Logo-EDM

ConnexionInscription

French English German Spanish
Traduction Google

 

Metaux sept.2018

 

 

 

Etats-Unis – Mercredi 21/11/2018 – energiesdelamer.eu. Au-delà des terres rares, du béton et de l’acier, le cuivre a rôle particulier dans l’éolien, et plus particulièrement dans l’éolien offshore. C’est ce rôle actuel et à venir qu’ont étudié en détail les consultants de Navigant Research, à la demande de l’association de développement du cuivre américaine (Copper Development Association CDA, en initiales anglaises).

 

Navigant prend en compte le marché américain et le développement potentiel de ce dernier, néanmoins, les consultants s’appuient sur l’Europe afin de définir le poids du cuivre dans l’offshore éolien, face au peu de référence existante aux Etats-Unis ou au Canada.

cuivre EDM 21 11 018

 

Premier constat du rapport, l’offshore nécessite au moins 41% de plus de cuivre que le l’éolien terrestre. Au MW installé, l’offshore nécessite, selon Navigant, quelque 9,56 tonnes de cuivre (21076 livresUS). De ce total, 1,75 t correspondent à la turbine et à son transformateur, 6,04 t au câblage nécessaire entre la turbine et la sous-station.

 

 

 

Le rapport signale que les transformateurs de l’ensemble des parcs pris en compte dans l’étude étaient réalisés en cuivre, comme sur la majeure partie des équipements de puissance, mais certains transformateurs installés dans les tours peuvent également utiliser de l’aluminium. La part revenant aux câbles destinés à évacuer la puissance à terre, représente 3,52 t par MW installé.

 

Ainsi, pour les parcs offshore, l’étude estime que le câblage pèse 82% du cuivre utilisé, soit 7,41 t par MW installé.WWE Market Navigant Reseach Navigant précise qu’au cours du cuivre 2008 (qui est loin d’être le cours actuel, puisque, selon le LME Copper Cash, le prix du cuivre a quasiment doublé entre 2008 et 2018 autour de 6 000 dollars la tonne, avec un pic au-delà de 9 000 $/t en 2010), le coût du cuivre dans les installations éoliennes en mer représente à peine 3,4% des projets. Une part qui est donc moindre que les 3,8% du coût complet des parcs éoliens terrestres. Plus particulièrement parce que les parcs offshore accueillent des machines de plus en plus grandes (donc moins de câbles pour l’atterrage). En résumé, l’offshore utilise plus de cuivre, mais son « intensité » est moindre sur le coût des projets.

En termes de perspective, Navigant juge que la demande pour l’offshore proviendra particulièrement des Etats-Unis, et non du Canada.

 

En outre, celle-ci ne devrait vraiment décoller qu’à partir de 2022 (avec environ 1 000 t), mais pourrait dépasser les 12 000 t par an de 2025 à 2017.

Ce qui représente environ un quart des besoins attendus pour l’éolien dans son ensemble à l’horizon 2027, précise l’étude de Navigant.

 

A noter : le rapport insiste sur la part jouée par les câblages à l’intérieur même des éoliennes, puisque 21% du cuivre utilisé dans une éolienne (terrestre et offshore confondus) serve à relier la base de l’éolienne à la turbine !

Enfin, dernière précaution, c’est bien entendu le lobby du cuivre qui commande l’étude afin de voir les besoins futurs de production en Amérique du Nord.

Néanmoins, les chiffres peuvent être appliqués au développement de l’offshore éolien en Europe, avec, selon les scénarios de WindEnergy entre 66 GW et 98 GW attendus à l’horizon 2030 dans les mers européennes. Autant dire un besoin certain de cuivre à cet horizon.

 

 

Points de repère

     

En septembre 2018, le cours du cuivre s'est établi à $ 6 051 la tonne, en baisse de 0% sur un mois et en baisse de 8% sur un an. Le prix du cuivre au kilo s'établit à $6,05, soit €5,32 au cours actuel.

 

Cet été, l’accélération baissière observée sur le cours du métal rouge, souvent considéré comme le baromètre de l’activité mondiale, montre les risques liés à ces différents commerciaux, notamment entre la Chine et les USA. En effet, la Chine influence le marché du cuivre en tant que premier consommateur mondial.

 

 

A lire : Le Rapport commun de l'Académie des Sciences et de l'Académie des Technologies coordonné par coordonné par Ghislain de Marsily & Bernard Tardieu, dresse un bilan des besoins en métaux rares liés au programme énergétique de la France.

 

 

 


 
Les traductions anglaise, espagnole et allemande sont générées de manière automatique, la qualité du texte peut être altérée.

Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires. Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Pour plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter le site de la CNIL à cette adresse :
http://www.cnil.fr/vos-droits/vos-traces/les-cookies/