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 UFE EDM 23 01 017

 

France – Etats-Unis. Lundi 23/01/2017 – Quotidienne energiesdelamer.eu. A 3 mois des élections présidentielles françaises, l’UFE publie aujourd’hui son projet de Libre Blanc « ambition pour la France» et nous reprenons les propositions des candidats de gauche faites à Libération. Autant savoir !

Le livre blanc de l’UFE

Son objectif est de souligner le rôle que va jouer l’électricité dans les prochaines années en termes de développement durable, d’innovation industrielle et de transformations sociales. La France dispose d’ores et déjà d’atouts : un parc de production peu émetteur de CO2 grâce aux énergies renouvelables et au nucléaire, des réseaux de qualité qui faciliteront la transition énergétique, le développement de services d’efficacité énergétique innovants.

Ainsi, dans un contexte économique de plus en plus difficile, l’UFE présidée par Christine Goubert-Milhaud est convaincue que l’électricité est un des vecteurs pour retrouver de la croissance, à condition de suivre 5 grandes orientations:

. faire de la lutte contre le changement climatique une priorité traduite dans tous les outils de politique publique, notamment la fiscalité, et dans tous les secteurs de l’économie,

. placer le consommateur au centre des préoccupations, en particulier par la maîtrise des factures d’énergie et la lutte efficace contre la précarité énergétique,

. faciliter les transformations technologiques du système électrique, en particulier dans les domaines de la digitalisation, du stockage et de la flexibilité intégrant les nouvelles attentes des consommateurs et des territoires,

. conduire les transformations socio-économiques avec une vision transverse des mutations,notamment au travers d’une prospective des emplois,

. renforcer le rôle de la France en Europe, pour donner un cadre offrant de la visibilité aux investissements de moyen et long terme nécessaires à la sécurité d’approvisionnement.

En 2017, la France doit être, en effet, aussi en capacité de peser dans les débats au Parlement européen sur le Clean Energy Package dont les textes seront extrêmement structurants pour l’avenir du marché électrique que ce soit à la maille européenne, nationale ou locale.

Les positions de Benoît Hamon et Manuel Valls

Les deux candidats dorénavant en lice sont particulièrement informés sur le développement des énergies renouvelables de la mer… mais !

Benoît Hamon est le brestois (de Saint-Renan). La mer il connaît. Il a aussi largement participé aux côtés puis hors gouvernement avec Manuel Valls, Ségolène Royal, Emmanuel Macron, Michel Sapin … sous l’œil du président François Hollande la Loi sur la transition énergétique.

Comment et par qui seront reprises les propositions des anciens candidats

Arnaud Montebourg

Sur le plan énergétique, il avait proposé de caler l’agenda sur la programmation pluriannuelle de l’énergie adoptée en octobre 2016, avec une réorientation des enveloppes dédiées à la recherche vers les énergies propres. Là encore, les groupes dont l’Etat est actionnaire seraient invités à coller au plus vite au «zéro carbone», puisque Arnaud Montebourg s’était engagé à assurer le désinvestissement des énergies fossiles «dans l’ensemble du périmètre de l’Etat en dix ans».

Pour accompagner la transformation des institutions financières

Il avait préconié via des «tests» de mesurer l’impact environnemental de leurs investissements. «Quand vous pariez sur du carboné on estime que vous allez à la banqueroute dans dix à vingt ans. On va donc demander aux banques soit de vendre les actifs, soit d’investir plus dans le secteur vert», avait expliqué Valentin Przyluski chargé de ces questions environnementales et énergétiques.

Incitation des citoyens à participer à «l’engagement collectif»

Le financement participatif et les monnaies locales seraient encouragés avec la création d’un label pour les petits projets écologistes, qui permettra la défiscalisation des dons de particuliers sur le modèle des dons pour des associations culturelles ou humanitaires.

François de Rugy : la baisse de la facture énergétique

François de Rugy veut lancer une société de financement de la transition écologique, pilotée par la CDC et des acteurs privés.

Son but ? S’appuyer sur des emprunts de long terme contractés par la Caisse des dépôts et consignations, pour financer jusqu’à 100 milliards d’euros de travaux de rénovation énergétique sur dix ans. En voyant ses missions réorientées, la CDC deviendrait le principal financeur de la transition énergétique et serait chargée d’assurer, pour les investisseurs, des prêts à des taux très faibles et sur une longue durée. L’ensemble du bâti, public et privé, ainsi que les réseaux de chaleur, serait concernés par la rénovation.

Les citoyens propriétaires pourraient aussi bénéficier de subventions pour le diagnostic énergétique de leur logement, de facilités pour réaliser les travaux (crédits à taux zéro, garantie d’emprunt, tiers financements). Lors du deuxième débat, le député de Loire-Atlantique aavit promis qu’il pourrait ainsi «faire baisser la facture énergétique des ménages de 25% d’ici cinq ans».

Côté recettes, François de Rugy se prononce sans surprise en faveur d’une taxation accrue de la pollution et des déchets, et du rétablissement de la taxe poids lourds (ou «écotaxe», sur laquelle le gouvernement avait reculé) au profit de la SNCF. Par ailleurs, les avantages fiscaux pour les projets défavorables à l’environnement seraient supprimés d’ici la fin du quinquennat. Enfin, la sortie progressive du nucléaire doit permettre de dégager une marge financière, avec la réduction des sommes consacrées aux travaux de rénovation.

Vincent Peillon : le pari de la recherche 

Vincent Peillon avait proposé, de se servir des financements européens pour investir dans le domaine environnemental… mais aussi le numérique, les télécommunications, la recherche, l’innovation, la formation, la jeunesse. Montant total ? 1 000 milliards d’euros. Il restait à préciser quelle répartition serait faite de cet argent.

Autre axe important pour l’ancien ministre de l’Education : il voulait injecter 5 milliards pour l’enseignement supérieur et la recherche au cours du quinquennat et avait précisé que «l’attention devrait porter en particulier sur les énergies renouvelables, sur le stockage de l’énergie, sur la capture du CO2, sur le véhicule propre, sur la biodiversité et sur les usages du numérique favorables à la réduction de notre impact environnemental».

Côté recettes, le candidat voulait supprimer les subventions «nuisibles à l’environnement» et renforcer la fiscalité écologique. Il s’était prononcé notamment en faveur d’une taxe carbone (taxe sur les émissions de gaz à effet de serre) au niveau européen. Enfin, une part de la taxe sur les transactions financières était consacrée à un fonds pour le développement durable. Vincent Peillon voulait aussi protéger les ménages modestes en incluant la fiscalité verte dans le «bouclier fiscal» qu’il défend.

Benoît Hamon

Benoît Hamon, qui insiste régulièrement sur le coût de l’entretien et de la maintenance de notre parc nucléaire, veut s’appuyer sur le mouvement de «la société civile, des chercheurs et des spécialistes» pour réussir la transition énergétique, comme l’indique un document publié sur le site de son porte-parole Régis Juanico.

Lui aussi souhaite mettre en place un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés sur le quinquennat qui commencera par les logements sociaux via «une enveloppe» de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et une prime aux bailleurs considérés comme vertueux. Le secteur privé serait soutenu par des aides «conditionnées au recours à des artisans labellisés». Le député des Yvelines a aussi annoncé un plan d’investissement massif pour que les foyers s’équipent en matériel de production d’énergie renouvelable domestique et pour aider EDF à valoriser la production d’énergie renouvelable. Le montant n’a pas été précisé.

Côté recettes, Benoît Hamon propose une TVA différenciée qui favoriserait les produits respectueux du développement durable. La fiscalité écologique sera aussi renforcée en faveur des industriels les plus vertueux, alors que l’avantage fiscal accordé au diesel disparaîtrait. Enfin, comme Arnaud Montebourg, il veut mettre l’épargne des Français au service de la transition écologique et instaurer un label «transition énergétique» sur les produits financiers.

A l’échelle européenne, Benoît Hamon veut «peser» pour que les investissements publics en faveur de la transition écologique ne soient plus comptabilisés dans les 3% de déficit.

Manuel Valls : la communauté de l’énergie

L’idée du grand plan d’investissement public-privé est présente dans le programme de Manuel Valls. Pour l’ancien Premier ministre, il s’agit de donner «la priorité aux projets à portée européenne dans les secteurs de la transition énergétique et de la révolution numérique». Manuel Valls veut construire une «communauté de l’énergie qui aurait pour fil conducteur la transition énergétique afin de décarboner l’économie européenne». Elsa Di Meo, présidente de la commission «Développement soutenable, environnement, énergie et climat» du PS et porte-parole du candidat, évoque «l’esprit de la CECA [Communauté européenne du charbon et de l’acier, qui a jeté les bases de la future Union européenne, ndlr]» pour décrire ce projet. «La filière bois-énergie du Sud-Ouest de la France peut avoir intérêt à développer une stratégie commune avec le nord de l’Espagne ou de l’Italie», avait-elle illustré.

Manuel Valls avait insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne et du secteur privé, estimant que «l’indépendance énergétique part de l’action de chacun d’entre nous, des entreprises, qui peuvent produire une part significative de leurs besoins (solaire, éolien, méthanisation…)». D’ailleurs, il avait promis que l’Etat «accompagnera prioritairement les projets de création d’entreprise conduisant à la transformation écologique de notre économie».

Les salariés «seront formés» aux mutations générées, avait assuré le candidat, qui avait annonçait «un comité des partenaires sociaux et des acteurs économiques pour planifier la transition écologique et les transitions professionnelles qui l’accompagnent».

Mais parralèllement quid aux Etats-Unis ?

Lors d’une audience de nomination tenue par le Comité sénatorial américain sur l'énergie et les ressources naturelles, Rick Perry, qui a été choisi par le nouveau président américain pour diriger le ministère de l'Énergie (DoE), revient à ses déclarations faites il y a plusieurs années, notamment la suppression du minstère de l’énergie.

rick perry 320x213Des avis climato-sceptique qui pourraient être modulés ?

Donald Trump a choisi Rex Tillerson, président du conseil d’ExxonMobil, comme secrétaire d'État et Scott Pruitt en tant qu'administrateur de l'Environmental Protection Agency (EPA).

Rick Perry a déclaré «mes déclarations faites il y a plus de cinq ans concernant l'abolition du ministère de l'Énergie ne reflètent pas mon opinion actuelle. En fait, après avoir été informé de tant de fonctions vitales du ministère de l'Énergie, je regrette d’avoir recommander son élimination ». Il a ajouté «je crois que le climat change. Je crois que certains évènements sont naturels, mais une partie est également causée par l'activité humaine. La question est de savoir comment maîtriser les impacts sans compromette la croissance économique, le prix de l’électricité ou les emplois américains. En matière de changement climatique, il s’est engag é à prendre des décisions fondées sur des données scientifiques solides et à prendre en compte l'impact économique». Il convient de souligner que Rick Perry a déclaré: «Si cela est confirmé, je défendrai et je vais promouvoir l'énergie américaine sous toutes ses formes, y compris les énergies renouvelables.

 

 Point de repère

http://www.energiesdelamer.eu/publications/2633-avec-l-electricite-une-nouvelle-ambition-pour-la-france

 

ANIM


 
Les traductions anglaise, espagnole et allemande sont générées de manière automatique, la qualité du texte peut être altérée.

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