de premier plan dans les technologies des énergies renouvelables. Les termes de l’accord prévoient un investissement d’EDF E.N. de 3 millions de livres (4 millions d’euros) dans REH. Cet accord vise le développement et le déploiement dans des projets de production d’électricité, d'un procédé d’exploitation d'énergie des vagues australien appelé « CETO ». Différent des autres systèmes tel que l'écossais " Pelamis " (cf. archive du 16/11/07) ou le français " Searev " (cf. archive du 4/12/07) tous deux positionnés à la surface des flots, le procédé CETO comporte cependant quelques points communs avec le procédé américain OCGen™, dont nous avons donné le schéma le 15/01/08. CETO se présente comme un convertisseur d’énergie des vagues implanté au fond de la mer, à des profondeurs variant entre 15 et 50 mètres, là où il est invisible et à l’abri des intempéries. Présentée comme requérant une infrastructure sous-marine d'une grande légèreté, cette technologie du tube immergé possède l'avantage indéniable du zéro impact environnemental, que ne possèdent ni les hydroliennes à hélices en profondeur, ni les tubes flottant en surface. Techniquement CETO achemine l’eau de mer à haute pression jusqu’au rivage par un tuyau de petit diamètre. A terre, l'eau de mer est dirigée vers un filtre à osmose inverse qui la désalinise et la transforme en eau douce, puis vers une turbine qui produit de l’électricité. Le constructeur insiste sur le fait que la technologie de désalinisation et le pompage n'utilisent aucune énergie fossile et ne rejettent donc pas de CO2. La technologie CETO inventée en 1975 par l'australien Alan Burns a subi ses premiers tests de faisabilité en 1999, avant qu'un premier projet de prototype ne voit le jour fin 2003. C'est trois ans plus tard, en 2006, que les essais de CETO 1 se sont révélés concluant pour la production d'eau douce et d'électricité. Le prototype pleinement opérationnel, CETO II, a été validé, révélé au public et mis en fonction en février 2007 à Fremantle (Australie) où les tests en vue de sa commercialisation se poursuivent encore à ce jour. La phase de production est prévue entre 2009 et 2011. L’accord entre REH et EDF E.N., donne à EDF E. N. un droit exclusif d’utilisation de cette technologie dans l’hémisphère nord et à La Réunion, où il n'est pas inutile de rappeler qu'une autre technologie australienne utilisant l'énergie des courants est testée, celle de la compagnie BioPower Systems Pty. Ltd. qui s'est fait une spécialité des technologies inspirées du biomimétisme.(cf. archive du 21/11/07).
Article : Francis Rousseau
Sources : EDF.E.N / Renewable Energy Holding / CETO
Photos : 1. Simulation de la technologie CETO ©CETO /2. Schéma de fonctionnement de la technologie CETO ©CETO

Energie des courants en Ecosse : nouvelles turbines pour 2008

ORKNEY ISLANDS - 16/01/08 - The European Marine Energy Center Ltd. annonce qu'il continuera en 2008 les tests sur le projet d'exploitation des courants marins du site de Fall of Warness à l'Ouest de l'ile d'Eday en Ecosse, une des îles de l'archipel des Orkney islands (Iles Orcades). Ce site choisi pour la vélocité des courants marins qui atteignent 4M/s (7.8 knots) a été inauguré en Septembre 2007 après que la compagnie OpenHydro y ait installé ses premières turbines en 2006. Le raccordement des turbines sous-marines à la station "on shore" et au transformateur de 11KV du littoral avait nécessité 2 kms de câbles (en provenance d'Allemagne) posés en moins de 24 heures. Un programme très détaillé d'observation des impacts environnementaux a été mis en place sur le site dès 2005 et continue de fournir chaque jour de nouvelles données portant sur les algues, les mollusques, la géologie marine, le trait de côte, la cohabitation du projet avec le trafic maritime intense de ferries reliant les îles qui a lieu sur la surface du site. Devant les résultats positifs des études d'impact, l'implantation de nouvelles turbines est envisagé dans le cours de l'année 2008.
Sources/ EMEC 2008 Press release / OpenHydro
Photo : le site de Fall of Warness ©EMEC

Etats-Unis : l'énergie des vagues en phase commerciale

WASHINGTON - 15/01/08 - Selon un bulletin de l' US Department of Energy en date du 9 janvier, le constructeur de systèmes exploitant l'énergie des vagues Finavera Renewables Inc. aurait désormais franchi depuis décembre dernier des pas décisifs vers la commercialisation de sa technologie. Cette compagnie est en effet devenue la première à obtenir un permis dans le domaine de l'exploitation des énergies de la mer de la part de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC), et a signé le premier accord de principe concernant la construction d'une centrale nord américaine fonctionnant à l'énergie des vagues. Le 20 Décembre 2007, la FERC avait annoncé officiellement qu'elle accordait un permis de 5 ans à Finavera pour l'implantation d'un projet pilote de ferme exploitant l'énergie des vagues à Makah Baye dans l'Etat de Washington. Ce permis est suspendu au fait que Finavera s'engage à obtenir toutes les autorisations fédérales nécessaires pour la construction d'un projet de 1 MW. Quatre bouées flottantes de 250 kilowatts fourniront cette puissance (cf. videos "Energie des vagues 3" et "4" dans la colonne de droite). L'énergie sera acheminée à terre grâce à des câbles sous-marins sur une distance de 3, 7 mille (5,5 km). Il est prévu que le projet soit testé à 1, 9 mille (1, 8 km) au large des côtes de Waatch Point dans le Comté de Clallam. Pour maintenir son permis, Finavera s'engage à démarrer la construction avant Décembre 2009 et à l'achever en Décembre 2010 (soit dans les trois années après l'obtention du permis). Quelques jours à peine avant de recevoir ce permis Finavera avait signé avec PG&E (California's Pacific Gas and Electric Company) un accord de distribution d'énergie concernant sa proposition de centrale de 2 MW située au large des cote nord de l'état de Californie (cf. notre archive du 21/12/07). Rappelons que Finavera propose d'autre part de construire une autre centrale fonctionnant à l'énergie des vagues à 2, 5 miles (3,7 km) au large des côtes du Comté de Humbold avec une mise en production opérationnelle en 2012. La technologie utilisée par Finavera est celle des "AquaBuOYs," (cf. videos de démo ci-contre et lien de description de cette technologie en anglais).
Le Département de l'énergie américain informe aussi qu'un autre type de technologie exploitant cette fois l'énergie des courants en profondeur est en cours de développement par la Ocean Renewable Power Company (ORPC) qui a fabriqué son premier prototype au large d'Eastport dans l'Etat du Maine. Le prototype est une hydrolienne d'un genre inhabituel se présentant sous la forme d'un tube de 25 pieds (7,62m) de long, 4 pieds (1,21m) de diamètre abritant 2 turbines avec générateur en son centre. Le module, appelé OCGen™, est immergé à 30 pieds (9,14m) sous une barge amarrée dans le canal entre Eastport et Deer Island, dans le New Brunswick. Le prototype peut générer une puissance de 25 kilowatts, mais le module finalisé est crédité d'une puissance de 1 MW.
Article et traductions : Francis Rousseau
Source : US Department of Energy. Energy efficiency and Renawable Energy, communiqué du 9/01/08.
Photo 1 : AquaBuOYs ©Finavera Inc. / Photo 2 : Schéma du module OCGen™ ©ORPC

La Grande Bretagne structure son projet offshore

LONDON -14/01/08 - Avec pour objectif de diversifier les sources d'approvisionnement en électricité issues des énergies renouvelables, le gouvernement britannique a promis de développer des fermes éoliennes offshore encore plus éloignées du rivage que celles aujourd'hui envisagées. Il a aussi et surtout promis de consacrer le même effort à développer la construction des réseaux d'acheminement nécessaires pour apporter à terre l'électricité produite offshore. Dans cette configuration économique à venir, il serait envisagé de séparer nettement l'acheminement et la distribution de l'électricité de sa production offshore. Le régulateur de l'énergie britannique Ofgem, pourrait donc se voir confier des pouvoirs accrus en matière de construction de réseaux de transmission et de distribution, avec des investissements estimés par le gouvernement à environ £2.5 milliards pour le seul raccordement au réseau terrestre d'électricité des fermes éoliennes offshore. La technologie de raccordement offshore se décompose généralement en plusieurs étapes : 1. Le raccordement des éoliennes entre elles par des câbles de puissance spécialement préparés pour un usage maritime. 2. L'ensouillage de l'ensemble des câbles à une profondeur de 1 à 2 mètres, conformément à la réglementation en vigueur. 3. L'atterrage ou acheminement jusqu'au point de sortie des câbles à terre, généralement situé bien après la limite de basse-mer de façon à préserver l’intégrité de la bande littorale. 4. Le raccordement au réseau public par un ouvrage électrique terrestre classique incluant un poste de transformation électrique.
Article : Francis Rousseau / 3B Conseils
Source : The Guardian 12/01/08 by Mark Milner
Photo : British Offshore Cables © Noskab Aberdeen

18 turbines pour le parc éolien offshore de Nordergründe

HAMBOURG - 11/01/08 - REpower Systems AG et Energiekontor AG ont signé le 3 Janvier dernier un accord portant sur l'installation de 18 turbines REpower (type 5M) d’une puissance unitaire de 5MW pour le parc éolien allemand offshore de "Nordergründe". La puissance totale sera par conséquent de 90 MW. Le projet éolien offshore sera réalisé dans le périmètre des 19 kilomètres qui relie l’embouchure du fleuve Weser, à la mer, au nord de Wilhelmshaven. Le projet « Nordergründe » sera ainsi l'un des premiers projets offshore à être réalisé en Allemagne, de plus ce sera le premier projet 5M dans les eaux allemandes financé par des banques. Les 18 turbines doivent être fabriquées dans la nouvelle usine d’assemblage REpower à Bremerhaven. La livraison aura lieu entre avril et juin 2009. L'installation offshore est prévue au printemps et en été de la même année. Le parc éolien de Nordergründe livre le courant produit au poste source de Inhausen, situé au nord de Wilhelmshaven. La centrale sera reliée à la côte par un câble de 30.7km dont 27km immergés. Le montant global de l'investissement intégrant les fondations, le poste de transformation offshore et le câblage du parc éolien s’élève à plus de 300 millions d’euros. REpower Systems AG participe à d'autres projets offshore tels que le premier parc éolien allemand offshore Alpha Ventus (près de l'île de Borkum) et le parc belge Thornton Bank qui érigera ses six turbines en 2008/2009. Energiekontor AG a jusqu'ici installé et a fait fonctionné 65 parcs éoliens en Allemagne et dans d'autres pays européens.
Source : REpower Systems AG. Photo :jiedlitz©REpower

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