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BEIJING (Reuters) - 01/10/07 -
"La plupart des espèces végétales cultivées en Europe et aux Etats-Unis pour produire du carburant "vert" risquent en réalité d'accélérer le réchauffement climatique en raison des pratiques agricoles intensives", affirme le prix Nobel néerlandais de chimie Paul J. Crutzen dans une récente étude. Les résultats de cette étude sont particulièrement alarmants pour les biocarburants développés à partir du colza, notamment en Europe, qui pourraient produire jusqu'à 70% de gaz à effet à serre en plus par rapport à du diesel classique. L'étude du Nobel néerlandais montre que les biocarburants rejettent en fait plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en absorbent à cause des engrais utilisés dans les méthodes de culture modernes. Ils rejettent notamment de l'oxyde nitreux, qui est 300 fois plus nocif pour le climat que le dioxyde de carbone. Ces conclusions publiées dans la revue "Atmospheric Chemistry and Physics Discussions" sont basées sur le constat que les engrais utilisés dans les exploitations agricoles émettent entre trois et cinq fois plus de gaz à effet de serre que ce l'on pensait. Toutefois, l'étude ne condamne pas tous les biocarburants et invite les agriculteurs à choisir en priorité les cultures qui demandent peu d'engrais et des méthodes de récolte qui demandent moins d'énergie. Elle suggère notamment d'employer certaines espèces d'arbres comme le peuplier ou le saule.
L'alternative micro algues
Une autre solution est expérimentée. Elle se présente sous la forme de micro organismes issus de la mer : les microalgues. Elles présentent l'avantage de limiter au maximum les rejets de nutriments dans l'environnement pour une production jusqu'à 30 fois supérieure à celles des oléagineux terrestres. Les premiers travaux sur ce sujet sont apparus aux Etats Unis en 1976. En Europe, il faudra attendre l'an 2000 et les travaux d'un groupe de l'University of the West of England et des universités d'Amsterdam et de Wageningen. En 2005, une équipe de l’Université de Bari (Italie) publie a son tour sur le sujet. En 2005, une équipe de chercheurs Chinois met au point, en laboratoire, un biocarburant dont les caractéristiques sont très proches du gazole. Depuis 2006, le projet SHAMASH a pour objectif de fédérer la recherche française autour de la production d'un carburant lipidique par des microalgues. Y sont impliqués notamment l'INRIA, IFREMER, le CNRS et le Pôle mer Région Paca...

Sources :
Premier paragraphe :
Dépêche Reuters par Emma Graham-Harrison Reuters du 28/09/2007, 17h03 (pour avoir accès à l'intégalité de la dépêche cliquez sur le titre de l'article)
Deuxième paragraphe :
1. Panneau n° 13 "Les énergies des microalgues" extrait de l'exposition "Les énergies de la mer" / 2. Dossier de presse du Programme National de recherches sur le Bio énergies (France 2007) / 3.Ifremer : Dr Jean-Paul Cadoret, responsable du Laboratoire de Physiologie et Biotechnologie des Algues
Photo : Microalgue Phaeodactylum tricornuum © Carlier / Cadoret / Ifremer

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